Assise devant moi, je la faisais rire. Elle me trouvait drôle.

 « Je ris facilement ». J’en conclue que ses hormones du bonheur sont activées au maximum !

 Krystel Bourassa est kinésiologue. Les quinze premières minutes de notre rencontre furent consacrées à ma présentation. « J’aime connaître les gens, c’est dans ma nature ». Après lui avoir résumé ma courte histoire, je lui ai rappelé que je voulais la rencontrer pour traiter de son livre. Alors, nous sommes revenus à nos moutons !

 Elle vient de le publier, intitulé « N’attendez pas le déclin cognitif ». C’est l’image d’un coureur sur la page couverture qui a attiré mon attention. Je me suis dis qu’il existait sûrement un lien avec la course à pied. Elle allait me le confirmer.

 Originaire de Saint-Sauveur, elle est fraîchement diplômée de l’université de Montréal depuis 2013. Précisons qu’elle n’a que 29 ans. Elle a créé la méthode Kinapse qui vise l’augmentation des performances du corps et de l’esprit. Par conséquent, elle suggère les événements NeuroKrono qui appliquent les principes de cette méthode. En fait, on parle d’épreuve de 5km et 10km comprenant des obstacles qui activent le corps et le cerveau.

 

Krystel Bourassa connaît la recette miracle pour éviter le déclin cognitif.

 

Alors, vous saisissez avec les hormones du bonheur ? Vous aurez deviné que l’on parle des endorphines, la dopamine et tous les mots qui se terminent par « ine » !

 «Il s’agit d’entraînement cérébral mixé à un entraînement physique, question de libérer les hormones de croissance. Il faut éviter l’atrophie cérébral tout comme celui des muscles d’ailleurs. Le principe est le même. Il devient important de s’activer pendant trente minutes par jour et éviter les routines pour empêcher notre esprit d’errer. La conscience corporelle devient un élément nécessaire, tête droite, corps droit, abdominaux contractés, etc. ».

 Lors des événements NeuroKrono, (le prochain est prévu pour le 22 octobre à Saint-Sauveur), on court en montagne, sans compétition dans un labyrinthe qui engage le cerveau. Les coureurs développent leur capacité cérébrale. « Quand on court, c’est le meilleur moment de se servir de notre cerveau. Pensons à l’aspect social qui repousse des maladies tel l’Alzheimer. Dès que l’on retire les gens des groupes ou des rassemblements, une détérioration s’engage et on le voit particulièrement auprès des femmes, possiblement à cause de leur désir de partage », poursuit-elle.

 

 

Un livre captivant qui vous apprendra que la course à pied contribue à éviter le déclin cognitif.

 

Elle connaît bien Blaise Dubois. Elle admire son travail. Forcément, elle avantage les souliers minimalistes. « C’est excellent pour la proprioception ». Voilà un des nombreux mots qu’elle me lançait et avec lesquels il m’aurait fallu un dictionnaire pour comprendre la signification. En fait, ces termes visent essentiellement l’activité du cerveau. Conclusion, les minimalistes actionnent les neurones, voilà !

 Croyez-le ou non mais lorsqu’elle fréquentait l’école primaire et même le secondaire, Krystel souffrait d’un déficit d’attention. Une fois au cégep, elle a voulu en savoir davantage sur son comportement. Interpellée, elle a compris qu’il lui fallait être stimulée car sinon, elle se retrouvait dans l’espace, tout près de la lune !

 « Je dois m’activer pour retrouver ma concentration. Suite à un entraînement, je reviens et je fonctionne à 110% », commente cette jeune femme qui dispense régulièrement des conférences dont le thème est d’activer son bien-être.

 « Je crois que la majorité des adeptes de la course à pied possède une protection contre le stress justement à cause du phénomène dont nous venons de parler. Ce sport peut sauver des vies lorsqu’on doit traverser les ennuis car la sédentarité devient un danger en soi ».

 

Krystel sait ce dont elle parle quand il est question du cerveau.

 

Après avoir lu de nombreux articles scientifiques sur les bienfaits de la santé, elle a décliné ses tentatives d’obtenir une maîtrise ou un doctorat. Elle a opté pour ouvrir son bureau FormÉsanté en compagnie d’Annie-Claude Armstrong. Elle a ainsi découvert l’entraînement cérébral qui semble-t-il, est déjà fort populaire en Europe et qui permet l’augmentation des performances cognitives.

 « Il devient important que les gens puissent se rendre compte de leur capacité cérébrale ». Je lui ai alors parlé du phénomène inverse. Un coureur qui doit arrêter de courir durant une longue période suite à une blessure ou une maladie, change vraisemblablement de comportement à l’égard des autres. Son humeur est sérieusement affectée.

 J’ai compris pourquoi je suis une personne habituellement de bonne humeur ! Mon cerveau est bien nettoyé. Hum ! Je pense que oui. Il faudrait vérifier avec ma compagne….

 Pour informations : www.formesante.expert ou krystel@formesante.expert

ou le 514-465-4345. Le livre est en vente au coût de 32.$