Terminé les rassemblements sous toutes ses formes. Niet ! Kapout ! Pour notre moral, ça fesse fort. Heureusement, courir nous garde en vie, pas vrai ? Et c’est permis… avec les deux mètres d’écart.

 Lors de mes entraînements réguliers, je le réalise, davantage depuis quelque temps. Les bienfaits peuvent être ressentis dans l’immédiat. Vous savez, le monsieur commence à être écœuré de voir les quatre murs.

 Un phénomène se produit présentement avec l’arrivée de ce sombre passage. Étrangement, je vois surgir de nouvelles figures le long de mes parcours.

 Pendant plusieurs années, je croisais rarement des adeptes. Je comprenais lorsqu’il pleuvait, qu’il neigeait, qu’il ventait à écorner les bœufs mais même par de belles journées ensoleillées, je n’enregistrais aucune augmentation réelle de popularité pour cette discipline.

 

Je prévois une hausse de la clientèle chez les coureurs lorsque cette crise sera traversée.

 

Il faut comprendre que les gens ont emboîté le pas pour les recommandations du ministère de la santé du Québec. Ils ont respecté l’interdiction des attroupements. Par conséquent, plusieurs endroits ont dû fermer leurs portes. Les municipalités ont mis un cadenas à maints endroits publics.

 Ceux et celles qui s’entraînaient dans les gymnases furent pris au dépourvu. Que pourraient-ils faire pour compenser ? Courir représente la solution idéale. Nombreux sont ceux qui pratiquaient le hockey dans les arénas, question de se garder dans une bonne condition physique et qui ne peuvent plus le faire.

 Alors, quelle est la façon la plus simple pour combler ce vide ?

 Poser la question, c’est y répondre. Je prévois que plusieurs se verront dans l’obligation de courir éventuellement si la situation actuelle perdure et s’ils tiennent à ne pas accuser un trop grand recul lorsque tout rentrera dans l’ordre. Qu’est-ce qui risque de se produire ? Je ne dis pas que tous les adeptes en gymnase et les hockeyeurs pour ne nommer que ceux-là, se convertiront en coureur régulier.

 

Terminé les pectoraux pour certains. Dorénavant, ils auront de gros mollets !

 

Non. Toutefois, on risque d’en garder quelques-uns car forcément, il y en aura qui trouveront cette alternative attrayante et qui souhaiteront perdurer.

 À mon avis, cette facette représente un aspect positif dans ce terrible fléau que nous devons tous combattre. Par contre, la population devra respecter les recommandations car il ne faudrait surtout pas se retrouver comme les adeptes de la course à pied en France. Confinés à courir dans un rayon de 500 mètres aux alentours de leur résidence, voilà qui créé des scénarios non désirés, on s’en doute bien.

 N’oubliez pas la distance entre les coureurs si jamais on décide de faire une sortie avec deux ou trois autres personnes.

 Ce fut d’ailleurs la procédure que j’ai adoptée il y a quelques jours dans mon coin. Malgré un fort vent, même éloignés, on pouvait aisément converser sans pour autant se retrouver en danger. Il s’agit de se servir du gros bon sens comme dans la vie de tous les jours.

 

On s’apercevra de cette nouvelle clientèle lorsque reviendront les courses organisées ou le beau temps, si vous préférez. Je suis persuadé que l’achalandage sera meilleur et ce pour deux raisons.

 Premièrement, il risque d’y avoir des recrues qui voudront se tester, se comparer et ressentir le feeling d’un événement. Deuxièmement, considérant la privation parmi les coureurs en général, ils auront tellement hâte de revivre les joies de se retrouver ensemble, que les organisations en auront plein les bras. Rendu là, je pense que ces dernières sauront admirablement bien répondre à ce surplus d’énergie des participants.

 Il est à souhaiter que les gens s’infectent à la course à pied plutôt qu’à ce « médaille » de microbe. Alors, au lieu d’avoir de gros pectoraux, ils auront de gros mollets ! On doit toujours trouver du positif dans le négatif.

 

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