La Ligue Nationale de Hockey est tout sauf subtile. Elle s’arrange pour avoir ce qu’elle veut. Elle voulait aller au Nevada, alors Vegas a eu son équipe. Elle veut aller dans l’état de Washington, alors Seattle aura son équipe au début de la prochaine décennie. 16 équipes dans chaque association, l’équilibre souhaité de leur part. Le prochain marché ciblé serait Houston, ça se parle en coulisse, dit-on. Il n’y a jamais de fumée sans feu. Québec dans tout ça, j’y reviens.

La LNH est en transition. Il n’y aura pas de projets d’expansions pour un bout encore. Comment faire pour accorder, justement, une équipe au Texas? La solution est la relocalisation et je parierais sur les Coyotes. Les astres sont, en quelque sorte, alignés en ce sens. Changement de division incessant, passant de la Pacifique à la Centrale. Même division que les Stars de Dallas pour créer une rivalité. L’équilibre est là. Ça va se faire plus vite que l’on pense, j’en suis persuadé puisque le dossier de l’équipe de l’Arizona traine depuis trop longtemps et on semble être à court de patience. Quoi que…

Québec?

Le mot clé de ce texte est équilibre. Les divisions et les associations le sont. De ce fait, j’ose affirmer qu’il n’y a point de salut pour les amateurs de la vieille capitale, outre qu’un déménagement des Sénateurs d’Ottawa dans la province voisine. C’est triste, mais c’est comme cela.

Jamais, selon moi, les Hurricanes de la Caroline ne déménageront au pays de Justin Trudeau, idem pour les Panthers de la Floride.

Le bourbier semble pris dans la capitale fédérale, et ce, autant sur la patinoire qu’au sein de l’administration. Poursuite et contre poursuite envers le propriétaire Eugene Melnyk. Conflit entre les femmes des joueurs. Échange laborieux de Karlsson et Hoffman ainsi que l’échange Kyle Turris-Matt Duchene qui est un échec retentissant, le club étant à la dérive depuis. Malaise d’accorder des contrats lucratifs aux meilleurs joueurs. Un amphithéâtre mal situé. Le projet des plaines LeBreton avorté. Aréna dégarni en finale de conférence en 2016. Ubergate, et j’en passe! On dirait qu’il n’y a pas d’espoir, c’est une spirale sans fin.

Changer quatre trente sous pour une piastre.

Pour Gary Bettman, ce serait changer le mal de place en quelque sorte. Un petit marché canadien pour un autre. Aucun impact sur les marchés américains. Vous souvenez-vous de sa face d’enterrement à l’annonce de déménagement des Thrashers d’Atlanta pour les Jets de Winnipeg? En soi, déménager Ottawa à Québec ne serait ni un bon coup, ni un échec et je pense que le contexte faisant, Gary Bettman en sortirait même gagnant quant à son image et son héritage. Tous et chacun comprennent la situation et la délicatesse des deux. Est-ce moi, ou on dirait même qu’Ottawa est prêt à perdre son équipe?

Ce serait triste de voir un marché canadien perdre son club, or le nombre d’équipe canadienne demeurerait sommes toutes à sept. Les conséquences seraient minces et les partisans du Québec en sortiraient gagnants.