Même s'il détient une avance de 2-1 après les trois premiers matchs de la présente série des qualifications face aux Penguins de Pittsburgh, le jeu de puissance du Canadien a été tout simplement nul.
 
En effet, la formation dirigée par Claude Julien a été totalement neutralisée en avantage numérique lors de cette série, ayant un rendement de 0 en 10, évoluant durant 17:46 dans ces circonstances, n'obtenant que huit tirs au but.
 
Pendant ce temps, les Penguins ont un rendement de 3 en 15 sur leur jeu de puissance, ayant bénéficié de 25:21 minutes sur ce plan, obtenant pas moins de 30 tirs lors de cette période.
 
Le Canadien, qui pourrait accéder à la première ronde de l'Association de l'Est, en triomphant aujourd'hui, est la formation qui affiche le pire jeu de puissance dans les présentes éliminatoires.
 
Dans le premier match, le Canadien avait été 0 en 2 avec deux lancers durant 4:00 minutes, 0 en 3 avec un tir durant 3:46 minutes durant la deuxième partie et 0 en 5 avec cinq tirs durant 10:00 minutes lors du troisième duel.
 
Pendant ce temps, les Penguins utilisaient leur artillerie lourde, obtenant un rendement de 1 en 7 avec 10 tirs en 12:03 minutes lors du premier duel, un rendement de 0 en 5 avec pas moins de 14 tirs durant 9:20 minutes lors de la seconde rencontre et un rendement de 2 en 3 avec six tirs durant 3:58 lors de la troisième partie.
 
On dit que les séries éliminatoires se gagnent souvent avec un rendement élevé sur les unités spéciales, mais le Canadien, qui affiche un rendement de 80 sur 200 (0% en avantage et 80,00% en désavantage), pourrait réaliser un exploit d'une manière différente, soit de triompher, malgré une faiblesse évidente sur ce plan.
 
Nul doute que les Penguins ne voudront pas subir l'élimination dans cette série, eux qui, l'an dernier, avaient été humiliés en première ronde, ayant été balayés en quatre matchs (0-4), face aux Islanders de New York.
 
Un match avec beaucoup d'indiscipline entre le Wild et les Canucks
 
Si on trouve que le Canadien fait preuve d'indiscipline dans sa série contre les Penguins, on peut  en dire autant dans la rencontre de jeudi entre le Wild du Minnesota et les Canucks de Vancouver.
 
Lors de cette partie, qui a été remporté 3-0 par les Canucks, il y a eu pas moins de 14 désavantages numériques et cela a fait en sorte que 23:03 minutes de la rencontre ont été disputées en infériorité, ce qui équivaut à un peu moins de 40,00% (38,40%) des 60 minutes de jeu.
 
Les Canucks ont eu un rendement de 2 en 7 avec neuf tirs en 10:48 minutes en avantage, comparativement à une fiche de 0 en 7 avec 12:15 minutes avec huit tirs en supériorité (dont sept secondes à 5 contre 3), pour le Wild.
 
En seulement trois matchs, ces deux équipes ont évolué en infériorité durant pas moins de 32 fois, durant 54:02 minutes sur les 180 minutes régulières, une moyenne de plus de 18 minutes par rencontre, la plus élevée du circuit.
 
Le Wild ayant joué 25:39 minutes (15 désavantages) dans ces circonstances, contre 28:23 minutes (17 désavantages) pour les Canucks.
 
Le gardien Jacob Markstrom, des Canucks a été éblouissant, réalisant 27 arrêts pour réaliser son premier blanchissage à vie dans les séries éliminatoires.
 
Cette série pourrait prendre fin ce soir, alors que les Canucks, qui mènent 2-1 après les trois premiers matchs, pourraient envoyer le Wild en vacances.