On s’en souvient, lors du bilan de fin de saison 2018, Marc Bergevin nous a clairement fait savoir que le problème de son club était l’attitude. En ce sens, au cours de l’entre-saison, des changements d’effectifs ont été réalisés.

En début de saison, cette nouvelle attitude était tangible. Malheureusement, plus la saison avançait, moins cette attitude se faisait ressentir sur la glace et au niveau du personnel d’entraîneurs. Depuis le retour de la semaine de congé obligatoire et au jour d’aujourd’hui, mais  où diantre est donc passé cette fameuse attitude? Elle est complètement disparue!

Un leadership défaillant

En pleine course aux séries, le Canadien joue comme une équipe sans caractère et les entraineurs semblent plus réactifs que combatifs. Le bleu-blanc-rouge est fade, tout simplement. Il n’y a plus  aucune trace de cette fameuse attitude ou preuve de caractère. Alors que dans un passé pas si lointain, il était presque acquis que le Tricolore allait participer aux séries éliminatoires en 2019, l’espoir d’une participation au bal printanier est tout sauf acquis, en péril même.

Aucun joueur dans ce vestiaire ne fait preuve de leadership pour ramener l’équipe sur le droit chemin, vers une attitude de gagnant. Après les défaites, les commentaires des joueurs sont de l’ordre : « il faut continuer de travailler et les résultats vont arriver » ou encore ceux des entraineurs : « j’ai vu des belles choses ce soir, mais c’est sûr que ce n’est pas le résultat que l’on espérait ». C'est donc ça, l'attitude?

Qui donc va amener un peu brin d’émotion dans la chambre, qui va scander haut et fort qu’il est tout simplement inacceptable que l’équipe perde plus souvent qu’à son tour. Qui va démontrer la bonne attitude à avoir pour gagner des parties de hockey?

Alors que les autres équipes, elles...

La violence et la colère ne sont jamais des solutions, or j’aimerais vraiment voir une étincelle quelque part. Voir un joueur briser son bâton contre le poteau de son filet parce qu’il est tanné de perdre (Gallagher a brisé un bâton sur la bande, mais il était fâché après lui-même). Voir un joueur y aller d’une mise en échec percutante et légale sur la glace pour raviver la flamme ou bien quitter la glace la colère au ventre, le feu dans les yeux après une défaite et crier sa hargne. Entendre Claude Julien être fâché et promettre qu’il va pousser ses hommes au maximum, ou encore, qu’un Domi ou un Drouin affirme qu’il est là pour ses coéquipiers et qu’il va prendre les choses en main pour la cause.

Les autres équipes jouent avec la bonne attitude. Je suis contre les bagarres au hockey, mais voir un joueur comme Panarin de Columbus qui livre un violent combat face à McAvoy de Boston est une preuve de caractère et d’attitude qui rassemble les joueurs autour de la même cible commune. Panarin a fait un « statement », « moi je suis là et je vais tout donner ». À Pittsburgh, les joueurs sont à la limite arrogants dans leur attitude et même s’ils sont dans une course pour une place en séries, ils jouent en sachant qu’ils feront les séries, que ce n’est même pas une option de ne pas les faire.

À Montréal, qu’avons-nous? De la tristesse et de la mélancolie.