Lorsque j’ai reçu l’appel téléphonique qui m’avisait que le député de Richelieu, Jean-Bernard Emond allait me rendre hommage pour mes 100 marathons à l’Assemblée nationale, je croyais sincèrement que l’un de mes amis me jouait un p’tit tour !

 Je ne croyais aucunement l’interlocutrice, Virginie Brault-Lafleur qui m’invitait à assister à cette cérémonie à Québec. Finalement, je me suis aperçu du sérieux de la demande. Je n’en croyais pas mes yeux.

 C’est avec beaucoup de fébrilité que je me suis rendu à Québec malgré la première tempête de neige qui sévissait sur la province lors de cette journée. En fait, rien ne pouvait freiner mon élan pour vivre ces moments exceptionnels.

C'est grâce à l'initiative du député de Richelieu-Yamaska, Jean-Bernard Émond (à gauche) que j'ai pu recevoir ce bel honneur. L'excellent coureur et ami Patrick Charlebois et le député de Maskinongé, Simon Allaire étaient présents lors de cette journée.

 

À quelques minutes avant de pénétrer dans le parlement et subir les vérifications d’usage de sécurité, je suis attablé dans un café non loin. Je propose à Pasquale de lire le communiqué envoyé par le député. Elle remarque que l’on doit apporter une pièce d’identité avec photo pour entrer. Or, j’ai tout oublié à l’hôtel. Je panique. Je pars au pas de course afin de retourner à l’hôtel qui heureusement n’était qu’à dix minutes du café. Ouais, tout un départ ! Pas nerveux du tout le monsieur !

 Après une courte visite dans le bureau de M. Emond qui m’a permis de croiser d’autres députés, dont celui de Maskinongé Simon Allaire ainsi que mon bon ami coureur Patrick Charlebois, j’ai pénétré pour la première fois dans l’enceinte du salon bleu de l’Assemblée nationale. Mais qu’est-ce que je fais là ? Une question que je ne cessais de me répéter dans ma tête.

 Puis, M. Emond a pris la parole pour lire cet hommage. À ce moment, je vous dirais que bien des choses ont traversé mon esprit. Certains souvenirs sont revenus à la surface. Mon Dieu que j’aurais souhaité que mes parents vivent cette importante séquence de ma vie.

Je peinais à contenir mes émotions, la vue embrouillée par des yeux détrempés. Je ne trouve pas les mots pour remercier M. Emond pour son allocution et surtout son geste de générosité. Je lui serai reconnaissant pour le reste de mon existence. Il a démontré une énorme solidarité et surtout posé un geste humain hors du commun. Un tel comportement démontre clairement le genre d’homme qu’il représente.

 

 

J'ai eu le privilège de rencontrer M. Émond dans son bureau au parlement.

 

Par la suite, j’ai eu le plaisir d’assister en direct à la période des questions entre les députés au pouvoir et ceux de l’opposition. Intéressant mais surtout divertissant de surveiller le comportement de chacun lors de cette étape.

 Ma journée devait se terminer par une visite détaillée et privée du parlement durant laquelle j’ai appris beaucoup sur l’histoire de cette institution.

 Lorsque j’ai quitté l’emplacement, la tempête s’était calmée à l’extérieur mais l’intérieur de mon corps venait d’encaisser un solide bouleversement. Encore sous le choc, mais combien heureux et comblé d’avoir traversé ces moments magiques. Il s’agissait d’un petit pas de ma part mais d’un grand pas pour la course à pied au Québec. L’ex-hockeyeur des Canadiens de Montréal Guy Carbonneau a reçu pareil hommage il y a quelques jours, un geste logique au Québec quand on parle de hockey.

J'espère que j'ai ouvert la porte pour d'autres reconnaissances du genre dans le milieu de la course à pied au Québec.

 J’ai alors regardé le ciel. Sans dire mot, la gratitude que je traversais m’exprimait une sensation, particulière. Moi qui la veille de cette cérémonie, passais l’aspirateur à la maison !