Nous assistons souvent à des choses étranges durant les éliminatoires et c'est le cas plus que jamais en cette saison spéciale de 2019-2020.
 
En effet, chez les Islanders de New York, nous retrouvons le robuste Matt Martin qui a marqué plus de buts que le talentueux Jordan Eberle, ayant réussi cinq buts, un de plus que l'ex-joueur des Oilers d'Edmonton.
 
Encore plus spectaculaire, Martin a marqué autant de buts dans ses 18 matchs dans les présentes séries que durant tout le calendrier régulier, alors qu'il avait fait mouche seulement cinq fois en 55 matchs.
 
Avant la présente campagne, Martin n'avait marqué qu'un but en éliminatoires, ayant eu un rendement de 1-3-4 dans ses 37 premiers matchs, lui qui après avoir marqué son premier but à vie sur ce plan, dans un gain de 4-3, face aux Penguins de Pittsburgh, le 3 mai 2013, avait traversé une très longue disette, n'ayant pu faire mieux qu'un dossier de 0-3-3 dans ses 37 matchs éliminatoires disputés du 5 mai 2013 au 4 août 2020, ayant mis fin à cette léthargie en trouvant le fond du filet le 4 août dernier, dans un gain de 4-2, face aux Panthers de la Floride, lors de la première ronde.
 
L'an dernier, Martin avait été rayé de la feuille de pointage dans les séries, ayant eu un dossier de 0-0-0 dans les quatre matchs disputés contre les Penguins de Pittsburgh et également de 0-0-0 dans les quatre parties jouées contre les Hurricanes de la Caroline.
 
En carrière, il a un dossier de 61-70-131 en 692 matchs réguliers, alors que Eberle a un rendement de 225-293-518 en 724 rencontres régulières.
 
Dans les éliminatoire, Martin a une fiche globale de 6-3-9 en 56 parties, comparativement à 8-16-24 en 39 matchs pour Eberle.
 
On signale souvent que le jeu des séries éliminatoires est différent de celui du calendrier régulier et que ce sont les joueurs qui n'ont pas peur d'aller dans la circulation dense qui connaissent du succès, ce qui est le cas de Matt Martin cette année.
 
Avec un retard de 0-2 après les deux premiers matchs de la présente série face au Lightning, Martin et les Islanders ont du pain sur la planche pour renverser la vapeur et les attaquants des deux premiers trios de l'équipe devront produire pour permettre à la formation de Barry Trotz d'accéder à la finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 1983-1984.