Elle a de gros souliers à chausser. Consciente, elle dispose d’une belle grande pointure !

 Joannie Fortin fait l’unanimité dans la vieille capitale. Voilà la personne idéale pour relever le flambeau. Nommée à juste titre ambassadrice du Salon de la course à pied et du triathlon de Québec les 13 et 14 avril, elle succède à l’humoriste Maxim Martin, qui a campé le même rôle lors de l’édition montréalaise récemment.

 Pour de nombreuses raisons, Joannie bénéficie d’une visibilité enviable dans cette ville magnifique. Parlons tout d’abord de La Folle qui court, un projet invraisemblable et anodin lors de sa création mais qui au fil du temps, a pris une ampleur imprévisible.

 Animatrice radiophonique depuis maintenant 13 ans, l’écriture lui manquait. La naissance d’un blogue, il y a deux ans, lui permettait de s’exprimer. « Je désirais un titre accrocheur et sans prétention, car je ne me suis jamais prise au sérieux dans la vie. Les gens qui m’entourent te le diront. Je suis une personne très excitée et la santé mentale m’a toujours interpellée. J’en ai vu des psychologues et suivi des thérapies jadis et c’est la course à pied qui m’a guérie », témoigne-t-elle.

 

Une fille amusante, dynamique et d'une agréable compagnie.

 

Voilà son antidépresseur quotidien comme elle le qualifie. « Quand la santé mentale n’inquiète pas, cela fait de nous une meilleure personne. » Mais comment la course à pied est-elle apparue dans sa vie, car elle aurait pu choisir une autre discipline afin de s’évader ? « Je venais à peine de perdre mon chien, décédé subitement. Puis, quelques jours plus tard, mon copain m’a laissée. Je disposais d’une vieille paire de running remisées depuis un bout de temps. Je les ai mis et je suis partie comme ça, courir 5km ! »

 Il faut dire qu’à ce moment, elle disposait d’une solide base sportive et qu’elle n’a jamais traversé une période de surplus de poids. « À la fin, je me sentais tellement légère, un sentiment que je n’avais connu depuis fort longtemps », raconte celle qui célèbrera son 33e anniversaire de naissance le 28 mars.

 Source: Michèle Grenier

Joannie adore livrer son message.

 

Native de Portneuf, on s’entend pour dire qu’elle a acquis une certaine notoriété à Québec. Davantage connue qu’une employée au gouvernement provincial, mettons ! La popularité lui permet d’animer des événements de course à pied et de dispenser des conférences. « Mon but est de ne pas m’égarer de ma vision originale, c'est-à-dire prendre soin de ma santé. »

 Elle n’a pas encore couru un marathon. Elle a atteint le demi. L’an dernier, elle s’est initiée au triathlon. « Je dois sourire quand je cours et que je termine une distance. Ce n’est pas vrai que je vais courir un marathon dans la misère. Pour l’instant, je ne suis pas prête. Mon prochain objectif demeure un demi-ironman. »

 Ainsi, son père se plaît à la déposer à 18km de chez-elle pour la réalisation de sa longue distance en entraînement. Voilà une belle tradition ! « Je règle mes dossiers quand je cours ».

 

Déjà reconnue pour son brio et son talent.

 

Et sa première « date », imaginez-vous donc que la course à pied a joué un rôle prédominant. Ses amies lui avait dit de se rendre à la Boutique du Lac au Lac Beauport afin de se procurer des souliers pour la course à pied et qu’un excellent coureur allait la conseiller. « Mes amies savaient que la personne pouvait me plaire. Après mon achat, il m’a demandé s’il pouvait m’accompagner pour tester mes nouveaux souliers ! » Depuis trois ans, Christian Lachance, propriétaire de cette boutique et Joannie forment un beau couple.

 « On se comprend avec la course à pied. Nous ne possédons pas le même calibre mais il arrive que nous courions ensemble », précise celle qui n’a pas réellement de plan de vie pour le moment, tant sur le plan sportif que personnel, sachant tous les deux que professionnellement, ils doivent atteindre leurs objectifs respectifs.

 Source: Christyna Mérette

Amoureuse de son vendeur de souliers !

 

Longtemps, elle a rêvé de devenir comédienne. Étudiante en journalisme au cégep de Jonquière et douée d’une facilité d’expression, elle opte pour la radio. « À 4-5 ans, je discutais régulièrement avec des adultes. Aujourd’hui, je continue de parler mais en plus, ça paye mon hypothèque ! »,  poursuit celle qui est également ambassadrice pour Je Cours Qc.

 D'abord animatrice à Rock Détente Rimouski pendant cinq ans, puis arrivée à Québec pour la même chaîne, elle passa aux mains de Leclerc Communication en 2012 afin de coanimer l'émission matinale sur WKND 91,9.  On peut l’entendre à tous les jours de la semaine, de 5h45 à 9h30 et de 9h30 jusqu’à midi. « Lorsque je termine mon travail à la radio, je m’accorde une petite sieste. Après, je pars m’entraîner puis je m’occupe de mon blogue avec du contenu et en répondant à chaque personne qui y participe. »

 

Elle ne ménage pas les entraînements.

 

Habituellement au lit aux alentours de 21h, elle doit récupérer lors des week-ends avec des nuits de 12 heures de sommeil !

 « Je suis tellement heureuse de la popularité de mon blogue. C’est devenu un petit modèle d’entreprise et je peux t’affirmer que depuis sa création, je suis carrément sur mon X. Je suis à ma place. Le bonheur attire le bonheur », dit-elle et on le perçoit facilement lorsque nous nous retrouvons à ses côtés.

Source: Michèle Grenier

 Une fille rafraîchissante que l'on a intérêt à connaître.