Attention !

 Il s’en vient à la vitesse de l’éclair. Vous devrez vous y prendre tôt si vous désirez le voir passer.

 Thomas Fafard n’a que 20 ans. Il possède tout l’avenir devant lui. Malgré son jeune âge, son bagage d’expérience se structure solidement et prend de l’ampleur. Il offre des prouesses impressionnantes.

 Nous l’avons rencontré dans sa ville natale de Repentigny, là où son talent prend son origine. Bien sûr, il faut remonter à quelques années seulement pour découvrir ses débuts. Au primaire, alors qu’il essayait tous les sports, il réalise ses atouts en athlétisme, particulièrement en cross country. Début du secondaire, concentration athlétisme, il s’amusait. Deux années plus tard, il décide d’abandonner ses autres disciplines sportives afin d’apporter toute son attention sur la course à pied.

 Source: Jules Baril

Déjà sous les feux de la rampe.

 

Quand il devient champion canadien chez les juniors lors de la finale à Edmonton, il comprend qu’il lui faudra du sérieux. Heureusement, contrairement à son frère Alexis, il adore jouer dehors plutôt que les jeux vidéo, me confie-t-il, petit clin d’œil en coin.

 Dany Allard et Ariane Bouchard se succèderont comme instructeur mais l’an dernier, alors qu’il progressait rapidement et qu’Ariane débutait une carrière en enseignement, il lui fallait apporter des modifications.

 En 2017, il établit le meilleur chrono de l’année chez les juniors pour un 5000m avec 14 :15 et se qualifie pour les jeux Pan-Am juniors au Pérou où il terminera 2e lors de la finale, battu par des poussières par un Colombien. L’an dernier, il obtient un 14 :33 mais se blesse à la cage thoracique, une blessure possiblement causée par sa passion pour l’escalade. Il décide alors d’apporter des changements importants. « Je ne voulais pas perdre la piqûre».

 

Le regard d'un athlète sérieux qui veut percer la scène de l'athlétisme.

 

Celui qui célèbrera son 21e anniversaire de naissance le 6 décembre prochain vise les standards olympiques. Pour Tokyo, il risque d’être trop tard mais ceux de 2024 à Paris deviennent très attrayants. Le 1500m pourrait s’avérer une belle option dont sa marque personnelle est de 3:42 réalisée au Peps à Québec.

 Le voilà maintenant avec le club civil de l’université Laval car il y amorcera officiellement ses études l’hiver prochain. À partir de ce moment, il joindra le Rouge & Or. Celui qui a terminé 3e récemment au championnat canadien sur piste à Claude-Robillard avec un temps de 13:58 risque d’attirer les regards sous la tutelle de Félix-Antoine Lapointe.

 Pour le moment, il court de 95 à 100km par semaine mais ce chiffre augmentera assurément au cours des prochaines années. Voilà pourquoi il ignore dans quelle sphère il choisira d’étudier. Le domaine de l’intervention sportive l’attire. Conscient qu’il ne dispose pas d’une grande facilité d’apprentissage, il pourrait également se diriger vers l’entreprenariat et fonder sa propre compagnie.

 Source: Jules Baril

Une future étoile pour le Rouge & Or.

 

Il revient d’un camp d’entraînement à Park City en Utah, en altitude. Malheureusement, il est rentré au bercail avec une entorse à une cheville qui l’incommode toujours. Rien de très sérieux cependant. Il précise qu’il ne se retrouvait pas à son maximum lorsqu’il s’est présenté à Dollard-des-Ormeaux. Il voulait cueillir la bourse et c’est ce qu’il a fait.

 Thomas travaille au Coureur Nordique à Québec en compagnie de Jimmy Gobeil, très fier de le compter à ses côtés. D’ailleurs, l’aspect financier tracasse Thomas comme la plupart des athlètes amateurs, toujours à la recherche de commanditaires majeurs qui pourraient le supporter.

 Plusieurs courses importantes figurent au programme d’ici la fin de 2019. Le 8 septembre, le championnat provincial sur 10km à Québec, le 12 octobre, l’Interloque au parc Maisonneuve, cross de 8km, les provinciaux de cross sur 10km le 26 octobre, championnat canadien sur 10km en Colombie Britannique et peut-être une présence pour le 5000 indor au Collège de Boston le 7 décembre car tout dépendra de son rendement lors de l’événement précédent.

 Source: Jules Baril

N'ayez crainte, il ne trébuchera pas.

 

Thomas dit n’être pas difficile à diriger. « Je ne pose pas de question et je fais ce que mon instructeur me dit. »

 Inutile de dire que ses parents suivent attentivement les péripéties de leur fils, particulièrement son père Sylvain, qui a déjà couru le 5km sous la barre des 15 minutes ! « Mon père enseigne l’éducation physique et a même fait le trajet en avion jusqu’à Portland en Oregon cet été afin d’assister à l’une de mes courses. »

 Lentement mais sûrement, la pression commence à se faire sentir pour Thomas. « Je me suis bien amélioré sur cet aspect. Il n’y a pas très longtemps, je paniquais au moindre petit détail. Maintenant, j’arrive à bien contrôler mon attitude même si je reconnais que je ressens la pression de toujours être efficace. Ne vous inquiétez pas, je dors merveilleusement bien », a-t-il conclu.

Le regard d'un champion !