Elle recherche le bien-être par la créativité.

 Sur un élan du cœur, elle tentait de découvrir sa voie à une certaine époque. Dans le domaine des communications, elle ne se sentait pas vraiment heureuse. Voilà qu’aujourd’hui, elle dispense des ateliers qui permettent aux gens de découvrir le meilleur d’eux.

 « Moi, courir, jamais de la vie », se disait Manon Lavoie, jadis. Maintenant, elle intègre dans ses soirées, les sensations vécues sur tout ce qui entoure sa préparation à la réalisation de ses deux 10 kilomètres et ses deux demis, les quatre courus à Ottawa.

 

Un livre qui a connu énormément de succès depuis sa publication.

 

À ses premiers entraînements, elle n’aimait pas courir. Elle venait de constater qu’une de ses amies qui a neuf enfants, trouvait du temps pour le faire et qu’elle s’impliquait même avec des groupes.  « Alors, j’en ai conclu que je ne disposais d’aucune raison de ne pas essayer. »

 Son perfectionnisme naturel s’est alors transposé dans le jogging. Par conséquent, sa première course officielle fut cauchemardesque. Elle a voulu célébrer la vie et non la mort lors de sa 2e tentative. Elle qualifiait sa cadence à celle d’un gros jambon. « Il fallait obligatoirement que je devienne douce avec moi-même.»

 Éric, son conjoint, lui a fait comprendre bien des aspects et l’a équipée, elle qui détestait se retrouver en sueurs. Ses débuts furent en janvier car avec la chaleur, son niveau d’asthme grimpe et elle devient inconfortable. « Tu sais, j’enseigne la douceur, la compassion. Quand je courais, je devais combattre un monstre dans ma tête qui n’était pas gentil avec moi. Je voulais guérir. Avec la peur dans l’âme, j’ai pleuré quand j’ai franchi le fil d’arrivée de ma course initiale. J’avais eu la chienne ! »

 

Manon a dû prendre une pause de la course à pied suite à une malchance.

 

Manon croit que fondamentalement, elle n’est pas faite pour courir. Elle pensait qu’elle devait le faire avec la pédale au tapis. Éric l’a ralentie pour qu’elle puisse apprécier. « Je me donne maintenant la permission de marcher. Je réalise que la course arrive à changer des choses dans ma tête. Je connais son impact sur mon énergie et mon mental. »

 Voilà pourquoi elle apporte cette facette lors de ses ateliers car les gens qui manquent de confiance dans la créativité, doivent oser, une analogie qu’elle aime bien exploiter.

 Or, Manon ne court plus depuis plus d’un an. Elle s’est frappée solidement la tête sur une poutre dans une grange, ce qui a occasionné une sérieuse commotion cérébrale. Le médecin lui a conseillé de cesser la course à pied afin de guérir. Elle veut recommencer bientôt mais admet du même coup qu’elle devra repartir à zéro.

 

Même les enfants Gabriel et Antoni ainsi que son mari Éric sautent dans l'aventure.

 

Toutefois, elle sait ce qui l’attend. « Me faire violence, je n’aime pas ça. Cela me rend triste. Voilà pourquoi j’ai dû adapter la course à pied à mon profil. »

 Elle n’a jamais pensé à courir un marathon. « Mon défi est de continuer à courir. Je n’ai jamais regretté une sortie de course mais je devrai réapprendre à aimer courir. Courir, c’est riche en renseignement, un cocktail d’hormones, le dépassement de soi. Je t’en parle et j’en ai la chair de poule. Je suis en amour avec l’être humain et quand on court, c’est de la pureté. On voit les gens à nu », explique la maman d’Antoni, 15 ans, Gabriel, 12 ans et Olivia, 10 ans.

 À 43 ans, son livre Créer le meilleur de soi, réimprimé à quatre reprises, démontre  qu’elle doit se retrouver en plein contrôle dans la vie mais également, qu’elle arrive à s’adapter à diverses situations. Je le sais car son signe astral est le taureau, tout comme moi !                                                             

   

 

  Éric en compagnie d'Olivia, très fière de courir comme ses parents.