Ça va mal à Edmonton. C’est même embarrassant. Ken Hitchcock, qui en a pourtant vu d’autres au cours de sa carrière, semble être à bout de patience. Au début des années 80, les journalistes avaient demandé au regretté Frank Robinson s’il voyait la lumière au bout du tunnel. Le gérant des Giants de San Francisco avait déclaré ceci : « Vous parlez de lumière, mais je ne vois même pas le tunnel! »

J’écrivais au lendemain de la nomination d’Hitchcock avec les Oilers, le 20 novembre dernier, qu’il était probablement l’homme qui pouvait redresser la barque. Près de trois mois plus tard, Hitchcock pense peut-être de la même façon que Robinson. En se penchant sur sa feuille de route, on pouvait s’attendre à un retour en force des Oilers au classement général. Mais rien de tel ne s’est produit jusqu’ici. Et les commentaires qu’il a fait depuis quelques jours font que les amateurs des Oilers doivent sûrement se poser des questions.

Terry Jones, du Edmonton Journal, rapportait cette semaine qu’Hitchcock semble avoir mis de côté les belles manières pour décrire son équipe. « Nous pensons que nous allons dans la bonne direction, puis nous tombons lamentablement », a déclaré Hitchcock suite au revers des Oilers samedi dernier face aux Sharks. Et Hitchcock n’avait pas dit son dernier mot. « L’équipe adverse n’a rien à voir dans nos déboires, on se tire dans le pied », a-t-il ajouté.

Les Oilers ont remporté 15 de leurs 35 matchs avec Hitch derrière le banc. À domicile, ils viennent de perdre 11 de leurs 13 dernières rencontres. Notons également que les Oilers sont 26e pour les buts accordés. Est-ce son message qui ne passe pas? Est-ce qu’il y a des jeunes joueurs qui font la sourde oreille? Ces derniers estiment peut-être pouvoir gagner uniquement grâce au talent individuel. Pourtant, au-delà du talent, l’encadrement a encore sa place.

Connor McDavid, Leon DraisaitlSource: Getty Images
Légende: Connor McDavid, Leon Draisaitl

Est-ce qu’il faut pointer du doigt certains joueurs? Connor McDavid et Leon Draisaitl occupent respectivement les 3e et 10e places chez les pointeurs de la ligue. Doivent-ils secouer l’équipe? Les déboires des Oilers sont peut-être aussi la suite logique de très mauvaises décisions de Peter Chiarelli. Un peu tout le monde tente de trouver une explication logique à ce fiasco.

Les Oilers avaient été identifiés comme l’une des puissances de l’avenir au début de la saison 2015-16. Ils végètent actuellement dans la quasi-médiocrité. Les Oilers comptaient notamment dans leurs rangs Taylor Hall, Connor McDavid, Leon Draisaitl, Jordan Eberle et Ryan Nugent-Hopkins. Trois ans plus, les Oilers ne sont qu’à six points de la cave du classement général.