Même si la météo et la pluie printanière ne sont pas synonymes de motoneige, l'organisation du Championnat Provicial de snocross SCMX, elle, est en plein chantier. Passé aux mains de l'ex-promoteur, animateur et athlète de la même série, Mathieu Buteau et sa conjointe, ces deux passionnés ont plus que d'ambitions pour le circuit de course à motoneige en 2020.

Si la mission première est de dynamiser le championnat, celle de rendre ce sport plus accessible à tous est également dans la mire des deux passionnés de sports motorisés.

D'emblée lorsque je parle "d'accessibilité" le nouveau propriétaire de la série m'indique que ce n'est pas une question de réduire les coûts, mais plutôt d'ouvrir la porte aux nouveaux coureurs amateurs et d'en donner plus pour leur argent aux athlètes du championnat. Un passage obligé m'explique-t-il pour le développement et la visibilité du snocross au Québec.

"On veut vraiment donner la chance aux gens qui ont une motoneige ou un snow bike à la maison de venir vivre l'expérience d'une course! Oui les pros sont dans une autre ligue, mais pour avoir la piqure pour un sport, il faut d'abord l'essayer au moins une fois; et il n'y a pas que des catégories pour les pros!"

Si une saison de pro peut faire sonner la caisse de plusieurs dizaines de millers de dollars, Buteau fait le parallèle avec différents sports pour élaborer sur les classes offertes aux débutants:

" Une journée de ski peut facilement coûter 100$, même chose pour une sortie dans un parc d'amusement. On veut donc enlever l'idée que les courses ne sont réservées que pour les portefeuilles garnis! Ici, en classe amateur, peut s'amuser toute une journée pour moins que cela; et croyez-moi, on s'amuse!"

Mettre en valeur les athlètes professionnels et faire connaître le snocross sont les deux objectifs pour la saison prochaine.Légende: Mettre en valeur les athlètes professionnels et faire connaître le snocross sont les deux objectifs pour la saison prochaine.

UN ACCUEIL RASSURANT

Sans dire que les commanditaires se bousculent aux portes du championnat, Buteau est surpris et fort heureux de l'accueil et l'ouverture des potentiels partenaires de la série rencontrés ces dernières semaines. Il en va de même pour les différents promoteurs intéressés aux 4 coins de la province qui feront assurément grimper le nombre de manches la saison prochaine.

"On est vraiment content de l'accueil des gens d'affaires pour la série. Ils voient rapidement qu'on va changer le visage de la discipline et l'emmener à un second cran! Ils embarquent dans l'aventure parce qu'ils adhèrent aux valeurs qu'on leur propose! On discute présentement avec une douzaine de promoteurs, il y a beaucoup d'opportunités qui s'ouvrent et ce sera difficile de faire des choix; mais allons-y  une étape à la fois explique-t-il.

Et justement parlant d'étapes, Buteau précise que même tout semble se bousculer ça, restera une année de transition avec son lot d'améliorations et de changements, mais sans trop déstabiliser ce qui est déjà en place.

Bref, si le championnat SCMX et bien d'autres sports motorisés s'éloignent de "leurs belles années", Sara-Maud Boulet et Mathieu Buteau semble déjà des adversaires de taille au déclin avec beaucoup d'alliés pour les épauler dans leur mission de redonner à SCMX ses lettres de noblesse.