Dans la catégorie des sports sous-estimés, les quilles est probablement dans le haut de la liste. Trop souvent considéré comme une activité pour personnes âgées, ce sport cache un côté très compétitif. Beaucoup de personnes ont lancé une boule de quilles dans leur vie. Ce n’est pas si difficile de lancer en ligne droite sur la quille numéro 1. Par contre, on ne réussira jamais à faire des abats régulièrement et à se battre contre les meilleurs. Avec des recherches, ils se sont rendu compte que c’était plus facile de faire tomber toutes les quilles lorsque la boule arrive en angle. À partir de ce moment, les compagnies se sont mises à travailler sur de nouvelles technologies pour faire courber les boules. Ils ont incorporé des noyaux aux boules, ils ont trouvé des nouveaux produit pour que la surface de la boule génère plus de friction, donc plus de crochet. Ils ont développé des nouvelles techniques pour lancer la boule, et ainsi créer plus de révolutions et avoir un meilleur travaille dans les quilles. La majorité des gens ne voit pas la difficulté dans les lancés, pourtant c’est un sport qui demande beaucoup de précision et de constance. Nous devons être constant dans notre vitesse, la révolution et l’axe de révolution de la boule, tout ça en essayant de lancer au même endroit. Dans la majorité des ligues, les huilages sont plutôt facile, ce qui nous permet d’avoir une marge d’erreur dans notre lancé et d’obtenir d’excellents résultats. Mais pour des compétitions de plus grandes envergures, les huilages sont habituellement plus difficiles, ce qui permet aux quilleurs les plus constants et qui font les meilleurs choix de mieux performer. C’est là que l’équipement entre en ligne de compte. Les compagnies conçoivent plusieurs boules à tous les ans. Ce n’est pas pour le look que les quilleurs apportent 8 – 10 – 12 boules, mais parce que chacune crée quelque chose de différent sur l’allée. Il y’en a qui courbe beaucoup, d’autre presque pas, il y’en a qui courbe plus tôt et d’autre plus tard sur l’allée. Il y a des surfaces plus poli que d’autres et les boules peuvent être sablées à différents grains, ce qui modifie la réaction de la boule sur l’allée. Nous pouvons aussi positionner le noyau de différente façon, lorsqu’on perce une boule, afin de donner la forme de crochet désiré. Un domaine très technique, qui demande beaucoup de connaissances afin de pouvoir bien les appliquer.

Les quilles est l’un des sports les plus international, avec plus de 100 millions d’adeptes à travers plus de 90 pays différents. Malgré tout, nous avons encore de la difficulté à nous faire considérer comme un sport. C’est vrai qu’au niveau du cardio, ce n’est pas le plus difficile. Mais pour des compétions de haut niveau, lorsque tu dois jouer 36 parties en 3 jours, comme nous l’avons fait au Championnat National Canadien l’an dernier, ça demande beaucoup d’endurance et un excellent mental. Nous devons avoir une excellente préparation pour pouvoir être capable de rester concentré pendant autant de parties et de réussir à lancer avec la même énergie à la 36e partie qu’à la première. Le but de ce tournoi est de former l’équipe Nationale qui représentera le Canada à travers le monde. Et bien oui, il y a des compétitions mondiales régies par la WTBA (World Ten pins Bowling Association). Il y a le Championnat du Monde et les jeux Pan-Américains juste pour nommer ceux-là. Le circuit professionnel aux États-Unis (PBA) permet de pouvoir jouer avec les meilleurs quilleurs et quilleuses au monde. Le tournoi des World Séries of Bowling attire beaucoup de personnes de partout à travers la planète. Le U.S. Open qui sera présenté du 20 au 26 février à North Brunswick au New Jersey, est l’évènement le plus important de la saison sur la PBA. Comme dans certains sports, remporter le U.S. Open est le plus bel exploit qu’on peut se vanter d’avoir réussit. C’est le tournoi le plus difficile au monde, avec les conditions d’allées qu’on ne voit qu’à ce tournoi. Jouer plus de 200 de moyenne durant les 18 parties de qualification vous envoie directement dans les rondes finales, alors que la majorité des quilleurs ont plus de 225 de moyenne dans leur salon respectif. Ça nous démontre la difficulté de ce tournoi.

J’aimerais qu’un réseau sportif québécois nous présente ce tournoi un jour. Est-ce que ça va arriver, je n’en ai aucune idée. Pour le moment je peux me consoler en regardant ESPN ou TSN qui nous présente les émissions à toutes les semaines ou sur Youtube. Mais pour le bien du sport des quilles au Québec, nous aurions besoin d’un réseau qui voudrait bien traduire les émissions pour avoir une belle visibilité de ce merveilleux sport, pas seulement le loisir que tout le monde fait 2 – 3 fois par année. La majorité des gens ne savent pas que ça peut être aussi complexe de jouer aux quilles. C’est pourquoi j’ai écrit ce texte, afin de mieux vous faire part de notre sport, les quilles.