Mon histoire débute aux États-Unis en 1897. Charles Bennett, 18 ans, est receveur au baseball pour les Red Barons de Savannha en Georgie.

Lors d’un match, un lancer lui échappa pour l’atteindre dans les parties dites sensibles d’un homme. Ouch et ouch cria Charles en se tordant de douleur. Son coach appliqua immédiatement un gros sac de glace sur la zone sensible de Charles, comme c’était l’usage à l’époque.

La douleur dura des heures et Charles eut peur de perdre à jamais sa virilité. Sa voix, contrairement à la croyance populaire, ne mua pas. Mais ça faisait mal en titi!

Charles eut alors l’idée de créer un protecteur pour cette partie du corps exposée aux chocs. Mais comment faire pour ne pas mettre trop en évidence les attributs masculins ce qui scandaliserait la populace?

Protéger, oui, mais exhiber « cela » comme on disait, jamais. N’oublions pas que nous sommes dans un pays puritain… en 1897.

Bennett essaya divers types de matériaux mais c’était trop gros, trop lourd. Un jour, il vit sa mère faire cuire des œufs à la coque avec un petit appareil en plastique. On mettait les œufs dans ces petites coquilles de plastique pour les faire bouillir.

Voilà l’idée. Une coquille qui discrètement protégerait vous savez quoi… Il déroba une coquille à sa mère et essaya de la fixer sur ses bijoux de famille avec des cordes mais c’était inconfortable, la coquille glissait et l’irritait. Ca ne marchait pas, mais pas du tout.

Charles abandonna son idée jusqu’au jour où il rencontra Jock Strapper, un ouvrier d’une usine de textiles de Whitby en banlieue de Savannha.

Charles exposa son projet à son vieil ami Jock qui s’exclama :

- “C’est simple Charles. On prend des caleçons, on coud une poche à l’intérieur et on y place une coquille de plastique.” Il fallait y penser!

Charles était ravi. Après plusieurs essais, la célèbre coquille protectrice vit le jour. On nomma l’appareil Jock-strap, en l’honneur de celui qui aida Charles à améliorer son invention.

Charles et Jock vendirent des milliers de coquilles protectrices. Grâce à eux, les sportifs purent protéger leur précieux bien.

Merci Charles et Jock.