Ce mardi, Larry Walker, recruté par les Expos comme joueur autonome en 1984, pourrait être le dernier joueur de l’organisation à faire son entrée à Cooperstown. Il en sera à sa 10e année d’éligibilité, et la dernière, quant à son admission au Temple de la renommée du baseball. L’année dernière, il avait obtenu près de 55 % des votes des membres de l’Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique. Vote très intrigant en perspective! Année où notamment Derek Jeter sera élu au premier tour comme le fut l’an passé Mariano Rivera. Autres joueurs qui pourraient faire leur entrée en 2020 : Curt Schilling qui a obtenu 60.9% des voix l’an passé. Pourrait-on voir aussi Roger Clemens et Barry Bonds être admis cette année, eux, qui ont récolté respectivement 59.5% et 59.1% des votes en 2019 ? À  noter que ces trois joueurs, ils en sont à leur 8e année d’éligibilité contrairement à la dernière pour Walker. À mon avis, ce facteur pourrait avantager Walker comme ce fut le cas pour Tim Raines en 2017 et Edgar Martinez en 2019 dont ses statistiques offensives se comparent à Walker.

Carrière en chiffres

Un bref rappel sur la carrière du natif de Maple Ridge en Colombie-Britannique. Walker a joué 17 saisons dans les majeures soit de 1989 à 2005. Il a débuté sa carrière avec les Expos en 1989, il a joué avec nos amours jusqu’en 1994. Il s’est joint aux Rockies du Colorado en 1995 où il a passé dix saisons avec eux. En 2004, il fut échangé aux Cards de St-Louis avec qui il a terminé sa carrière en 2005. Il a participé avec St-Louis à la Série Mondiale en 2004 où son équipe a perdu en 4 matchs contre les Red Sox de Boston.

Au total de sa carrière, ses statistiques sont tout simplement éloquentes. Il a maintenu une moyenne au bâton en carrière de .313; il a frappé 2160 coups sûrs; 383 circuits et 1311 points produits. De plus, il a remporté à trois reprises le titre de champion frappeur de la Ligue Nationale en 1998; 1999 et 2001. En 1997, il a été le joueur le plus utile à son équipe et a frappé le plus de circuits dans la Ligue Nationale. En défensive, il a remporté le gant d’or à sa position à sept reprises soit en 1992; 1993, 1997; 1998; 1999; 2001 et 2002. Il a aussi été sur l’équipe d’étoiles de la Ligue Nationale à cinq reprises soit en 1992; 1997; 1998; 1999 et 2001.

En vertu de ces différentes statistiques et du contexte qu’il en est à sa dernière saison, je crois qu’il mérite sa place parmi les immortels du baseball. Il faut se le rappeler, ses statistiques sont comparables avec des voltigeurs de droite qui ont été intronisés à Cooperstown au niveau de l’OPS+ avec 141 devant notamment Vladimir Guerrero; Reggie Jackson et Andre Dawson pour ne nommer que ceux-là. À titre de précision, l’OPS+ représente le pourcentage de présence sur les buts et le pourcentage de frapper pour la puissance. Deux qualités offensives que Walker possédait. De 1997 à 2002, il se classe parmi les dix meilleurs frappeurs au niveau de l’OPS+ avec 157, après les Bonds; McGwire; Ramirez; Giambi et Thome. Bien qu’il ait joué une décennie au Coors Field, dans un stade qui l’a favorisé, il a été dominant à sa position, offensivement et défensivement, pendant près d’une décennie. Toutefois, rien n’est moins sûr quant à son admission puisque Dave Parker, un voltigeur de droite qui a dominé sa position à la fin des années 70 et au début des années 80 n’est toujours pas à Cooperstown bien que ses statistiques offensives se comparent à celle de Walker mais le contexte est  différent pour l'ancien Expo. 

S’il est admis à Cooperstown, il deviendrait alors le 4e voltigeur de l’histoire des Expos et le 7e de l’Organisation qui ont été repêchés ou ont joué avec l’équipe après les Dawson : Guerrero et Raines sans oublier les Carter; Johnson et Martinez. On se croise les doigts! 

Source : baseballreference.com