Depuis le temps qu'on en parle, c'est maintenant chose faite : La ville de Seattle, dans l'éEtat du Washington, va accueillir la 32e concession de la Ligue Nationale de Hockey.

Les futurs propriétaires de l'équipe, avec à bord le producteur de films d'Hollywood, Jerry Bruckheimer, espéraient que la nouvelle concession va commencer à jouer dès 2020. Par contre, dû au fait que le Key Arena, qui va héberger la concession temporairement, qui est en période de rénovation, mais qui compte des retards aux échéanciers, la LNH confirme  une entrée un an plus tard, soit lors de la saison 2021-2022. Pour ce qui du nouvel amphithéâtre, on n'a pas encore effectué une première pelletée de terre, mais vu que le Key Arena ne sera qu'un domicile temporaire, ce ne sera qu'une question de temps avant que la construction du nouvel amphithéâtre va commencer.

Une fois que Seattle entrera officiellement dans les rangs, la question mérite d'être posée : Quelle est la prochaine étape ?

Et je ne vais pas parler d'un repêchage d'expansion, puisque ça va se faire. Je ne parlerais pas non plus d'un lockout parce que... ben, qui aime parler des arrêts de travail dans la LNH ?

Je voudrais plutôt parler dans plans d'avenir comme une autre expansion, une relocalisation, une rétraction, les Jeux Olympiques, l'aventure en Europe, les contrats de télévisions... des affaires comme ça, quoi !

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Si la prochaine étape de la LNH serait de relocaliser une ou plusieurs équipes, il y a des formations de la LNH qui pourraient être des candidats à cette option.

Parmi elles, on retrouve en première ligne les Coyotes de l'Arizona, parce que... évidemment !

Pour le moment, la seule relocalisation des Coyotes ne sera de ville en ville, mais de division en division. Une fois que Seattle sera intégrée dans la LNH, et en raison d'une rivalité naturelle entre la nouvelle formation et les Canucks de Vancouver, les Coyotes devront passer de la division Pacifique... à la division Centrale, qui s'est établie comme étant la division de la mort pendant quelques saisons. Comme si ça peut aider les chances des Coyotes à avoir du succès un jour.

Ce n'est pas la première fois qu'on parle d'un déménagement au sujet des Coyotes et croyez-moi, tant et aussi longtemps que l'équipe continue à perdre de l'argent et que les incertitudes au sujet de leur amphithéâtre se poursuivent, cette conversation va continuer de faire les manchettes.

On a longtemps parlé d'une ville comme Québec comme une destination possible pour les Coyotes. La ville a déjà son amphithéâtre, le Centre Vidéotron, et elle a déjà une bonne base de partisans. Mais pour des raisons évidentes, comme le souhait de rééquilibrer les conférences Est et Ouest, la LNH n'est pas allée dans cette direction. 

L'option la plus facile pour Gary Bettman, si jamais il lance finalement la serviette au sujet des Coyotes en Arizona, serait de déménager la concession vers une ville qui va permettre aux Coyotes de demeurer dans la conférence de l'Ouest. 

Et c'est à ce moment que la ville de Houston entre en scène. On commence à évoquer de plus en plus cette éventualité et c'est quelque chose qui pourrait être réalisable. La ville de Houston, située au Texas, a un amphithéâtre, le Toyota Center, qui peut siéger 17 800 personnes pour des matchs de hockey. L'aréna est le domicile actuel des Rockets dans la NBA, et elle avait hébergé les Aeros de Houston de la Ligue Américaine de Hockey de 2003 à 2013. Si on remonte plus loin, soit dans les années de l'Association Mondiale de Hockey, les Aeros de Houston faisaient partie de la ligue de 1972 à 1978 et la ville a pu compter sur le légendaire Gordie Howe, qui a joué avec ses deux fils, Mark et Marty, pendant cette période.

De plus, Houston aura une rivalité naturelle avec les Stars de Dallas, qui évoluent également dans la division Centrale. Ça commence à faire du sens cette affaire-là !

Il existe peut-être un mince espoir pour la ville de Québec si elle veut vraiment avoir une autre équipe de la LNH un jour. Il existe quelques équipes dans la conférence de l'Est qui connaissent soit des difficultés financières, soit qui se cherchent un lieu pour la construction d'un nouvel amphithéâtre.

Je commence par les Panthers de la Floride. La franchise semble être en voie de connaître une autre saison difficile aux guichets. Au moment d'écrire ces lignes, les Panthers se classent au 30e et avant-dernier rang de la LNH pour l'assistance moyenne par match avec 12,195 personnes. Ce qui ne les aident pas, c'est que l'équipe est actuellement au dernier rang de la division Atlantique avec une fiche de 10 victoires, 10 défaites et 5 défaites en prolongation, malgré un noyau composé de Jonathan Huberdeau, Aleksander Barkov , Aaron Ekblad et le bon vieux Roberto Luongo.

Ce qui contribue à ce petit nombre de partisans, c'est que leur aréna actuel, le BB&T Center, est situé à Sunrise, à plusieurs kilomètres de Miami et qui n'est pas facilement accessible par transport. Et avec plusieurs années de misère, on croirait que la participation de la franchise en finale de la Coupe Stanley en 1996 est un conte de légendes. Ça, et le fait que leurs voisins de Tampa Bay, le Lightning, connaissent beaucoup de succès en ce moment, donc on a souvent l'impression que les Panthers sont de trop dans la région de la Floride.

Vu que les Panthers évoluent dans la division Atlantique, ce serait plus facile pour la LNH de respecter l'équilibre des conférences et ainsi, permettre à Québec de revivre sa grande rivalité avec le Canadien de Montréal.

