C’est connu, Jerry Jones adore les événements grandioses, et parler de son équipe qu’il aime tant. Son club ne l’a pas déçu jeudi soir. Les Cowboys ont réalisé la performance de l’année face aux Saints de la Nouvelle-Orléans. Dallas a limité la meilleure attaque de la ligue à moins de 20 points pour la première fois de la saison, tout en se sauvant avec une victoire de 13-10. Le coordonnateur défensif des Cowboys, Rod Marinelli, a prouvé qu’il est possible de ralentir les offensives prolifiques. Les Cowboys ont joué à l’ancienne!

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Tout au long de la semaine, amateurs, commentateurs et analystes préféraient parler de Drew Brees, et à quel point l’attaque de Sean Payton était fantastique. Il y avait même un sentiment de déjà-vu. Souvenons-nous dans la semaine avant le Super Bowl XLII, en février 2008, entre les Giants et les Patriots, que Tom Brady avait ri à l’idée que l’attaque (Brady, Moss, Welker, Faulk, etc.) pouvait être limitée à 14 points. On connait la suite. Les Giants, avec une stratégie basée sur la pression du quart-arrière, avaient empêché la Nouvelle-Angleterre de terminer la saison avec une fiche parfaite de 19-0.

La question n’était pas de savoir cette semaine si les Saints, la meilleure attaque de la ligue, allaient remporter le match. On extrapolait plutôt sur le nombre que les Saints allaient marquer. On disait que les Boys allaient se faire lessiver.

Le scénario se prêtait à une telle mise en scène. La Nouvelle-Orléans avait dix gains consécutifs en banque, alors que Dallas venait de vaincre quatre adversaires de suite. Mais le match était présenté au AT&T Stadium. La foule entassée dans le gargantuesque domicile des Cowboys a vu ses favoris réaliser la performance de l’année dans la NFL, rien de moins.

Les Cowboys ont imposé leur tempo dès les premières minutes du match. En attaque, rien de sorcier. Le plan de match était d’utiliser Ezekiel Elliott au sol, alors que Dak Prescott repérait ses cibles sur courte distance. Cette formule, peu excitante pour les amateurs de matchs à haut pointage, a fait ses preuves dans le passé. Résultat, les Cowboys ont égrainé le temps au tableau indicateur. Ils ont dominé le temps de possession (36:53 – 23:07). Ils ont maintenu une moyenne de 50% au troisième essai (7/14), et ont réussis 21 premiers essais, sept de mieux que les Saints. Une fois de plus, Dallas a prouvé qu’une machine offensive ne peut rien faire sur les lignes de côtés.

Malgré cette domination du temps de possession, les Saints ont eu des opportunités de revenir dans le match. Cependant, DeMarcus Lawrence, Randy Gregory, Jaylon Smith et Leighton Vander Esch ont tout simplement contrecarré la stratégie du coordonnateur offensif des Saints, Pete Carmicheal. Drew Brees a ressenti la pression de la défensive adverse du début à la fin.

Les Cowboys ont éprouvé toutefois quelques difficultés au 3e quart, alors que les Saints ont inscrit dix points. Mais si l’attaque des Cowboys semblait faire du surplace, la défensive a quand même limité les dégâts avec quelques gros jeux. La défensive a également intercepté Drew Brees avec 2:08 à faire dans le match, suite à l’échappée de Dak Prescott à la porte des buts. L’interception de Jordan Lewis a scellé la victoire en faveur de la troupe de Jason Garrett.

Cette victoire cimente la position de Dallas au sommet de la division Est de la Conférence Nationale. Mais il y a plus encore, car ce gain est peu ordinaire. Il propulse la formation du «Lone Star State» parmi les favorites pour aller loin cette année. L’équipe de Jerry Jones, qui semblait complètement perdue en  octobre, est de plus en plus dangereuse.