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Jouer du hockey à la Hurricanes

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« Le défi est plus mental, il ne faut pas les laisser nous décourager »

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« On est toujours en train d'apprendre à bien jouer contre eux »

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« Nous sommes deux bonnes équipes, c'est pour ça que nous jouons encore »

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Match no 2 : « Nous avons joué du hockey "Hurricane" »

Match no 2 : « Nous avons joué du hockey "Hurricane" »

Après le cuisant revers dans le premier match de la finale de l’Association de l’Est, le mot d’ordre a semblé assez simple dans le vestiaire de la Caroline : revenir au bon vieux hockey des Hurricanes. Les résultats ont été à la hauteur des attentes et même s’il a fallu du temps supplémentaire pour en venir à bout, l’organisation a semblé satisfaite de ce qu’elle a vu sur la glace.

L’importance d’imposer le rythme et d’empêcher le Tricolore et son premier trio d’avoir du succès a été au cœur du plan de match de la Caroline.

« C’était un travail d’équipe », a mentionné Jordan Staal. « Ils ont évidemment des joueurs spéciaux sur le premier trio qui peuvent créer des chances et de très bons défenseurs. Notre trio a été solide. Tout le groupe a voulu garder le disque le plus longtemps possible dans leur zone et les empêcher le plus possible d’avoir des chances de marquer et des lancers de qualité. C’était beaucoup plus le style des Hurricanes. »

Même son de cloche de l’entraîneur Rod Brind’Amour qui estime que les Canadiens ne sont pas l’équipe d’un seul joueur ou d’un seul trio. Les Hurricanes ont malgré tout été en mesure d’empêcher certains joueurs comme Lane Hutson de contribuer sur la feuille de pointage.

« On peut faire l’erreur de regarder seulement les points », a expliqué Brind’Amour. « Hutson est capable d’avoir un impact sur la patinoire de plusieurs manières. Il coupe des passes, permet de sortir rapidement le disque de son territoire. Mais il n’y a pas que lui. Ils ont de bons trios, de bons défenseurs. C’est pourquoi le CH joue toujours à cette période de l’année. Ils ont plus qu’un seul joueur à surveiller. Tous les joueurs doivent contribuer, sinon ils ne seraient pas ici. »

Les Hurricanes avaient peut-être un peu de pression sur les épaules, eux qui n’ont pas connu beaucoup de succès depuis 2006 en finale d’association. Si de l’extérieur la victoire d’hier pouvait ressembler à un baume sur une plaie, les Hurricanes ont minimisé l’importance de celle-ci.

« Ce n’est qu’une victoire. Nous devons en gagner trois autres », a laissé tomber Brind’Amour. « Le passé est le passé. Je ne sais pas trop quoi dire de plus. Nous avons bien joué en finale d’association historiquement, mais ce n’était pas assez bon pour gagner. Nous sommes de retour et nous avons bien joué hier. Je ne passe pas de temps à penser à tout ça puisque ce n’est pas important. Nous avons appris avec chaque victoire et chaque défaite et nous en sommes meilleurs. J’ai trop de choses auxquelles réfléchir dans le moment présent pour même y penser. »

« Nous voulions passer par-dessus, mieux terminer et remporter la victoire », a mentionné Staal « C’est une grosse étape dans la série. Nous savions que ce serait difficile de revenir de l’arrière 0-2 sur la route. Nous savions que ce serait un gros match, le CH le savait aussi et nous avons tout donné. Nous connaissons le défi à venir dans un édifice où il est difficile de gagner contre une équipe qui joue bien. Nous sommes donc dans le moment présent et nous ne pensons pas au passé. »

La clé pour le défenseur K’Andre Miller reste de bien amorcer le match, comme ils l’ont fait samedi soir.

« Après le premier match, nous avions besoin d’un meilleur effort », a admis Miller. « Nous savions ce que nous avions à faire pour offrir un meilleur effort. Jouer du hockey à la manière des Hurricanes, nous regarder dans le miroir et faire un meilleur travail. Nous avons dicté le rythme du match et donné le ton à chaque période pour dominer les cinq premières minutes. C’est ce qui nous donne l’ascendant. »

Car au-delà de la foule et de l’ambiance au Centre Bell, les Hurricanes n’auront pas l’avantage du dernier changement pour essayer de nuire aux trios du Tricolore.

« C’est un travail d’équipe », a renchéri Brind’Amour. « Ils ont plus qu’un seul trio dangereux, même s’ils ont des joueurs spéciaux sur le premier trio. Nous comprenons la situation. J’ai confiance en tous mes trios. Jordan est l’un des meilleurs pour arrêter l’adversaire. Évidemment que nous le voulons sur la glace dans ce genre de situations. Mais ils ont d’autres joueurs qui jouent bien aussi. Je ne me soucie pas directement de l’affrontement des trios. Je préfère m’attarder à avoir les bonnes paires de défenseurs sur la patinoire au bon moment. »

Car la Caroline devra maintenant trouver une façon de remporter au moins un match à Montréal si elle espère aller en grande finale.

« Vous devez avoir une bonne équipe », a conclu Brind’Amour. « Vous ne pouvez jouer si tard au printemps sans être bons sur la route. Votre jeu ne peut changer de façon dramatique. Montréal a plus de victoire sur la route qu’à domicile parce que leur jeu ne change pas. »