MONTRÉAL – Cayden Primeau a grandi dans l’univers du hockey, mais il n’aurait jamais osé imaginer que la foule du Centre Bell scanderait son nom dès son premier match dans l’uniforme du Canadien.

 

« Je ne m’étais jamais imaginé ça, clairement pas. Tu peux en rêver, mais c’était vraiment spécial. Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire », a-t-il confié avec le visage illuminé après la partie.

« Nos deux gardiens ont été excellents »


Pourtant, voilà bien la récompense héritée par Primeau à la suite d’un arrêt magistral lors d’une prestation plus que convaincante de sa part.

 

« J’ai tellement ressenti d’émotions, c’est juste incroyable », a ajouté l’athlète de six pieds trois pouces.                        

 

À vrai dire, Primeau a été tellement touché le geste qu’il en a oublié ce que Carey Price lui a dit quand il est retourné au banc lors d’une pause publicitaire.

 

Bien sûr, le gardien de 20 ans avait déjà été encouragé de la sorte durant son passage plus que réussi à l’Université Northeastern.

 

« Oui, sauf que ce n’était pas comme ça! », a rétorqué le sympathique jeune homme.

 

En plus de gagner de l’expérience lors des matchs et des entraîneurs, Primeau veut augmenter son bagage de connaissances au maximum auprès d’entraîneurs de la trempe de Stéphane Waite.

 

Disons qu’il n’a pas trop le temps de s’informer à propos de l’intérêt des partisans envers son développement.

 

« Je n’en sais pas beaucoup, je sais qu’ils sont grandement passionnés et qu’ils suivent de près les espoirs. Je ne m’en soucie pas trop, je veux juste me rendre au plus haut niveau », a exposé le fils de Keith.

 

Ses coéquipiers ont expliqué qu’ils goûtent, eux aussi, souvent à la médecine de Primeau depuis le lancement du camp d’entraînement.

 

« Il a été sensationnel, je le vois aller au camp, il est très solide. C’est évident qu’il a tout un avenir devant lui et c’est un jeune bien agréable aussi », a dit Jake Evans.

 

« Je ne veux pas le comparer à Price, mais il est calme devant son filet. C’était tout un arrêt alors que deux bons s’en venaient vers lui », a déclaré Jonathan Drouin.

 

Alors que Primeau s’est illustré devant le filet en deuxième moitié de match, Nick Suzuki s’est vu confier une immense opportunité d’exposer ses atouts. Il ne s’attendait sûrement pas à être l’attaquant le plus utilisé de sa troupe, mais Claude Julien n’a pas hésité à choisir cette tangente et les nombreuses punitions du Canadien ont contribué à ce résultat.

 

« Chaque fois que j’allais sur la patinoire, j’essayais d’en tirer le maximum. L’entraîneur m’a utilisé à toutes les sauces et je l’ai vraiment apprécié. On a obtenu quelques chances et j’aurais probablement dû marquer sur ce tir de l’enclave », a indiqué Suzuki.

 

« Je n’avais aucune idée que je serais employé en infériorité numérique, mais j’y suis habitué, je l’ai fait durant toute ma vie. J’étais un peu mêlé pour la première présence, mais je suis devenu plus confiant par la suite », a poursuivi le patineur de 20 ans.

 

« J’ai trouvé qu’il a joué un bon match, c’est un joueur intelligent. On lui donne l’occasion de prendre de l’expérience et de se faire valoir. C’est un centre droitier aussi, il a gagné de bonnes mises au jeu », a noté Julien.

 

Invité à identifier ce qui fonctionne mieux pour Suzuki cette année, l’entraîneur s’est tourné vers cette explication.

 

« Il était un an plus vieux alors il possède l’expérience du camp de l’an passé. Il a aussi gagné en force, il est beaucoup plus fort que l’an dernier et son patin est un peu meilleur. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne manque pas de confiance avec sa dernière saison, il croit vraiment en ses moyens. L’expérience d’un an de plus fait la différence », a évoqué le pilote du CH.

 

Nick Suzuki testé face aux Devils

Ce qu’ils ont dit

 

« Pour être honnête, il a travaillé fort et il a bien joué. Il a été bon tandis que les deux autres ont été corrects à mes yeux. Ce n’est que la première partie préparatoire donc il ne faut pas s’inquiéter, mais c’est mon opinion sur ce trio. Il est probablement celui qui a le mieux joué », a jugé Julien à propos d’Artturi Lehkonen et de ses compagnons de trio : Drouin et Max Domi.

 

« Ç’a bien été, c’est un peu décousu comme hockey, mais on voulait garder le tout simple pour se remettre en forme au niveau de l’exécution », a raconté Drouin sur sa soirée.  

 

« C’est juste merveilleux, les partisans sont si passionnés, c’était vraiment l’un des meilleurs moments de ma carrière », a conclu Jake Evans au sujet de la sensation de marquer le but gagnant au Centre Bell.

ContentId(3.1335460):LNH : Devils 2 - Canadiens 4
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