Le mot altruisme et l’adjectif altruiste s’appliquent aujourd’hui à un comportement animal et humain caractérisé par des actes a priori désintéressés, ne procurant pas d’avantages apparents et immédiats à l’individu qui les exécute, mais qui sont bénéfique à d’autres individus et peuvent favoriser surtout à long terme un vivre ensemble et une reconnaissance mutuelle au sein du groupe où il est présent, bien que l’altruisme brut soit néanmoins un acte ne demandant rien en retour. - Wikipédia

Je m’étonne d’écrire cela, mais Marc Bergevin fait un travail sans taches depuis le début de la saison morte.

Faut comprendre le DG de ne pas annoncer publiquement la reconstruction de la sainte flanelle, mais tout laisse croire que le processus est bien en selle. Le bon Marc aurait pu facilement emprunter la voie facile de s’améliorer pendant l’été, échanger des choix pour de l’aide immédiate et garrocher des millions a des trentenaires le 1er juillet. Bergevin aurait même pu échanger un choix en 2019 et Ryan Poehling pour Ryan OReilly, de toute manière, il risque de ne plus y être quand Poehling fera ses débuts au centre Bell. C’est avec une grande sagesse que Marc Bergevin a entrepris le travail de reconstruction, peut-être y arrivera-t-il et nous pourrons oublier le travail de démolition qu’il fait malgré lui depuis ses débuts. Après tout, l’expression dit qu’on apprend de nos erreurs, Marc Bergevin a donc beaucoup appris depuis son arrivée à Montréal.

Le repêchage

Source: RDSMarc aurait bien pu tomber dans la solution facile, repêcher le joueur le plus susceptible de jouer l’an prochain (Zadina), une aide immédiate qui aurait causé un surplus d’ailiers sans toutefois régler l’éternel problème du joueur de centre numéro 1 à Montréal. Dans ce dossier, repêcher le finlandais Jesperi Kotkaniemi était la chose à faire, même si Bergevin risque d’être analyste à Rds quand il mettra son chandail du Canadien pour son premier match en saison régulière.

Les agents libres.

La solution simple et néfaste à long terme est de se tourner vers le 1er juillet, un club déjà dominant peut tenter de colmater 1-2 brèches lors de la fête du déménagement. Mais le Canadien n’est pas à une brèche près, sauf donner une illusion de club qui se bat pour faire les séries, surenchérir sur les James Neal, Tyler Bozak et Paul Stastny n’aurait servi à rien.  Aucun des noms signés hier (sauf John Tavares) n’a le talent et l’âge pour virer le bateau de bord d’un club de hockey. Les pires erreurs surviennent le premier juillet et tant mieux si Bergevin a appris de l’expérience Karl Alzner.

La solution pour Max Pacioretty

Max PaciorettySource: Getty
Légende: Max Pacioretty
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Difficile de savoir à ce stade-ci si le capitaine fait partie de l’équation dans le plan de relance du Canadien. Max est à la dernière année de son contrat et voici le plan que Marc Bergevin aura pour le 67. Beaucoup beaucoup de temps de glace, il faut rapidement mettre MaxPac dans la vitrine, laissons le 2 minutes complètes pendant les Power plays et lors de rares victoires c’est lui qui aura comme mission de compter les buts dans des filets déserts. Pacioretty ne s’en plaindra pas, il défoncera les bandes lui qui jouera pour son contrat à venir et si sa valeur est à la hausse, Bergevin pourra le louer à la date limite des transactions. Un compromis qui plaît à tout le monde, après tout l’important c’est l’attitude.

Attendez-vous de voir arriver à Montréal Anthony Duclair, le jeune homme a prouvé qu’il peut marquer dans cette ligue et il a déjà le couteau entre les dents. Un pari qui pourrait s’avérer fort payant dans les années à venir.

La force des jeunes, le meilleur est à venir. Soyons patients c’est la chose à faire et vive le Canadien de Montréal.