On peut trouver une option similaire à une ville qui est encore plus près de Québec. Elle se situe à Ottawa, où on en finit plus de parler des controverses entourant la construction d'un nouvel amphithéâtre.

Ce n'est pas un secret pour personne, les Sénateurs ont désespérément à la recherche d'un nouvel amphithéâtre au centre-ville d'Ottawa pour pouvoir prolonger leur survie dans la LNH. L'équipe perd de l'argent, en partie parce que leur amphithéâtre actuel, le Centre Canadian Tire, est presque inaccessible pour ceux qui veulent voir évoluer leur équipe favorite.

C'est aussi parce que leur propriétaire, Eugene Melnyk, ne manque pas une occasion pour faire parler de lui pour les mauvaises raisons.

Plus récemment, M.Melnyk a intenté une poursuite de 700 M $ contre son partenaire d'affaire, John Ruddy, pour l'échec d'un projet visant à construire un tout nouvel aréna sur les Plaines LeBreton. Cette action met évidemment en péril la survie même des Sénateurs.

La situation est critique à un point tel que la LNH songe à s'en mêler. Le commissaire mentionne notamment, et je cite : « Les ennuis des Sénateurs ne m’inquiètent pas, mais je suis déçu de la tournure des événements ».

Et M.Melnyk qui veut faire croire que hey, calmez-vous, les choses vont se replacer au Canadian Tire, je vous le jure !

Et une dernière chose : Vous vous souvenez du groupe Devcore Canderel, qui a été battu par le groupe RendezVous LeBreton pour le projet de développement sur les Plaines LeBreton ? Sachez que si jamais le projet du groupe victorieux tombe à l'eau, Devcore Canderel sera plus que satisfaite de prendre la relève. En passant, la construction d'un nouvel aréna est également incluse dans la présentation de Devcore Canderel.

Histoire à suivre...

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On a parlé plus tôt du sujet de l'expansion de la LNH à Seattle, qui va réussir à équilibrer les divisions et les conférences géographiques. Je crois que pour le moment, la LNH est satisfaite du nombre d'équipes dans la ligue actuellement, donc je ne crois pas qu'une autre expansion serait envisageable pour l'instant.

Et à moins d'un coup de théâtre, il n'y aura pas un processus de rétraction. Ce n'est pas un secret que Gary Bettman fera tout en son pouvoir pour s'assurer qu'aucune des équipes actuellement en difficultés, plus particulièrement les Coyotes de l'Arizona.

Mais si jamais expansion il y'aura, je pense que la LNH songerait à aller plus loin encore. Je ne parle pas d'ajouter d'autres équipes aux États-Unis et encore moins à Québec. Je parle d'aller ajouter des équipes... de l'autre côté de l'Atlantique.

Ça peut paraître fou, même que l'expansion, c'est la dernière chose que plusieurs partisans du hockey souhaitent, mais on risque peut-être d'entendre parler de l'ajout d'une concession de la LNH en Europe dans un avenir pas si lointain. Ne vous inquiètez pas, ça n'a rien à voir à ma ligue fictive.

Mon point, c'est que la LNH commence déjà à faire des expériences en Europe. La ligue a déjà présenté une série de matchs de la saison régulière en Finlande, en Suède, en Allemagne et même en Suisse depuis 2 ans. Seulement cette saison, 3 matchs du calendrier régulier 2018-2019 ont eu lieu en Europe, dont deux matchs à Helsinki, en Finlande, opposant les Jets de Winnipeg aux Panthers de la Floride. Les matchs en Suisse et en Allemagne ont été des matchs préparatoires contre des équipes européennes telles le SC Bern et le Kölner Haie.

Et je ne sais pas si vous l'aviez remarqué, mais la LNH est de plus en plus... internationale. Oui, on a bien sûr les joueurs canadiens et américains comme base, mais au cours des années, on a vu passer des russes, des finlandais, des suédois, des tchèques, des slovaques, des britanniques, des danois, des ukrainiens, des autrichiens et même un slovène ! ( Soit-en fier, Anze Kopitar ! ) Et chaque fois que la LNH vient en Europe y disputer des matchs, les locaux n'hésitent pas à encourager des favoris de la place, comme Patrik Laine et Aleksander Barkov en Finlande. Et vous avez sûrement constaté à quel point Teemu Selanne est un monument là-bas.

Mais la LNH est allée plus loin encore. Pendant deux ans, la ligue présente une série de matchs préparatoires en Chine. Celle de cette année opposait les Bruins de Boston aux Flames de Calgary, qui a vu 22,151 personnes assister aux deux rencontres. Comme vous pouvez le voir, on est encore loin de la coupe aux lèvres.

Parlant de la Chine, vous n'êtes pas sans le savoir que les prochains Jeux Olympiques d'hiver ont eu lieu à Pékin en 2022. Vu que la LNH joue des matchs préparatoires en Chine, ne serait-ce pas logique que Gary Bettman pourrait envoyer ses meilleurs joueurs là-bas pour mousser davantage la popularité du hockey dans ce pays ? Après que la ligue avait passé son tour aux Jeux de Pyeongchang plus tôt cette année, M.Bettman pourrait sûrement considérer l'option de réintégrer la LNH au programme des Jeux Olympiques d'hiver.

Et ça, c'est seulement quelques options que la LNH pourrait prendre à partir du moment où Seattle joue son premier match lors de la saison 2021-2022. Il pourrait se passer plusieurs choses d'ici-là, comme un lockout par exemple. Mais pour l'instant, Gary Bettman va patiemment attendre de voir si l'aventure de la LNH à Seattle sera un succès instantané, ou que ça va prendre plus de temps. 

D'ici-là, je souhaite la meilleure des chances à la ville de Seattle. Je leur souhaite également le retour des SuperSonics, car ils méritent tellement d'avoir une équipe de la NBA !