Il est vraiment difficile d'analyser le rendement du Canadien de Montréal cette saison, car il excelle contre les puissantes formations et trébuche contre celles qui sont moins fortes.
 
En effet, la formation dirigée par Claude Julien, qui affiche un rendement global de 14-11-6 pour 34 points en 31 parties, a vaincu beaucoup d'équipes qui se retrouvent dans le premier groupe et subi plusieurs défaites contre celles qui en arrachent.
 
Même si une forte parité existe dans la LNH, le CH a une fiche de 8-4-4 pour 20 points (moyenne de ,625), dans ses 16 parties disputées contre les 15 premières formations du circuit, dont un reluisant dossier de 5-3-0 dans ses huit parties jouées contre les cinq meneurs du classement général (Washington, Boston, Islanders de NY, St. Louis et Colorado) et de 6-7-2 pour 14 points (moyenne de ,467), dans ses 15 matchs joués contre les 15 équipes qui occupent le deuxième groupe du classement.
 
Pis, la fiche du Canadien est de 2-3-2 dans ses sept rencontres disputées contre les cinq pires équipes de la LNH.
 
Soulignons que le Tricolore a balayé sa série de deux matchs contre les champions de la Coupe Stanley, les Blues de St. Louis, un fait rare à ce chapitre et signé un gain de 5-2, face aux meneurs, les Capitals de Washington, sur la patinoire de ces derniers.
 
Le Canadien, qui a vaincu les puissants Penguins de Pittsburgh (4-1), mardi soir, reçoit la visite des Sénateurs d'Ottawa, ce soir et des Red Wings de Detroit, samedi prochain. Il a subi deux défaites à domicile contre ces deux formations, 2-1, en prolongation, contre les Sénateurs, le 20 novembre et 4-2, contre les Red Wings de Detroit, lors de son match local d'ouverture, le 10 octobre dernier.
 
Les Red Wings, qui occupent le dernier rang du classement général (à six points de la 30e position) en arrachent plus que jamais présentement, car affichant une dossier de 3-1-0 après leurs quatre premiers matchs de la saison, ils n'ont pu faire mieux qu'un rendement de 4-21-3 lors de leurs 28 derniers matchs disputés depuis leur visite au Centre Bell, le 10 octobre.
 
Pis, ils connaissent la pire séquence de la présente saison dans la LNH, eux qui n'ont pas gagné à leurs 12 dernières parties, affichant un dossier de 0-10-2 (dont 10 défaites de suite en temps régulier), triomphant pour la dernière fois le 12 novembre, 4-3, en prolongation, contre les Ducks d'Anaheim, au Honda Center.
 
LES MATCHS DU CANADIEN EN 2019-2020
(CONTRE LES 5 MEILLEURES ÉQUIPES)-RANG (?)
15 novembre 2019-Montréal 5 à Washington 2 (1er)
5 novembre 2019-Boston 4 à Montréal 5 (2e)
26 novembre 2019-Boston 8 à Montréal 1 (2e)
1er décembre 2019-Montréal 1 à Boston 3 (2e)
3 décembre 2019-Islanders de NY 2 à Montréal 4 (3e)
12 octobre 2019-St. Louis 3 à Montréal 6 (4e)
19 octobre 2019-Montréal 5 à St. Louis 2 (4e)
5 décembre 2019-Colorado 3 à Montréal 2 (5e)
 
(CONTRE LES 5 PIRES ÉQUIPES)-RANG (?)
12 novembre 2019-Columbus 2 à Montréal 3 (fus) (27e)
19 novembre 2019-Montréal 2 à Columbus 5 (27e)
20 novembre 2019-Ottawa 2 à Montréal 1 (pro.) (28e)
9 novembre 2019-Los Angeles 2 à Montréal 3 (29e)
16 novembre 2019-New Jersey 4 à Montréal 3 (pro.) (30e)
28 novembre 2019-New Jersey 6 à Montréal 4 (30e)
10 octobre 2019-Detroit 4 à Montréal 2 (31e)
11 décembre 2019-Ottawa à Montréal (19h) (28e)
14 décembre 2019-Detroit à Montréal (19h) (31e)
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LE JEU DE PUISSANCE DES SÉNATEURS EST ATROCE
 
On peut qualifier le jeu de puissance des Sénateurs d'Ottawa d'impuissant, tellement il a de la difficulté à produire cette saison.
 
En effet, la formation dirigée par D.J. Smith, qui affiche un dossier de 13-17-1 pour 27 points en 31 matchs, n'a pu faire mieux qu'un rendement misérable de 9,28% en avantage numérique, ne marquant que neuf buts en 97 occasions.
 
Ce rendement est le pire de la LNH cette saison, derrière celui des Ducks d'Anaheim, qui est également médiocre, avec une efficacité de seulement 11,39%, ne marquant que neuf buts en 79 occasions, dans leurs 31 premiers matchs.
 
