"Our hockey team sucks", ce seront les paroles prononcées par les partisans des Maple Leafs de Toronto, si on leur demande leur avis sur l'équipe de hockey locale. Rien à voir avec l'équipe de baseball, les Blue Jays, représentants canadiens en MLB, qui ont effectué un brillant parcours cette saison avant de céder en demi-finales du championnat. Le hockey torontois, c'est pas trop ça. Depuis dix ans, les Bleus et Blancs n'ont participé qu'une seule fois aux séries éliminatoires, et ce lors de la saison 2012-2013 raccourcie par le lock-out.

Cet été a été marqué par des changements radicaux au sein du staff de l'équipe canadienne. Une nouvelle ère est arrivée sur les bords du Lake Ontario. Le grand chambardement est le suivant: Mike Babcock, entraîneur renommé des Detroit Red Wings et de l'équipe nationale canadienne (champion de la Coupe Stanley en 2008 et deux fois champion olympique), a déposé ses bagages dans la ville cosmopolite. Au sein de la direction, Lou Lamoriello est l'autre nom qui a retenu l'attention pendant la pause estivale. DIrecteur général des New Jersey Devils durant 28 ans, l'Américain de 73 ans a décidé de prêter ses soins aux Maple Leafs. Avec Brendan Shanahan en tant que président, les Leafs ont du beau monde derrière le banc. Mais qu'en est-il sur la glace?

 

Babcock (nhl.com)

 

Le meilleur buteur de ces dernières saisons, Phil Kessel, s'en est allé à Pittsburgh, en échange de jeunes espoirs dont Kasperi Kapanen, le fils de Sami (ancien attaquant des Flyers de Philadelphie notamment) et de Nick Spaling, un très bon "two-way player". James van Riemsdyk aura pour tâche de mener l'attaque des Leafs, 24ème la saison dernière dans la ligue. Neuf nouveaux joueurs ont été intégrés dans l'effectif disputant sa 99ème saison en LNH. La chimie a-t-elle pris?

Réponse non. Nuance, pas pour l'instant. Le bilan des Leafs est actuellement de 1-5-2. Leur seule victoire a été acquise face aux Blue Jackets de Columbus, qui a connu un départ catastrophique de 8 défaites d'affilée, un peu l'inverse du Canadien de Montréal qui bat des records en ce moment. Mais, revenons à nos oignons. Mike Babcock l'a assez martelé dans la presse en ce début de saison: tout le monde doit s'investir à 200% sur la glace du Air Canada Centre. Une éthique de travail exigée qui a souvent fait recette dans le Michigan, avec les Red Wings. L'équipe n'était pas la même. 

Toronto a quand même montré du mieux en ce début de saison. Prenons par exemple, le match d'ouverture perdu 1-3 face au CH. Les Leafs ont souvent buté sur le meilleur gardien de la planète, Carey Price. Et, sans mauvais jeu de mot, les hommes de Babcock en ont payé le prix sur le résultat final. 

 

Matthias (nhl.com)

 

Daniel Winnik, Shawn Matthias et Mark Arcobello sont tout de même des recrues intéressantes ajoutées au contingent. Beaucoup d'énergie de leur part et c'est exactement ce que recherche Babcock, intransigeant avec son groupe qui entend bien lui offrir des victoires. Ce qui n'est pas encore le cas. La défense a tout de même du bon avec le prometteur Morgan Rielly, excellent dans ses percées offensives et avec la sûreté et le métier de Matt Hunwick. Dion Phaneuf, déjà auteur de six points (meilleur compteur), serait une belle monnaie d'échange pour un "blockbuster" au cours de la saison. Dans la cage, Jonathan Bernier assure plus de 90% d'arrêts.

 

Rielly (nhl.com)

 

 

Le travail sera long, mais comme on dit souvent, il faut souffrir pour être beau.

 


En savoir plus sur http://hockeymagazine.e-monsite.com/pages/lnh/toronto-a-la-sauce-babcock.html#8A6uHWYg8VQM4jvP.99