BUFFALO – Owen Beck s’est assuré de compenser pour l’absence de Juraj Slafkovsky dans ce deuxième match des Canadiens au tournoi des recrues. L’Ontarien de 18 ans a été dominant dans un revers de 4 à 3 contre les espoirs des Devils du New Jersey.

 

Le redoutable tireur Alexander Holtz a compté les deux buts déterminants pour les Devils. Il a nivelé le pointage avec moins de deux minutes à écouler en troisième période et il a conclu la soirée dès la 17e seconde de la prolongation.

 

Après avoir concédé le premier but, William Trudeau, qui a connu un autre fort match, et Filip Mesar ont répliqué pour procurer l’avance au Tricolore. Les Devils ont créé l’égalité en deuxième période et Beck a redonné la priorité à Montréal au dernier tiers avec une superbe pièce de jeu.

Profitant d’un revirement provoqué par Riley Kidney, il a protégé la rondelle avec brio à travers des opposants avant de décocher un tir précis.  

 

La veille, dans une autre défaite de 4-3 contre les Sabres, Beck avait déjà annoncé ses couleurs avec du jeu très solide. Cette fois, il est allé encore plus loin en affûtant ses actions. Il a impressionné par sa vitesse et ses judicieuses décisions offensives.

 

Pour une bonne première impression, le 33e choix au repêchage 2022 peut déjà dire mission accomplie en deux sorties cette semaine à Buffalo. D’autant plus qu’une imposante délégation du Canadien est présente. Des hauts dirigeants, en passant par les recruteurs, les entraîneurs, le responsable des statistiques avancées et les ressources au développement.

 

« Je crois que oui, je voulais avoir un impact sur les matchs pendant ce tournoi et je pense y être parvenu. J’ai été à la hauteur de ma réputation en étant bon sur les mises au jeu et solide dans toutes les zones », a convenu Beck sur un ton satisfait, mais humble.

 

Avant le repêchage, son arsenal offensif avait été critiqué si bien qu’il a chuté légèrement dans les projections.

 

« J’essaie d’ajouter un peu d’attaque, un aspect qui a été remis en doute dans mon jeu la saison dernière. Je crois que j’ai fait du bon boulot de ce côté », a-t-il noté en abordant lui-même le sujet.

 

Beck s’est donné des airs d’un Philip Danault droitier en remportant plusieurs mises au jeu tout en pouvant contribuer offensivement. Il a d’ailleurs visé dans cette direction au moment d’identifier des inspirations.

Beck touche de nouveau la cible!

 

« Les partisans du Canadien sont familiers avec Philip Danault et je songe aussi à Bo Horvat ou le cliché ultime Patrice Bergeron. Danault est bon d’un bout à l’autre et il a aidé l’équipe à obtenir du succès. Je trouve que je pourrais contribuer de cette manière », a prononcé Beck qui était encouragé par une délégation d’une douzaine de personnes de sa famille.

 

« C’est une belle comparaison pour lui, il a gagné plusieurs mises en jeu. C’est un joueur intense et il a compté un autre but. Il démontre une belle rapidité aussi, c’est impressionnant même dans ses mouvements latéraux », a vanté l’entraîneur Jean-François Houle qui le trouve bon pour gérer la pression à son âge.

 

Harris est prêt pour le vrai camp 

 

Outre Beck, le défenseur Jordan Harris recevra également un excellent rapport. Véritable présence stabilisatrice pour son équipe, et son partenaire Mattias Norlinder, il s’est impliqué de multiples manières.

 

Durant ses dix matchs avec le Canadien la saison dernière, il a prouvé qu’il pouvait appuyer l’attaque à certaines occasions et il a répété ce modus operandi.

 

« J’ai beaucoup aimé son jeu. Je l’ai trouvé agressif, il a remporté plusieurs batailles. Il est très bon devant le filet pour tasser les adversaires. Il n’est pas le plus gros, mais il est plus fort physiquement que je pensais », a souligné Houle.

 

Ce ne serait pas surprenant qu’il ne dispute pas le dernier match, dimanche.  

 

Sans Slafkovsky, le choc entre les talentueux espoirs slovaques avait perdu de sa saveur. Tout de même, Mesar s’est assuré de s’illustrer en comptant le deuxième but des siens. Durant un avantage numérique, il a rapidement faufilé son tir entre les jambières du gardien adverse.

 

Son ami, et défenseur des Devils, Simon Nemec a démontré toute une stabilité. Superbe à voir contrôler l’action, Nemec a déployé de belles feintes et on l’entrevoit déjà devenir un pilier de la brigade défensive des Devils pour de nombreuses années.

 

D'autres points en banque pour Trudeau

 

Pour une deuxième partie d’affilée, Trudeau s’est distingué par son efficacité. En plus de son but, il a ajouté quelques mises en échec à son répertoire à ce camp des recrues. Le défenseur originaire de Varennes semble toujours positionné de manière stratégique.

 

Son seul moment moins réussi est survenu sur le but de Parent alors que lui, Miguel Tourigny et Pierrick Dubé ont peiné à quitter la zone défensive.

 

Quant à Emil Heineman, il a bien joué tout en manquant de finition sur quelques lancers intéressants. N’empêche qu’il a été menaçant en étant un complément intéressant pour Beck.

 

Fidèle à lui-même, Xavier Simoneau a débordé d’intensité. Il a frappé à la porte sans se gêner quitte à se faire écraser par les défenseurs.

 

Mention particulière à Xavier Parent qui s’est démarqué parmi les espoirs des Devils. Détenteur d’un premier contrat dans la Ligue américaine, Parent avait aussi gagné des points lors du camp de développement.

 

Parent a compté contre Riley Mercer, un gardien invité par le Canadien, qui a eu le privilège d’affronter l’équipe de son grand frère, Dawson, qui a brillé à sa saison recrue.