Les Sénateurs ont un rendement à domicile de 8,89% (4 buts en 45 avantages en 13 parties), le pire de la LNH, comparativement à un rendement à l'étranger de 9,62% (5 buts en 52 avantages en 18 rencontres), au 29e rang, derrière les Red Wings de Detroit (6,38%, 3 buts en 47 avantages en 16 parties) et les Stars de Dallas (9,09%, 3 buts en 33 avantages en 15 parties).
 
LE RENDEMENT DES SÉNATEURS EST LE PIRE DEPUIS PLUS DE 40 ANS !
 
Soulignons que le rendement inférieur à 10,00% des Sénateurs est l'un des pires de la LNH depuis plus de 40 ans, car seulement deux équipes ont présenté des fiches du genre depuis 1977-1978.
 
En 2000-2001, le Wild du Minnesota avait présenté un rendement de 9,63%, marquant 36 buts en 374 avantages en 82 matchs et le Lightning de Tampa Bay, lors de la saison 1997-1998, n'avait pu faire mieux qu'une efficacité de 9,35%, marquant 33 buts en 353 avantages en 82 rencontres.
 
Dans le cas du Wild, il faut souligner qu'il en était à sa première saison dans la LNH en 2000-2001 et qu'il était dirigé par Jacques Lemaire, alors que dans le cas du Lightning de 1997-1998, il avait été dirigé par Terry Crisp, Rick Patterson et Jacques Demers, ce dernier avait été nommé après seulement 17 rencontres et avait été derrière le banc pour les 65 dernières parties de l'équipe.

Dans le cas des Sénateurs cette saison, Tyler Innis a marqué trois buts en avantage numérique, un de plus qu'Anthony Duclair et deux de plus que quatre autres joueurs, Artem Anisimov, Logan Brown, Vladislav Namiestnikov et Chris Tierney.
 
Aussi incroyable que cela puisse paraître, Jean-Gabriel Pageau, qui domine l'équipe avec 16 buts et Brady Tkachuk, qui totalise 10 buts, n'ont pas encore fait mouche sur cette unité spéciale cette saison.
 
Leur jeu de puissance a été neutralisé dans 24 des 31 parties (fiche de 4-3-0 dans les sept rencontres avec au moins un but en avantage) et soulignons qu'ils ont réussi deux buts en deux occasions, dans ces circonstances, les deux fois contre les Rangers de New York, des gains de 6-2, à New York, le 4 novembre et de 4-1, à Ottawa, le 22 novembre.
 
Après avoir remporté une brillante victoire de 5-2, face aux Bruins de Boston, lundi soir, les Sénateurs, qui n'ont marqué qu'un seul but en 17 avantages numériques, lors de leurs huit dernières parties, affronteront le Canadien, au Centre Bell et soulignons qu'ils ont signé un gain de 2-1, en prolongation, lors de leur visite précédente sur la patinoire du Tricolore, le 20 novembre dernier.
 
L'UNITÉ DÉFENSIVE DU CANADIEN, UN SEUL BUT EN 17 INFÉRIORITÉS !
 
Si les Sénateurs n'ont marqué qu'un but lors de leurs 17 derniers avantages numériques, le Canadien de Montréal présente les mêmes chiffres, mais en infériorité numérique !
 
En effet, le Canadien, qui avait éprouvé des difficultés en désavantage numérique en début de saison, semble être beaucoup plus efficace depuis quelques semaines, ayant concédé un seul but lors de ses 17 dernières infériorités, lors de ses sept dernières rencontres, lui qui n'a visité le banc des punitions que trois fois lors des deux derniers matchs, dont une seule fois, lors du gain de 4-1 de mardi, face aux Penguins de Pittsburgh.
 
Le seul but concédé lors de cette séquence fut celui de David Backes (le filet victorieux et c'était son premier but de la saison), à 10:29 de la troisième période, durant une pénalité à Nick Cousins, dans un revers de 3-1, face aux Bruins de Boston, au TD Garden.
 
Le CH se retrouve maintenant avec une efficacité globale de 75,82%, au 28e rang du circuit, ayant concédé 22 buts en 91 infériorités, lors de ses 31 rencontres.
 
LES 7 PARTIES AVEC UN BUT EN AVANTAGE NUMÉRIQUE DES SÉNATEURS
19 octobre 2019-Ottawa 2 en Arizona 5 (1 en 2)
25 octobre 2019-Islanders de NY 4 à Ottawa 2 (1 en 6)
4 novembre 2019-Ottawa 6 à Rangers de NY 2 (2 en 6)
15 novembre 2019-Philadelphie 1 à Ottawa 2 (1 en 3)
16 novembre 2019-Ottawa 2 à Buffalo 4 (1 en 3)
22 novembre 2019-Rangers de NY 1 à Ottawa 4 (2 en 5)
4 décembre 2019-Ottawa 5 à Edmonton 2 (1 en 2)