Si l’argent pouvait parler /

Un échec lamentable de bas en haut. Une débâcle que personne ne mérite de vivre, pas même Eugene Melnyk des Sénateurs. Si l’argent poussait dans les arbres je me pousserais d’ici, changerais d’identité et me renommerais ‘Pablo Stepanek’ ou un nom complètement dérisoire. Ce serait toujours mieux que d’être lié de près ou de loin aux Alouettes qui n’ont toujours pas réappris à voler. Ni même à courir, ni même à défendre les quelques verges nécessaires afin de ne pas paraître pour une famille sur le point de se scinder en 3. Les joueurs, les dirigeants, et les fans…

Si l’argent avait des oreilles, il aurait pris le temps d’écouter les conseils de son ami portefeuilles qui lui a dit d’attendre avant de s’envoler vers la énième ville du vice avec la ferme intention d’éblouir tout le monde. Ce n’est pas de sa faute, un show de boucane peut durer des années, mais il fallait demeurer patient. L’argent n’a pas de patience, l’argent n’a pas d’odeur, mais parions aujourd’hui que l’argent a bien des regrets.

Pendant que l’argent enguirlandait la monnaie qui l’accompagnait sur le terrain, le PDG de l’entreprise s’estimait chanceux de pouvoir compter sur des partisans fidèles au poste. Les pauvres, ils ne savent pas que je m’en fous éperdument dans le fond. Mon chèque m’attend à la fin de l’année, la retraite sera bonne, et ils auront tout perdu. Reed, les joueurs ne doivent plus rien aux partisans. Les partisans doivent le respect aux joueurs qui endurent depuis trop longtemps la médiocrité que TU leur as offerte. Aucune munition, aucune chance de survie. À cause de toi, et seulement toi, le café que tu leur sers ne leur offre que diarrhée et reflux gastrique. Change le filtre de ta cafetière, change de disque, pire même, abonnes-toi à Spotify, parce que tôt ou tard, l’équipe jouera ailleurs et ce sera sans toi.

Tu as su créer la pire ambiance sportive des 10 dernières années à Montréal. Presque pire que l’ère Pierre Gauthier à Montréal avec le Canadien (je me rétracte. C’est encore pire). Pire que les insuccès passés de l’Impact de Montréal (une équipe toujours en pleine émergence). Tu as su créer la pire atmosphère, la pire ligne offensive ainsi que la pire équipe de receveurs que j’ai eu la malchance d’observer. Arrêtons de blâmer le départ de Calvillo, de ruminer le départ à la retraite de piliers défensifs de la formation ou encore l’arrivée de Trestman et Jim Popp avec l’ennemi. Il n’y en a plus de rivalité Reed. La Ligue canadienne de Football n’a jamais paru aussi ridicule que lorsque les Moineaux foulent le terrain. La dynastie n’est plus. Et c’est de ta faute.

Si l’argent pouvait parler, il dirait qu’il aurait fallu attendre avant d’embarquer sur le terrain. Normalement, money talks, mais ‘money’ veut prendre son temps et ne pas gaspiller sa dernière chance de s’établir dans le football professionnel. Tu as jeté Manziel près du loup (la véritable expression est censurée, pardon pour ça), le loup l’a regardé et l’a laissé partir. C’est à ce point que les Alouettes sont pathétiques. Et je le dis avec toute ma colère. Je n’ai pas quitté le navire. Cette équipe est ‘la mienne’ depuis mes 5 ans et le demeurera jusqu’à ma mort – ou leur déménagement – mais d’ici-là, je regarderai la situation aller avec dégoût et désarroi.

Tes joueurs méritent mieux. Les partisans méritent mieux. Manziel mérite mieux – en dépit de ses écarts de conduite par son jeune passé -. Mais toi Reed, tu ne mérites plus rien. I’m done.

Money talks.