Après quelques années de misère durant lesquelles les fans du tricolore ont boudé leur équipe fétiche, un vent de fraîcheur et de jeunesse a frappé l’organisation montréalaise. Je suis pour ma part extrêmement emballé par la direction dont pointe cette organisation. Pour la première fois depuis que Marc Bergevin est au volant de cette voiture aux couleurs bleu, blanc et rouge, les partisans peuvent enfin connaître la direction où le commandant veut se diriger. Ce fameux plan dont le DG des Canadiens nous parlait tant consiste à fabriquer un petit bolide misant sur sa vitesse et étant divertissant à voir rivaliser. En des termes moins imagés, une équipe rapide, excellente en transition, comprenant des défenseurs mobiles ainsi que des attaquants démontrant une belle force de caractère qui ont du talent à revendre.

 

L’attitude n’est plus à discuter

Une bonne chambre de hockey peut faire des miracles à une équipe. Elle permet de soulever des équipes qu’on ne penserait jamais qu’elles seraient en mesure de faire face à autant d’adversité. Regardez les Hurricanes de la Caroline il y a à peine un mois. Au final, nous pouvons observer que Marc Bergevin avait raison de martelé le manque d’attitude de la part de son équipe lors de la saison 2017-2018. Il faut croire que les échanges de P.K Subban, Max Pacioretty et Alex Galchenyuk auront fait un grand bien à l’ambiance dans la chambre des Canadiens. La venue de Shea Weber comme capitaine du grand club aura certainement aidé à installer cette culture gagnante qui régnait tout au long de la dernière saison. De plus, l’aide des Brandon Gallagher, Andrew Shaw, Carey Price et Paul Byron aura sûrement contribuée aussi. Cette chimie qu’il existe dans le vestiaire s’est fait remarquer de plusieurs façons. Il y a eu la bromance entre Kokaniemi et Mete, les taquineries de Max Domi et Brendan Gallagher sur les médias sociaux ainsi que la rapide intégration du vétéran Nate Tompson lors de fin de la saison. C’est ce genre d’ambiance dans le vestiaire qui manquait durant les dernières années et qui rends les joueurs tellement plus attachants du point de vue d’un fan de hockey. De plus, la bonne humeur était contagieuse jusqu’en haut de la pyramide de l’équipe. Au cours du dernier repêchage, rarement ai-je vu Marc Bergevin et surtout Trevor Timmins aussi détendue et souriant durant les entrevues.  

 

Les futurs trios des Canadiens

Ce prochain segment contient beaucoup de «si», puisque ce sont des prédictions audacieuses qui ne prennent pas en compte les embûches dans le développement des joueurs ainsi que certaines transactions qui risquent de se produire. La première ligne du Canadien d’ici deux ou trois années devrait être composée de Domi à gauche, Kotkaniemi au centre et Suzuki à droite. Je vois en cette ligne un bon équilibre d’offensive et de défensive, offrant de la vitesse de chaque côté de KK pour favoriser des jeux de transition rapide. Comme deuxième ligne, je suggère Drouin à gauche, Poehling au centre et Caufield à droite. Cette seconde unité permet à Drouin d’alimenter le petit nouveau du Canadien tout en laissant Poehling s’occuper des responsabilités défensives. De plus, réunir les deux américains sur une même ligne pourrait créer toute qu’une chimie tout en offrant à Caufield une certaine protection avec le gabarit de Poehling. Pour ce qui est de la troisième et quatrième ligne, plusieurs enjeux peuvent venir changer la donne. Je crois quand même que des joueurs comme Danault, Lehkonen et Gallagher feront encore partie des plans de l’organisation, ce qui formerait une solide troisième ligne si la masse salariale tient le coup. Pour ce qui est de la quatrième ligne, Bergevin nous a prouvé à maintes reprises qu’il avait un talent pour dénicher des joueurs obscurs capables d’en donner à l’entraîneur.

 

Les Canadiens de Montréal, une équipe divertissante

 

Je me souviens encore de mon sentiment lors de la saison 2017-2018 du Canadien. Pour être honnête avec vous, je n’ai plus regardé un match complet des Canadiens à partir de janvier. Vous pourriez me traiter de mauvais partisan ou comme quoi je n’étais pas un vrai fan et vous auriez sûrement quelques points dans votre plaidoyer. Je sentais que cette équipe n’allait nulle part, notre capitaine ainsi que d’autres leaders avait l’air maussades, démotivés. Le jeu défensif de Claude Julien ne permettait pas à nos attaquants de se mettre en valeur et l’équipe était lente. Et c’est exactement comment plusieurs partisans et moi-même se sont sentis : démotivé, désengagé et désintéressé, à l’image de l’équipe. Cependant, comme je l’ai dit précédemment, les transactions ont vite changer le profil de l’équipe. L’été 2018 de Marc Bergevin en aura été tout un. À partir du premier jour du camp d’entraînement en automne, les Canadiens sont devenus une équipe rapide, une équipe jeune, une équipe divertissante. La progression improbable du jeune Kotkaniemi, la passion du charismatique Domi et la nomination du capitaine Weber ont transformé cette équipe. Et le résultat ? La passion du hockey à Montréal et partout au Canada s’est rallumé. Maintenant, tout le monde connaît le résultat de la saison dernière. Si quelqu’un ose dire que la campagne 2018-2019 est un échec, il est de mauvaise foi. Je peux bien comprendre que pour certains, ne pas faire les séries est un échec automatique. Selon moi, passer d’une équipe qui rate les séries par 26 points à une autre qui rate les séries par 2 points, c’est une incroyable amélioration. Ce qui nous amène à la prochaine saison : si le Canadien s’améliore de seulement la moitié de ce qu’il a réussi la saison dernière, le tricolore sera une menace à court et à long terme.

 

Donc, il faut remarquer que Bergevin a fait un excellent travail lors de l’été 2018. Il a réussi à modifier le système de jeu de l’équipe (avec bien sûr l’aide des entraîneurs), instaurer une nouvelle identité avec de nouveaux vétérans ainsi qu’à améliorer l’avenir du club en gonflant sa banque d’espoirs. Chapeau!