Hier après-midi, soit le 17 avril, le Canadien de Montréal a pris une décision qui a eu l’effet d’une bombe sur les réseaux sociaux. Une bombe prévisible. Celle que plusieurs attendaient, et ce, depuis plusieurs saisons : l’annonce du congédiement de l’entraineur-chef du club-école du Tricolore, Sylvain Lefebvre. Même si les rumeurs d’un possible renvoi existaient depuis quelques mois, déjà, rien n’était certain dans le dossier de l’homme qui a entrainé pendant six ans l’équipe de réserve de la Sainte-Flanelle. Désormais, plus de doutes, c’est un tout nouveau visage que l’on verra sur le banc des locaux, à Laval, la saison prochaine. Mais peut-être pas si nouveau que ça. Bien entendu, qui dit rumeurs de licenciements dit aussi rumeurs de possibles remplaçants. Donc, depuis que Sylvain Lefebvre se retrouvait à combattre la tempête avec sa formation, plusieurs noms de pilotes qualifiés faisaient surface sur les médias sociaux.  Vous aurez sans doute deviné que le candidat numéro un, dans le cœur de plusieurs partisans, pour combler le poste vacant d’entraineur-chef chez le Rocket porte comme nom Dominique Ducharme. Laissez-moi donc tisser un portrait de cet excellent entraineur et de ses possibles compétiteurs dans la course pour obtenir le poste de pilote en chef du Rocket de Laval.

Quel est son parcours ?

Dominique Ducharme, originaire de Joliette, est dans le milieu junior majeur depuis maintenant dix ans. Débutant avec les Juniors de Montréal comme assistant-entraineur, boulot qui accomplira avec brio pendant trois campagnes, il poursuivra le reste de sa carrière en tant qu’instructeur principal avec les Mooseheads d’Halifax et plus récemment, les Voltigeurs de Drummondville. C’est avec l’équipe de la Nouvelle-Écosse que Ducharme connaitra ses plus grands succès. En cinq ans à la barre des Mooseheads, le pilote québécois a participé quatre fois au tournoi printanier. De ce nombre, on retrouve deux demi-finales ainsi qu’une grande finale, qu’il a remportée avec des joueurs comme Jonathan Drouin et Nathan MacKinnon. Il faut d’ailleurs noter que cette même année, en 2012-2013, la formation de Ducharme est sortie vainqueur du tournoi de la Coupe Memorial. Après son fructueux séjour avec la formation des maritimes, l’entraineur âgé de 45 ans a accepté un poste aux responsabilités doublées avec les Voltigeurs de Drummondville. Agissant comme entraineur et directeur-gérant depuis deux campagnes, au moment d’écrire ces lignes, le Québécois a effectué une solide besogne. En effet, il a permis à l’équipe drummondvilloise de prendre part aux séries éliminatoires lors de ses deux premières saisons. Toutefois, son effectif n’a pas encore connu les succès désirés, n’étant pas rendu à l’apogée de son cycle. En sommes, Dominique Ducharme, c’est 255 victoires en 450 parties en saison régulière puis 49 joutes remportées en 78 occasions lors des séries éliminatoires.

Qui sont ses possibles opposants ?

Il est certain qu’aux yeux de plusieurs, Ducharme est le candidat qui devrait trôner au sommet de la liste d’embauche de Marc Bergevin. Cependant, l’actuel instructeur des Voltigeurs ne sera certainement pas le seul à passer des auditions pour le poste vacant largement médiatisé et convoité. Si l’on regarde du côté des entraineurs d’origines québécoises, quelques noms nous reviennent en tête. À mon avis, trois d’entre eux sont sortent du lot. Il y a Joel Bouchard, André Tourigny et Éric Veilleux. Le point en commun avec ce trio ? C’est qu’ils ont été, à un moment ou un autre, les meilleurs de leur profession au Québec. Par exemple, Éric Veilleux fut pendant six saisons entraineur-chef avec les Cataractes de Shawinigan, remportant au passage la coupe Memorial en 2011-2012. De leur côté, André Tourigny et Joel Bouchard sont des références en matière de « coaching » en sol québécois et même canadien. Accédant à trois occasions en finale d’association et une en grande finale sous la barre des Huskies, Tourigny a eu la chance d’œuvrer pendant trois saisons à titre d’entraineur adjoint avec l’Avalanche du Colorado et les Sénateurs d’Ottawa. Pour sa part, Bouchard a amené l’Armada de Blainville-Boisbriands à une première finale l’an dernier et si tout se passe bien, sa formation devrait accéder à la finale de la Coupe du Président pour une deuxième fois de suite. Enfin, ces trois hommes, malgré le fait qu’ils sont québécois, représentent tous un excellent choix. Chacun d’entre eux fait partie de l’élite de la Ligue canadienne de hockey et le fait qu’ils ont le français comme langue première n’est qu’un léger bonus à insérer à leur curriculum vitae.

Pour conclure, le sujet du futur entraineur-chef causera énormément de discussions sur l’espace public dans les prochaines, mais quoi qu’il en soit, les quatre candidats nommés dans cet article devraient et sont possiblement sur la liste d’achats des dirigeants du Bleu-Blanc-Rouge. Pour ce qui importe du reste, la patience sera de mise !

À votre avis, qui est le meilleur candidat à la succession de Sylvain Lefebvre ?