Qui ne connaît pas cette expression que pour réussir « le talent est nécessaire, mais l’attitude est essentielle »? Attitude est un mot qui a été utilisé à maintes reprises la semaine dernière par le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, lors du bilan de fin de saison de l’équipe la semaine dernière.

 

La poussière n’est toujours pas retombée une semaine plus tard, alors que plusieurs sont toujours en train de chercher à comprendre à quoi le directeur général de la Sainte-Flanelle faisait-il allusion sur la place publique.

 

Est-ce l’attitude face à l’adversité, alors que certains joueurs se voyaient davantage dans la solution et non dans le problème? Est-ce l’attitude au niveau de la « game » telle quelle? Est-ce l’attitude au niveau des intangibles de la « game »? Est-ce l’attitude au niveau de la personnalité de certains?

 

Autant de questions qu’il y a fort possiblement de réponses. Or, en affichant aussi ouvertement ses couleurs sur la place publique, on peut confirmer que le travail et le processus menant aux corrections s’annoncent ardus au cours des prochains mois, afin de s’assurer que les actions qui seront prises soit les bonnes.

 

S’il est question des intangibles, le personnel en place aura fort à faire pour changer cet état de pensée et d’esprit qui n’est pas chose facile et qui ne se règle pas au niveau des « X et des O ».

 

Or, pour cela, il faut réussir à convaincre chaque joueur de s’oublier comme personne dans un but collectif. Il faut les inciter à faire preuve de résilience, de discipline face aux différents détails, dans l’acceptation des rôles et responsabilités, à fournir l’effort, à être de bons coéquipiers, etc. Tout cela représente un travail colossal et de longue haleine.

 

S’il est question de la personnalité de certains, cette tâche appartiendra alors à Bergevin. Il devra sortir de l’équation ceux qui pourraient se montrer réfractaires face à ce changement de culture auquel le Canadien doit s’attarder le plus rapidement possible, question de changer une dynamique très questionnable.

 

Un exercice que plusieurs croyaient déjà fait au cours des dernières années par le directeur général en poste suite aux différents échanges et mouvements de personnels, question de bâtir une équipe à son image. Il semble qu’on ait tout simplement raté la cible.

 

Puis, s’il est question de la « game », eh bien, ce sera la responsabilité du personnel hockey, avec comme chef de file Claude Julien, d’adresser cette situation. On rappelle que Julien est lié contractuellement au CH pour les quatre prochaines saisons.

 

L’entraîneur-chef du Tricolore devra prendre le recul nécessaire et procéder à une certaine phase de remise en question. Il devra aussi poser un regard critique sur son propre travail dans ce passage obligatoire. Tout cela dans le but d’apporter les correctifs et ajustements nécessaires et, au risque de me répéter, cela ne se limite pas juste aux crayons à l’encre sèche et au tableau.

 

Aujourd’hui, la « game » a changé. Les jeunes sont plus audacieux, plus rapides, et même un plus difficiles à diriger dans un contexte où ils veulent de plus en plus devancer les échéanciers. Là où le mot « adaptabilité » prend tout son sens.

 

Lorsqu’on leur parle d’une gestion de la rondelle plus responsable, en jouant les pourcentages, d’un placement de rondelle derrière les défenseurs (le fameux « dumping »), d’un engagement sur les 200 pieds de longueur, d’une discipline dans les détails, malheureusement leur écoute se veut à plusieurs plus sélective qu’autre chose. Surtout, lorsqu’on a à faire à des joueurs d’habiletés de cette nouvelle génération.

 

Une attitude qui demande davantage de liberté et une grande place à la créativité. Si dans le passé, le fait d’avoir un gardien au potentiel d’exception se voulait la porte d’entrée au succès instantané, la réalité d’aujourd’hui est toute autre. La « game » a évolué à vitesse grand « V » depuis les dernières années.

 

Au final, chacun fait partie du problème, mais chacun aussi peut faire partie de la solution. Ce n’est pas une question de désir, mais bel et bien de vouloir.

