Certains diront que je refuse de me plier.

 Peut-être. Chacun a le droit à son opinion et on se doit de les respecter même si nous ne sommes pas toujours en accord.

 Depuis l’invasion de la Covid-19, on cherche des solutions et pas uniquement dans le milieu de la course à pied. Les gens tentent de s’adapter, de se virer sur une pièce de monnaie pour éviter le pire, le marasme, la catastrophe.

 Les organisations de course à pied ne font pas exception. Disons que ça tourne dans les cerveaux des organisateurs.

 Je l’ai écrit il y a quelques semaines, oubliez les événements de course à pied comme dans l’époque précédente pour la balance de l’année 2020. Je ne veux pas me prononcer pour 2021 mais disons que ça n’augure pas vraiment la joie dans nos cœurs. Alors, on doit réagir.

Pour moi, oubliez le virtuel car en 25 ans de course à pied, je n'ai jamais eu de montre, c'est contre mes principes.

 

 Voilà que le virtuel devient la soupape d’échappement. On n’a pas vraiment le choix, si on veut quelque peu ressentir les effets d’une course. Justement, parlons-en de ces effets ? Quels effets ? À part recevoir un dossard et une médaille par la poste, quel est vraiment le plaisir si on veut se parler franchement ?

 Le matin de votre course, vous partez de la maison comme pour un entraînement habituel, vous choisissez le moment qui vous convient le mieux, s’il pleut, s’il fait trop froid, s’il y a des bourrasques de vent, etc., vous ne courrez pas car vous dites que ça ne vaut pas la peine, la course ne vous a pratiquement rien coûté. Et si la température est à votre goût, qu’est-ce qui en est des moyens détournés pour obtenir un chrono qui impressionnera les autres lorsque vous publierez votre résultat ?

 Personne ne vous a vu, personne ne vous a surveillé, vous devenez libre de faire à votre guise, des facteurs qui viennent détruire la valeur d’une course virtuelle comparativement à une course conventionnelle, davantage lorsque l’on s’attarde sur un marathon.

 

Certains coureurs ne voudraient pas prendre le départ d'une course virtuelle avec une mauvaise température.

 

Pour les organisations, le virtuel coûte beaucoup moins cher, pas besoin de chercher des bénévoles, pas de trouble avec la fermeture des rues, aucun souci pour la sécurité, pas de lunch, etc.

 J’en vois déjà rugir à la lecture de ces dernières lignes. Je vous rappelle qu’il s’agit d’une opinion personnelle qui repose sur des faits concrets. Au cours des vingt années qui m’ont permis d’amasser mes 100 marathons, disons que j’en ai vu des entourloupettes de la part de participants pour améliorer leur performance et là, on parle dans le cadre d’un événement planifié, organisé et surveillé.

 De toute façon, je n’ai jamais voulu porter une montre en 25 ans de course à pied. De nature, je respecte les traditions et pas question que je m’achète une montre pour courir un marathon virtuel. C’est contre mes principes et vous savez comment je suis à cheval là-dessus.

 

À mon avis, il serait très étonnant de voir l'organisation du marathon de Boston offrir l'événement de façon virtuelle.

 

Nul n’est mon intention de détruire les courses virtuelles. Je l’ai écrit ci-haut. Je les respecte et qui sait si un jour, je ne tenterai pas de courir un marathon virtuel parce que je n’en pourrai plus de me contenter de mes entraînements réguliers. Je vous dirais que je commence à trouver ça long. Depuis octobre dernier que je n’ai pas couru un marathon, ce qui fait presque huit mois. Il faut remonter à mes premières années pour retrouver un laps de temps aussi long entre deux 42 km. Et si jamais je me décidais d’essayer le virtuel, je devrai nécessairement être accompagné d’un coureur qui disposera d’une montre ! Bouf !

 Vous ne verrez jamais le marathon de Boston proposer le virtuel. C’est impossible car les responsables savent très bien qu’ils briseraient une tradition et qu’ils anéantiraient la vraie valeur de cette journée. Aussi bien suspendre le marathon pendant plusieurs années que de le proposer virtuellement. Vous comprenez ? C’est là où je veux en venir.

 La situation de la Covid-19 évolue graduellement disent les experts. Dans les derniers jours, on a parlé d’une 2e vague, de la mutation du virus et on se demande sérieusement quand tout cela va se terminer.

 

Il reste quelques détails à peaufiner avant d'annoncer officiellement le projet.

 

Dans une époque pas si lointaine, les grands penseurs de ce monde insistaient pour mousser l’achat en ligne. Évitez la cohue, les foules et magasinez de votre salon ! Que dire de ceux et celles qui se targuaient d’avoir acheté un petit coin tranquille, retiré dans le bois, près d’une rivière ou sur un chemin à la campagne, loin de la civilisation, question d’avoir la paix ? À ceux-là, je dis, vous êtes bien servis présentement. De plus en plus, les gens vont porter le masque. Ils deviendront incognitos, enfermés dans leur bulle. Ce que l’humain désirait, on lui offre sur un plateau d’argent.

 Mais, j’ai une excellente nouvelle pour vous. Un projet se trame actuellement. Des personnes s’organisent. Une lueur d’espoir pour les adeptes de la course à pied qui veulent retrouver un événement officiel. Impossible de le divulguer pour le moment car il reste des détails à finaliser. Je vous en donnerai des nouvelles prochainement. Est-ce que je viens de faire votre journée ? En tout cas, j’ai fait la mienne lorsque je l’ai appris !