Pourtant, il me la faut à chaque matin. Incapable de m’en passer, j’ai tellement entendu des aspects positifs à son sujet. D’autant plus qu’elle s’avère nourrissante, particulièrement pour les adeptes de la course à pied. Sa forte dose de potassium peut même vous éviter de souffrir de crampes musculaires.

 Sans vraiment représenter un expert en nutrition, j’écarquille toujours les yeux quand je remarque que les organisateurs de marathons osent la distribuer durant leurs épreuves.

 Encore tout récemment, au marathon de Barcelone, la banane a fait acte de présence !

 

Il faut surveiller ce que l'on ingurgite durant une course, en particulier un marathon, surtout dans les derniers kilomètres.

 

On m’a toujours dit que ce fruit devait être mangé, de préférence le matin, comme pour  le petit déjeuner par exemple. Facile à comprendre car il semblerait que la banane constitue un fruit difficile à digérer et pourrait causer des nausées suite à de gros efforts. En fait, idéalement, on doit jouer de prudence quand vient le temps d’ingurgiter une banane qu’il ne faut pas mélanger avec n’importe quel autre aliment.

 Alors, je n’arrive pas à m’expliquer que les coureurs puissent en prendre lors d’un marathon. Le pire c’est qu’habituellement, on voit apparaître les morceaux de banane dans le dernier tiers d’un 42km. Honnêtement, ça me dépasse.

 Déjà que notre système digestif doit subir un choc lorsque nous fournissons ce genre d’effort car la plupart des coureurs se retrouvent à ce moment là avec l’estomac à l’envers. Alors, si on avale un morceau de banane par surcroît, j’imagine le choc à l’intérieur.

 

Certains marathons prestigieux offrent des bananes durant l'épreuve.

 

Je me souviens qu’à mes débuts en course à pied, les experts et les vétérans m’avaient conseillé d’éviter d’en manger. J’ai toujours respecté cette règle et je n’ai jamais été malade durant un marathon. J’avoue qu’il existe peut-être une nouvelle politique à cet effet, ce qui inciterait les organisateurs à en distribuer, même en 2018 car sincèrement, je ne retrouve aucune logique dans ce geste.

 Vous me direz que chacun possède sa propre constitution et son système digestif. Dans mon cas, je dois souvent m’obliger à prendre un gel ou deux lors d’un marathon et Dieu sait comment je représente une bibitte à sucre dans la vie de tous les jours. Lors d’un effort semblable, on doit devenir prudent avec ce que l’on ingurgite.

 À chacun ses règles sur l’alimentation mais je ne peux m’empêcher de grimacer lorsque je remarque qu’elles sont distribuées durant un marathon. Je crois que des morceaux d’orange remplissent davantage leur mission comparativement à la banane.

 

À mon avis, les oranges constituent une meilleure solution.

 

Je ne vous cacherai pas toutefois que la banane se retrouve dans chacun de mes petits déjeuners en temps normal et je respecte cette formule même avant un marathon, en prenant soin de la manger quelques heures avant le signal du départ. Je crois que dans de telles circonstances, elle devient efficace et remplit son rôle de bien soutenir le participant durant le dépassement.

 Le mystère de la banane lors d’un marathon demeure tout entier. En fait, je n’ai jamais entendu des réflexions positives chez ceux ou celles qui ont osé en prendre lors d’un marathon.

 La plupart des coureurs expérimentés évitent cette table. Ceux et celles qui courent un marathon pour la première fois constituent de belles victimes. Toutefois, on dit souvent qu’il faut commettre des erreurs pour apprendre. En ce qui me concerne, je n’ai jamais essayé et cette décision repose tout simplement sur la logique.