Le printemps. Signe que l’été approche alors que les journées rallongent et que le soleil vient nous réconforter après un hiver difficile. Pour plusieurs cela signifie l’approche des vacances, la fin des classes et le retour des barbecues.

Pour les amateurs de sports comme moi, le printemps a une autre signification. Alors que la neige se fait de plus en plus rare, notre sport hivernal favori, lui, bat son plein. La frénésie des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey s’empare de la province. Les gens deviennent fous l’instant de la quête de la Coupe Stanley.

Bien que partisan fini de hockey et du Canadien de Montréal, au printemps, pour moi, rien ne bat quatre jours du milieu avril. Quatre jours où je ne vis que pour une chose : Le Masters! La Coupe Stanley, le Superbowl, le Wimbledon du golf. Le fantasme, le rêve de chaque golfeur. Le pourquoi de l’amour de ce merveilleux sport.

Une fin de semaine où la nature exceptionnelle et la beauté du mythique Augusta National épousent le talent incomparable des meilleurs joueurs sur la planète. Un duo qui crée un moment magique.

Pour certains, leur rêve de jeunesse était de devenir un acteur ou un musicien célèbre. Pour d’autres il s’agissait de faire le tour du monde. Le mien : remporter un veston vert! Je l’ai fait tant de fois… dans mes rêves.

Un roulé de 20 pieds au 18e trou. En prolongation, face à mon idole Tiger Woods. Une foule massée autour du vert, des milliers de téléspectateurs et le monde du sport qui te regarde. Une pression incroyable. Une concentration sans faille. Plus rien n’existe. Il ne reste que le terrain et toi. Un roulé. Un roulé parfait, au fond de la coupe. L’apothéose. Champion du Tournoi des Maîtres!

D’accord ce n’est qu’un rêve! Mais chaque printemps, rivé devant le téléviseur le dimanche après-midi par une belle journée ensoleillée, avec mon paternel, les Tiger Woods, Phil Mickelson, Mike Weir me font vivre, un tout petit peu soit-il, mon rêve de petit gars. Enfiler le précieux veston vert.