Par Jean-Luc Autret

Si on compare la récolte de 2014 aux espoirs de 2018, nous sommes mieux de baisser nos attentes. Lors des jeux de Glasgow en Écosse il y a quatre ans, la délégation canadienne avait récolté trois médailles grâce à Samir El Mais (81 Kg – or), Ariane Fortin (75 Kg – argent) et Mandy Bujold (51 Kg – bronze). Considérant le peu d’expérience de notre délégation, cette fois-ci, nos espoirs reposeront sur des tirages avantageux.

Nous profitons de l’ouverture de ces jeux, qui rassembleront plus de 4000 athlètes provenant de 70 pays, pour vous présenter chacun de nos athlètes d’ici ainsi que le nouvel entraîneur qui est rentré en poste en septembre dernier.

Médailles des Commonwealth 2018

João Carlos Soares Gomes de Barros – entraîneur-chef

Suite à un interminable processus de sélection, Boxe Canada a finalement présenté son nouvel entraîneur il y a six mois. Fort de ses 33 annnées d’expérience en tant qu’entraîneur, il a d’abord débuté sa carrière à Cuba où il a effectué ses études et travaillé pendant huit ans au sein du programme de développement provincial de Villara Clara avant d’être recruté par le Brésil pour établir leur programme national centralisé.

Il a été l’entraîneur de quatre médaillés lors de Championnats du monde ainsi que quatre médaillés olympiques en autant de participations, incluant une médaille d’or lors des Jeux olympiques de Rio 2016 dans la catégorie des 60 Kg, soit le Brésilien Robson Conceição.

Barros détient les certifications d’entraîneurs AIBA 3-étoile, APB et WSB en plus d’être un instructeur international pour ces cours AIBA. En plus de ses crédits en boxe, João Carlos Barros parle également le français, l’anglais, l’espagnol et le portugais, ce qui facilite la transition et son intégration.

Thomas Blumenfeld – 64 kilos

Aujourd’hui âgé de 20 ans, Thomas a eu le temps d’être champion national junior à trois reprises aux États-Unis. Originaire de Mansonville en Estrie, il a grandi à Albany et il s’est entraîné à Boston sous les conseils d’Hector Bermudez, l’entraîneur de Javier Fortuna, champion WBA à 130 livres en 2015. Puisqu’il détient les deux nationalités, il a choisi de représenter le Canada et il est devenu le champion canadien junior à 52 kilos en janvier 2015.

Il y a un an, il s’est incliné en finale à 56 kilos aux championnats canadiens, dû entre autres à une trop grande déshydratation. Thomas a grimpé de deux divisions dans la dernière année, passant des 56 au 64 kilos, il profite ainsi du départ d’Arthur Biyarslanov. Beaucoup plus à l’aise à ce poids, Blumenfield a remporté un tournoi en Irlande en septembre dernier.

Harley-David O’Reilly – 81 kilos

Originaire de Kamloops en Colombie-Britannique, Harley-David a grandi en Outaouais en banlieue de Gatineau. Il a commencé à pratiquer la boxe il y a seulement cinq ans, il était alors âgé de 24 ans. C’est Éric Bélanger du club Final Round qui le forme et qui lui permet de progresser jusqu’au sommet canadien.

Mécanicien de profession, le boxeur s’investi davantage depuis environ deux ans parce que son nouveau travail au Casino lui offre plus de souplesse. Il s’adjoint les services d’un préparateur physique et les succès se multiplient depuis.

D’abord, il remporte les gants dorés québécois en octobre 2016, puis il se rend à Cuba en janvier 2017 pour participer à un camp d’entraînement de onze jours. Quelques semaines plus tard, il remporte le Défi des champions au Québec et obtient son billet pour se rendre aux Championnats canadiens.

À Québec, lors des nationaux, il remporte ses trois combats face aux représentants de la Saskatchewan, de la Colombie-Britannique et celui de l’Alberta en finale. Maintenant membre de l’équipe nationale, il s’entraîne quotidiennement à Montréal au Centre national de haute performance depuis juin dernier.

O’Reilly s’est déjà signalé sur la scène internationale en réussissant à vaincre le Cubain détenteur du titre de champion du monde junior lors d’un duel à Regina. Il a poursuivi son apprentissage en se rendant ensuite en Pologne, au Mexique et en Irlande. Harley-David compte 45 combats amateurs et une fiche de 3-4 sur la scène internationale depuis 10 mois, il est actuellement classé 46e au monde dans sa division.

Sabrina Aubin – 57 kg

Âgée de 33 ans, Sabrina Aubin a découvert le noble art à 21 ans, c’est le film « Million dollar baby » et une blessure au genou qui l’ont amené à passer du basketball à la boxe. Depuis 2014, la protégée de Danielle Bouchard au club BoxeMontréal.com domine la scène canadienne chez les 57 kilos. Évidemment, la kinésiologue de formation a eu l’opportunité de se faire valoir à l’internationale.

Avec plus de 90 combats amateurs, la boxeuse originaire de St-Jean a remportée des tournois un peu partout sur la planète. Elle s’est notamment illustrée à Argenteuil en France en 2015 en remportant ses trois combats et la médaille d’or du tounoi Montana. Quelques mois plus tard, Sabrina obtient la même récompense aux Ringside aux États-Unis en dominant une Américaine puis une Russe.

L’année suivante, elle se rend aux championnats du monde à Astana auKazakhstan. Elle domine la représentante de l’Ouzbékistan en ouverture du tournoi, puis elle s’incline en huitième de finale contre la boxeuse originaire de l’Azerbaïdjan. Soulignons aussi qu’en 2017 elle remporte une médaille d’argent lors des Continentaux au Honduras et une médaille de bronze lors d’un tournoi en Bulgarie. Sabrina est actuellement 22e au monde dans sa catégorie.

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