La première phase de l’autonomie 2019 dans la NFL est terminée. Les propriétaires ont accordé des contrats totalisant plus de 2 milliards de dollars à une centaine de joueurs, incluant les ententes de «Joueurs Concessions». Et il n’y a pas que les joueurs vedettes qui en ont profité. Certaines équipes sortent de cette première phase avec le sourire aux lèvres. Mais quelles sont ces équipes? Et peut-on identifier celles qui pourraient regretter avant longtemps leurs décisions?

 

Quelques équipes souriantes…

NEW YORK (JETS)...Que dire de plus que Wow! Les Jets ont comblé de multiples lacunes. Ils ont investi près de 200 millions. Et avec Le’Veon Bell, le joueur le plus en vue du marché, ils espèrent avoir ce qu’il faut pour s’attaquer aux Patriots dans la division Est. Soulignons aussi les acquisitions de Jamison Crowder, Kelechi Osemele et CJ Mosley. L’arrivée de Mosley à New York est significative. Les Jets ont dépensé avec flair.

GREEN BAY…Si la ville du Wisconsin a souvent été comparée à la Sibérie pour les joueurs autonomes, les effets du changement climatique sont bel et bien observables au pays de Vince Lombardi! Car pour la première fois depuis des lunes, les Packers ont réussi notamment a attiré trois solides joueurs du côté défensif. Adrian Amos, Preston Smith et Za'Darius Smith arrivent en renfort. Les Packers ont terminé 21e au niveau des points accordés la saison dernière.

BUFFALO…Les Bills ont mis sous contrat huit joueurs. La direction a décidé d’offrir deux nouvelles cibles au quart-arrière Josh Allen. Les receveurs Cole Beasley et John Brown auront pour mission d’aider le jeune quart dans son développement. Notons aussi l’ajout de Frank Gore dans le champ arrière, et Tyler Kroft au poste d’ailier rapproché.

SAN FRANCISCO…John Lynch avait besoin d’un secondeur pour son équipe, il a déniché deux. Dee Ford et Kwon Alexander viendront prêter main-forte à l’une des pires défensives de la ligue. La signature de Dee Ford est notamment un coup de maître du directeur-général des Niners. De plus, l’équipe a accordé un contrat de 10 millions au porteur de ballon Tevin Coleman

JACKSONVILLE…Les Jaguars ont finalement le quart-arrière qu’ils recherchaient. Nick Foles, qui pourrait toucher jusqu’à 102 millions d’ici 2022, doit maintenant produire en tant que quart partant. Il doit amener son équipe loin en série.

Quelques équipes qui pourraient avoir des regrets…

BALTIMORE…Je mentionne les Ravens ici pour avoir refusé de placer l’étiquette de «Joueur Concession» sur CJ Mosley. Quatre fois sur les équipes d’étoiles (All-Pro, et non Pro Bowl), le secondeur de 26 ans est l’un des meilleurs à sa position. Les Ravens devraient se ressentir de son départ. Notons aussi que Terrell Suggs, Za’Darius Smith et Eric Weddle joueront pour d’autres équipes la saison prochaine. Il reste à voir si le reste de la défensive pourra poursuivre son excellent travail en 2019. Notons l’addition d’Earl Thomas.

DÉTROIT...Les Lions ont clairement surpayé pour des joueurs qui ne méritent pas un tel traitement. Ils ont consenti 36 millions à Justin Coleman. Le demi-défensif n’a que trois interception en carrière. Et aussi utile Trey Flowers a été à la défensive des Patriots au cours des dernières saisons, un salaire annuel de 17 millions est beaucoup trop dans son cas. En comparaison, il touchera 2 millions de plus que JJ Watt en 2019. Détroit a aussi mis sous contrat Dany Amendola.

OAKLAND…Lorsque la poussière retombera suite à l’acquisition d’Antonio Brown, les amateurs vont se rendre compte de l’horrible travail effectué par le duo Mayock-Gruden. 66 millions à Trent Brown, un joueur de ligne offensive qui a connu sa première bonne saison en 2018. Lamarcus Joyner qui, en cinq saisons, n’a jamais été choisi pour le Pro Bowl recevra 42 millions. Et concernant Tyrell Williams, le receveur n’a qu’une saison de 1000 verges; et comme Joyner, n’a jamais été invité pour le match des étoiles. Il recevra 44 millions. Les Raiders voulaient attirer l’attention, et ils ont réussi. À l'inverse d'Antonio Brown, aucun de ces joueurs ne devraient faire une différence.

Il est à noter que si les contrats sont entièrement garantis dans la LNH, c’est l’inverse dans la NFL. La conjoncture fera en sorte si un joueur écoulera la totalité de son contrat avec sa nouvelle équipe. Et l’implication financière est réelle pour les équipes. Les décisions auront pour effet de limiter leurs mouvements dans les mois, et les années à venir. Les équipes qui garderont le sourire, sont celles qui auront un retour sur leurs investissements. Dès que les contrats deviendront des boulets pour les équipes, les sourires feront place aux grimaces.