Donc, selon le scénario de relance des activités de la saison 2019-2020 élaboré par les dirigeants de la LNH et approuvé par l’association des joueurs, le Canadien de Montréal serait ainsi en séries éliminatoires.

Cela me réjouit comme vous ne pouvez imaginer! Or, je lis beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux de personnes décriant la situation, comme quoi ce serait injuste pour les autres équipes ou encore que le Canadien ne mériterait pas sa place au soleil. Est-ce que ces gens ont raison? Peut-être! Leur opinion se respecte, tout comme la mienne. Le respect c’est la base d’une société fonctionnelle.

Cependant, oui je m’emballe, parce que j’aime beaucoup mieux que mon équipe chérie aille une chance aussi minime soit-elle de soulever le Saint Graal du hockey que d’avoir 6% de probabilités de remporter la loterie Lafrenière. C’est comme ça!

Pour une fois que c’est nous

Dans la vie, il ne faut pas vivre dans le passé. En revanche, la vie c’est comme conduire une automobile, il faut avoir les deux mains sur le volant et regarder la route devant soi mais, une fois de temps en temps, jeter un coup d’œil dans son rétroviseur.

Est-ce que c’était mérité pour les Québécois de perdre leurs Nordiques et surtout, pour tourner le fer dans la plaie, voir ces derniers rafler les grands honneurs l’année suivante au Colorado? C’était juste qu’on les abandonne sèchement, qu’on arrête de croire en eux?

Lors de la saison 1994 de la MLB, est-ce que c’était mérité pour les partisans des Expos de voir la meilleure équipe de la ligue avoir sa saison annulée par une grève? Est-ce que c’était juste pour les fidèles partisans de nos Amours qui ont tant souffert et auxquelles, c’était enfin leur tour?

C’est en ce sens que moi, la participation du CH en séries je l’accueille à bras ouverts. Ce n’est rien de volé. C’est une place octroyée démocratiquement, votée et approuvée par tous les partis impliqués.

Colère et fougue

La colère peut être un puissant moteur et je pense qu’il y en a beaucoup au sein du collectif de la Sainte-Flanelle. Des hommes ténébreux comme Carey Price et Shea Weber qui ne cessent de dire qu’ils ne rajeunissent pas et que chaque saison qui passe en est une de moins de voir leur rêve de gagner une Coupe Stanley se matérialiser. Un belligérant comme Brendon Gallagher qui mentionne publiquement le désir de jouer pour une équipe gagnante. Un gars fier comme un paon en Jonathan Drouin qui aurait tout à prouver en séries et qui arriverait, j’en suis sûr, le couteau entre les dents.

Je pense aussi à la jeunesse du Bleu-blanc-rouge qui rime avec fougue. Est-ce que Romanov pourrait imiter l'effet P.K Subban de 2010, 10 ans plus tard? Est-ce que l’arrogance de KK ne pourrait-elle pas rapporter ses dividendes? Je ne parierais pas non plus contre Ryan Poehling qui brille dans les grands moments. Ajoutez à l'équation le grand talent de Nick Suzuki!

Tout cela sans aucune pression, campant le rôle du négligé.

Saisir sa chance

Pour une fois que la chance est de notre côté. La dernière équipe à recevoir son invitation pour la valse du printemps (d’été cette fois)!

Et si, comme le chantait Céline, les derniers seront les premiers?

Et si, le Canadien en étant le 24e club classé en série, ne possédait plus 24 Coupe Stanley dans sa riche histoire, mais bien 25 à la fin de tout cela?