 

À suivre...

 

Sénateurs : ce n’était pas nécessaire

 

Pour résumer la situation actuelle des Sénateurs d’Ottawa, à mes yeux, il faut se tourner vers le groupe La Chicane, qui nous a déjà dit : « j’ai de la misère, au calvaire ».

Pierre Dorion : « Les choses devront changer »

 

Oui, j’ai toujours de la difficulté à m’expliquer, quelques jours plus tard, de la pertinence des propos de Pierre Dorion lors de son bilan de fin de saison et surtout du but recherché.

Autant je suis un de ceux bien objectivement qui a apprécié l’aplomb et l’assurance de celui-ci devant la meute de journalistes, alors que de façon générale, il a su faire face à la musique, autant je ne peux comprendre pourquoi il a décidé de placer son entraîneur-chef Guy Boucher dans une situation aussi vulnérable aux yeux de tous.

Guy Boucher n’est pas différent de plusieurs autres, il n’est pas une exception à la règle. Il a la qualité de ses défauts et vice versa. C’est un homme de hockey demandant, exigeants, « obsédé » par le processus, mais ultimement, il aura échoué, comme plusieurs autres membres de l’organisation. L’équipe n’a pas été en mesure de reproduire ses exploits suite à la saison magique de 2016-2017.

 

Boucher, en raison de ses expériences négatives du passé, a tenté de modifier sa façon de faire par une approche différente à l’occasion. Or, cela n’aura pas rapporté les succès escomptés.

Pierre Dorion et Guy Boucher 

Boucher, comme plusieurs autres membres de l’organisation, est peut-être tombé dans le piège de chercher des excuses, mais sans nécessairement les afficher ouvertement.

 

L’an passé, les Sénateurs ont joué du hockey de nécessité considérant leurs forces et leurs faiblesses. Ils étaient inspirés en raison d’un ensemble de facteurs, surtout au niveau de l’adversité à l’extérieur de la surface glacée. Une situation qui aura servi de point d’ancrage et d’esprit de corps dans le vestiaire de la formation ottavienne.

 

On ne parlera jamais assez du partenariat joueurs-entraineurs et d’une complicité non-négligeable entre un directeur général et entraîneur dans un milieu aussi compétitif que celui de la Ligue nationale de hockey.

Aujourd’hui, je ne suis pas un de ceux qui dit que Guy Boucher doit être de retour ou non pour la 3e année de son mandat, car je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants pour expliquer la débâcle de la dernière campagne sous toutes ses formes.


En contrepartie, là où on ne fait pas dans les sentiments, il est difficile de penser que Guy Boucher sera de retour derrière le banc de cette franchise en septembre prochain.

 

Le principal intéressé, malheureusement, se retrouve dans une situation non-gagnante suite aux différentes déclarations et commentaires de son DG la semaine dernière, en plus d’avoir une seule saison restante à son entente contractuelle.

 

Bref, voilà un autre entraîneur qui risque fort possiblement d’être congédié pour les mêmes raisons qu’il a été embauché. On dit que ce sont les risques du métier.

 

Hitchcock : tout un entraîneur, malgré tout ce qui se dit!


Certains ont aimé, d’autres moins, mais quoi que l’on en dise, Ken Hitchcock est tout un homme de hockey, et respecté du milieu.

 

Ken HitchcockAprès 22 saisons dans la LNH, celui qui a été reconnu comme un fin stratège, efficace dans la gestion derrière le banc et qui n’aura laissé personne indifférent, a décidé de mettre un terme à sa carrière d’entraîneur chef.

 

Hitchcock a toujours été habité par un grand esprit de collaboration avec la jungle médiatique. Il est un personnage à sa façon et il mérite la reconnaissance du milieu pour le travail accompli au fil du temps.

 

Bonne retraite Monsieur Hitchcock! Je pense tout de même qu’il n’ira pas trop loin et demeurera près des activités de la LNH afin de servir de mentor pour certains.