RDS et RDS Info présenteront à compter de 15 h 30 la conférence de presse au cours de laquelle Geoff Molson et Marc Bergevin feront leur bilan de la dernière campagne. Cette émission spéciale sera aussi présentée sur le RDS.ca.

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MONTRÉAL – Max Pacioretty a réitéré son souhait de poursuivre sa carrière à Montréal, mais il est devenu de plus en plus serein face à la possibilité que les dirigeants en décident autrement.

 

Très lucide, le vétéran de 29 ans n’a reculé devant aucune question dans le cadre du bilan de l’équipe. Plus tôt cette saison, il a déjà reconnu qu’il s’était laissé affecter par les rumeurs de transactions le concernant.

 

Maintenant, il comprend qu’il ne peut rien y faire.

 

« Dans un monde idéal, j’aimerais demeurer un Canadien pour la vie, mais on sait que le contexte n’est pas idéal présentement. Évidemment, il y a des choses qui vont changer », a-t-il d’abord prononcé.

 

On pouvait aisément sentir que Pacioretty n’était pas persuadé qu’il allait entamer la prochaine saison dans le même vestiaire.

 

« Autant que j’aime ça ici, il faut quand même connaître du succès. Si quelque chose arrivait, je ne réagirai pas comme un bébé. C’est un privilège de jouer dans la LNH et pour le Canadien. J’espère que ça va continuer, mais s’ils ont d’autres plans... », a commenté Pacioretty avec une formule différente.  

 

« J’ai toujours trouvé que Montréal était le meilleur fit pour moi, mais si ce n’est pas le cas pour eux... », a-t-il ajouté plus tard.

 

« En même temps, ce serait injuste envers ma famille de ne pas se concentrer sur les choses importantes dans la vie. Peu importe ce qui arrive, je présume que je suis prêt pour ça. »

 

Lorsqu’un confrère lui a demandé s’il avait reçu un engagement des dirigeants selon lequel il allait demeurer avec le Tricolore, il a répondu qu’il ne voulait pas spéculer.

 

Parmi les choses plus claires à démêler, c’est que Pacioretty a vécu une année difficile mentalement.

 

« Ce serait mentir de prétendre le contraire, on est tous des humains. Je l’ai dit tellement de fois auparavant, j’adore jouer à Montréal et j’en retire beaucoup de fierté. J’ai eu beaucoup de succès ici et j’en suis bien content », a évoqué le gaucher.

 

Bien sûr, l’aspect contractuel occupe un poids considérable dans l’équation que l’état-major doit résoudre. Pacioretty écoulerait la dernière année de son contrat en 2018-2019 s’il ne s’entend pas sur une prolongation. Il accepterait de commencer l’année ainsi, sauf que...

 

« Oui, mais ce ne serait peut-être pas le scénario idéal pour l’équipe et l’organisation. Dans cette situation, je présume qu’ils voudraient s’engager à long terme pour ne pas perdre un joueur avec un contrat qui expire. C’est normalement comme ça que ça fonctionne », a-t-il convenu.  

 

Laisser le « C »? Pas question

 

Cette saison, plus particulièrement, Pacioretty a tenu à retirer son masque de superhéros qui vient souvent avec la réalité des athlètes professionnels. Il a voulu utiliser sa tribune de capitaine pour exposer ce fait.

« Nous sommes tous humains! »

 

« J’ai essayé de montrer le côté humain dans tout ça, c’est un élément qui est souvent oublié avec les réseaux sociaux et les médias. On est supposés être des superhéros qui n’ont pas de mauvaises journées. Mais la réalité, c’est que ça nous arrive souvent surtout dans un milieu jugé sur les résultats. J’essaie d’être le même père quand je retourne à la maison, je ne veux pas ramener ces émotions [négatives] à la maison. Je suis meilleur à ce sujet maintenant », a commenté le numéro 67.

 

Il faut dire que la pression est considérable sur ses épaules. En plus de devoir être le meilleur buteur du club, il doit assumer le mandat de capitaine. Comme le faisait remarquer le collègue Luc Gélinas, il est souvent laissé à lui-même pour répondre aux questions des journalistes. Malgré tout, il assure qu’il s’amuse encore dans ce rôle.

 

« Oui, c’est encore amusant. Parler aux médias, ça fait partie des tâches. La pression, ça ne me dérange pas. Les bonnes équipes sont celles qui parviennent à bloquer les diversions de l’extérieur », a répondu Pacioretty en souriant en pensant au visage qu’il aurait eu à 10 ans si on lui avait dit qu’il deviendrait le capitaine du Canadien.

 

Voilà pourquoi Pacioretty a répondu très brièvement, mais de façon on ne peut plus claire à Chantal Machabée quand elle a lui demandé s’il accepterait de jouer la saison prochaine à Montréal sans le « C » sur son chandail.

 

« Non », a-t-il répondu.

 

Comme un capitaine doit le faire, Pacioretty n’a surtout pas essayé de limiter ses torts.

 

« Je sais que c’était une année très difficile pour l’équipe et pour moi. J’assume l’entière responsabilité de ça et je ne veux pas utiliser d’excuses. Je sais comment j’ai joué cette année et c’était clairement une année en baisse. Ça ne m’était pas arrivé avant au niveau des statistiques », a déclaré Pacioretty qui s’est contenté de 17 buts en 64 matchs après des saisons de 35, 30, 37 et 39 buts.

 

Convaincu d’être aimé des partisans

 

Les commentaires négatifs à l’endroit de Pacioretty ont été nombreux durant la saison. Cela dit, le capitaine assure que sa relation avec les partisans demeure excellente.

 

« Je sais que ça ne sera pas toujours parfait et personne ne l’est, mais je sais que les partisans m’aiment, on me le dit tous les jours. Je ne me fie pas à ce que les médias pensent que les amateurs ont en tête.

 

« Tout est positif à l’extérieur et je le pense vraiment. Je me promène dans la vile tous les jours justement parce que c’est positif. Je n’ai jamais une expérience négative en 10 ans », a soutenu celui qui va toujours considérer Montréal comme sa maison. 

Point de presse des dirigeants (1re partie)
Point de presse des dirigeants (2e partie)
Point de presse des dirigeants (3e partie)
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