Une photo emblématique.

 Pourtant, elle avait à peine 20 ans. Étudiante à l’université de Syracuse, elle voulait briser une barrière.

 Jamais, elle n’aurait imaginé l’impact qu’elle créerait suite à la tentative d’expulsion du marathon de Boston de 1967 dont elle a été victime.

 Originaire d’Allemagne, Kathrine Switzer a par la suite consacré sa vie à motiver les femmes et surtout à les conscientiser de leur autonomie. Aujourd’hui âgée de 72 ans, elle poursuit son travail, toujours motivée par la création de son organisation mondiale à but non lucratif, fondé en 2017. Il s’agit de : 261 Fearless. Le chiffre 261 est le numéro du dossard qu’elle portait en 1967.

 Source: Associated Press

Cette étudiante de l'université de Syracuse était loin de se douter de ce qui lui arriverait à Boston.

 

Sa mission a dû s’ajuster au fil des années. Elle se consacre principalement vers les personnes âgées qu’elle encourage à s’activer, tout en combinant cette démarche vers la socialisation.

 Câlins, selfies, Kathrine multiplient les gestes pour se rapprocher davantage de la population.

 Elle n’a pas eu d’enfant durant sa vie de sorte qu’elle se sent maternelle envers les femmes. Sa carrière fut axée vers les sports et comme elle le raconte souvent, elle a rencontré le bon homme à 40 ans !

 Même si elle constate que le progrès pour la condition féminine est digne de mention, elle avoue qu’il reste encore du travail à accomplir. « Il m’est arrivée à quelques reprises de ressentir de la fatigue et de ne pas avoir le goût de me présenter à une course alors que l’on attendait ma présence. Je savais que je devais être là afin que les femmes me regardent comme un modèle à suivre. Je suis pleinement consciente de mes responsabilités. »

 Source: Associated Press

Toujours active même à 72 ans.

 

Quand elle revient sur cet incident de 1967, elle conclut que parfois, les pires moments d’une vie peuvent devenir les meilleurs. « Ce geste à mon égard m’aura permis d’entreprendre une démarche qui s’est échelonnée jusqu’à aujourd’hui. »

 J’ai eu le privilège de croiser Mme Switzer lors de ma dernière participation au marathon de Toronto en 2013. D’une agréable compagnie, j’en conserve un merveilleux souvenir.

 Elle se considère toujours une marathonienne même si lors de sa participation au dernier marathon de Londres, elle a malencontreusement chuté, se blessant du même coup à une hanche. Elle a dû ralentir son rythme et se contenter de plus petites distances.

 

J'ai eu le plaisir de la rencontrer lors de ma participation au marathon de Toronto en 2013.

 

Cependant, elle entend bien compléter la liste des six marathons qualifiés de majeurs dans le monde. Il ne lui manque que Chicago et Tokyo et elle assure qu’elle sera présente dans la ville des vents pour octobre 2020.

 Toujours aussi populaire et influente, particulièrement aux États-Unis, elle continue de faire les manchettes parmi les médias et conserve cette flamme allumée qui guide admirablement bien la cause des femmes. (Source : Chicago Tribune)

Source: Associated Press

Une séquence mémorable.