Parlez-en à Régis Lévesque, les combats locaux ont toujours suscité beaucoup d’intérêt. Samedi, les amateurs auront droit à un autre de ces duels remplis d’émotions alors que Steven Butler (24-1-1, 21 KO) fera face à Jordan Balmir (10-0-0, 6 KO) sur le ring du Centre Vidéotron à Québec, lors d’un événement présenté par Eye of the Tiger Management.

C’est Jordan Balmir qui a lancé le défi à Butler, en juillet dernier après avoir passé le KO à son rival. Moins de 24 heures plus tard, Steven Butler et son équipe l’avaient relevé. « Balmir va se demander pourquoi il m’a « challengé », mais il est courageux! », a signalé Butler lors d’un entretien avec Le Journal de Montréal. Le duel est d’autant plus intéressant que les deux hommes ont déjà mis les gants ensemble.

En prévision de cet affrontement à saveur local, après avoir évoqué la carrière de Jordan Balmir, voici quelques mots pour mieux connaître Steven Butler.

D’hyperactif à boxeur

Généralement, les jeunes qui s’inscrivent à un gym de boxe le font à la suite d’une invitation ou à la suggestion d’un ami ou d’un parent. Steven, lui, a pris cette initiative en solitaire. « À 12 ans, j’étais hyperactif au point où parfois mon professeur me faisait faire des push-up à l’arrière de la classe pour me calmer. J’ai pratiqué plein de sports tels que le hockey, le basketball, le baseball et le soccer avant de m’inscrire au club Champion. J’ai dû convaincre mes parents de me laisser essayer la boxe et leur faire valoir qu’après trois mois d’entraînement j’avais arrêté de prendre du ritalin », affirme le jeune homme qui a eu 23 ans au début de septembre.

L’entraîneur-chef du club Champion, Rénald Boisvert, a remarqué très rapidement les habiletés du jeune homme. Après deux mois et demi au club, il participe à son premier combat. Pendant trois ans, il fréquente le gym avec plus ou moins d’assiduité; c’est à 15 ans qu’il devient plus sérieux. Steven Butler a participé à 56 combats amateurs et il ne s’est incliné qu’à cinq reprises. Dans les deux dernières années, en 2012-2013, le flamboyant boxeur n’a perdu qu’une fois en 36 combats en plus d’enregistrer 13 KO.

Il a bien sûr remporté une pléiade de titres, par exemple Champion de la Coupe du Québec (cadets) en 2009, Champion des gants d’argent et dorés (juvéniles) en 2010 et Champion des gants dorés (juniors) en 2012. En 2013, Steven évolue chez les séniors même s’il n’a que 17 ans. Il rafle tout sur son passage et est sélectionné sur l’équipe du Québec et sur celle du Canada, en plus de décrocher la Coupe Adidas, les gants dorés et le championnat canadien.

Sans aucune hésitation, le droitier nous affirme qu’il garde trois moments-clés de son passage chez les amateurs. « À l’âge de 15 ans, j’ai été invité à participer à un tournoi en Pologne et je l’ai remporté dans ma catégorie. En 2013, je n’avais plus tellement d’adversaires chez les juniors, c’est pourquoi je me suis inscrit aux gants dorés à titre de sénior même si j’avais 17 ans. J’ai remporté les gants dorés québécois et le championnat canadien chez les 69 kilos, deux réalisations dont je suis très fier. Je n’ai qu’un seul regret, c’est celui de ne pas avoir pu affronter l’Olympien Custio Clayton », nous révèle celui qui a préféré évoluer chez les pros plutôt que de viser les Olympiques de 2016.        

Toujours actif

Particulièrement actif en début de carrière, Steven Butler, qui a été nommée « recrue de l’année 2014 » par 12Rounds.ca, a livré pas moins de 9 combats lors de sa première année chez les professionnels, récoltant une fiche de 9-0-0 dont 8 KO en seulement neuf mois d’activités. Cet automne-là fut particulièrement chargé avec cinq combats en seulement dix semaines pour l’athlète alors seulement âgé de 19 ans.

L’année 2015 fut aussi fort occupée pour Butler, qui a disputé 5 combats, dont un pour la ceinture NABF Junior. Ce duel contre Jaime Herrera (12-3-0) en juin 2015 a d’ailleurs marqué la carrière de Butler, puisqu’il s’est terminé par un verdict nul majoritaire. Butler viendra finalement à bout de Herrera trois ans plus tard, en mars 2018, obtenant au passage le titre International de la IBO chez les 154 livres. 

Entretemps, Steven Butler a toutefois fait ses classes, parfois à la dure. En mars 2016, il a mis la main sur le titre vacant IBF Jr en s’imposant sur le Bosniaque Sladan Janjanin, puis l’a défendu deux mois plus tard en obtenant un TKO au 9e round sur Ferdinand Pilz de l’Allemagne, qui était jusqu’alors invaincu. En octobre, pour son 5e et dernier duel de l’année 2016, Steven Butler a été expéditif en stoppant l’Albertain Janks Trotter dès le premier round, un gain qui lui a valu la couronne IBF Nord-Américain.

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