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MONTRÉAL – Le Canadien a battu les Flames de Calgary par la marque de 2-1 vendredi soir au Centre Bell. Voici nos observations.

La vingtaine pour Toffoli

Tyler Toffoli était empêtré dans sa plus longue léthargie de la saison. Depuis le but qu’il avait marqué à son retour de blessure, il y a deux semaines, il avait été tenu en échec dans six matchs consécutifs. Le franc-tireur est sorti de sa torpeur avec un doublé décisif dans un match que son équipe peut se compter chanceuse d’avoir gagné.

ContentId(3.1387149):Une victoire doublement importante face aux Flames
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Toffoli a atteint le plateau des 20 buts lorsqu’il a logé un tir des poignets dans la lucarne à mi-chemin dans le match. C’est la cinquième fois de sa carrière qu’il touche à la vingtaine dans une saison, mais jamais il n’y était arrivé aussitôt. Il avait eu besoin de 42 matchs pour le faire avec les Kings de Los Angeles en 2015-2016. Il disputait vendredi son 38e match en bleu-blanc-rouge.  

Toffoli a inscrit le but décisif à 15:45 de la troisième période. Il a maintenant 15 matchs devant lui pour égaler sa marque personnelle de 31 buts dans une saison. Ce qui est de bon augure, c’est qu’à chaque fois qu’il a été blanchi dans des matchs consécutifs depuis le début de la campagne, il a secoué sa guigne en marquant dans au moins deux matchs d’affilée.

Ça sera à suivre samedi contre les Sénateurs.

Le retour de Chiarot

Pour la première fois depuis fort longtemps, Shea Weber a mieux paru que son partenaire à la ligne bleue. Le hic, c’est que ce n’est pas tant un compliment pour le capitaine qu’un reproche à celui qui se retrouvait à ses côtés.

On était en droit de s’attendre à ce que le retour au jeu de Ben Chiarot, absent depuis le 10 mars en raison d’une fracture à une main, soit salvateur pour une

brigade défensive qui s’était montrée un brin vulnérable dernièrement. Il le sera probablement dans un délai raisonnable si l’état de santé des troupes offre au CH le luxe de la stabilité. Mais ça n’a pas été facile pour le gros numéro 8 contre les Flames.

Shea Weber, vieillesse ou blessure cacheé?

Chiarot a donné un 2-contre-1 en trébuchant à la ligne bleue adverse en début de match. Au moins deux de ses tentatives de sorties de zone ont été interceptées par des bâtons adverses et une mise en échec complètement ratée sur Matthew Tkachuk en fin de première période a mené à une longue et pénible occupation ennemie en zone défensive.

Avant qu’on nous accuse d’acharnement, Chiarot a mieux paru à mesure que le match a gagné en âge. Et ce n’est pas lui, mais bien Weber (encore!) qui a commis l’erreur qui a mené au but égalisateur qui a été crédité à Elias Lindholm en début de troisième période.  

Chiarot (21:19) a été le deuxième défenseur le plus sollicité chez les vainqueurs.

Courir après sa queue

Dans les cercles de mises en jeu, la première moitié du match de vendredi a été la continuation du premier rendez-vous entre les deux équipes deux jours plus tôt. Traduction : ça a été un fiasco pour le Canadien, qui n’a gagné que 39% de ses duels dans les vingt premières minutes. Ça a donné une attente de près de cinq minutes avant de voir un premier tir cadré, une multitude de tirs de la pointe à négocier pour Jake Allen et deux jeux de puissance complètement éteints en début de deuxième période.

La situation s’est redressée vers le milieu de la deuxième période, mais même en commençant leurs présences plus fréquemment en possession du disque, les hommes en rouge ont continué à produire des déchets qui les forçaient à subir le jeu plutôt qu’à le contrôler. On pense notamment au 5-contre-4 causé par une pénalité décernée à Nick Suzuki au deuxième vingt. Phillip Danault a fait son boulot en envoyant la rondelle derrière lui, mais celle-ci n’a pas quitté le territoire pris d’assaut avant 75 secondes. Le Canadien s’en tire donc bien pour une équipe qui a couru après sa queue pour la majeure partie de la rencontre.

Une dernière note, pour finir, sur les performances aux gros points rouges. Danault et Jesperi Kotkaniemi ont été mandatés pour 35 des 47 mises en jeu du jour. Nick Suzuki (6), Eric Staal (4) et Toffoli (2) ont ramassé les miettes.

La bonne étoile d’Allen

Avec le piètre support offensif qu’il a reçu depuis qu’il s’est vu confier la mission de remplacer Carey Price à temps plein, Jake Allen méritait bien que la chance lui sourie éventuellement. Allen a été encore une fois très bon vendredi. Mais on a envie de dire qu’il a été plus béni que bon.

Deuxième période. Le plan B de luxe du CH a d’abord été sauvé par des interventions providentielles de Kotkaniemi et Jeff Petry alors qu’une mêlée encombrait son demi-cercle. Puis, lors de la pénalité à Suzuki mentionnée plus haut, Allen a été sauvé non pas une, mais deux fois par ses poteaux alors que Rasmus Andersson et Johnny Gaudreau ont chacun leur tour joué de la musique sur les tiges rouges.

Mais la déveine des Flames n’a jamais été aussi flagrante que sur une échappée de Tkachuk en fin de deuxième. Descendant sur le flanc gauche, la jeune peste est passée en coup de vent devant Kotkaniemi et Weber avant de mettre Allen dans sa petite poche, mais son tir du revers est allé s’arrêter sur le poteau à la gauche du gardien.

Allen, auteur de 28 arrêts, disputait un sixième match de suite. Dans cinq de ces six matchs, ses coéquipiers lui ont donné deux buts ou moins. Il méritait amplement l’aide de sa bonne étoile, pour une fois.

La bonne version d’Armia, lent longtemps pour Staal

Un pouce vers le haut pour Joel Armia, une boîte à surprises qui s’est présenté avec la bonne version de lui-même contre les Flames. On a compris assez tôt que ça serait le cas, d’ailleurs. L’énigmatique Finlandais a obtenu une bonne chance sur un 2-contre-1 en tout début de match, puis a offert un superbe « flash » de son talent en tricotant entre les défenseurs un peu plus tard. On a craint une rechute de ses problèmes de commotion cérébrale quand il a été frappé à la tête par Sean Monahan, mais le contact n’a finalement pas laissé de séquelles. Armia a fait du bon travail dans la bulle de Jacob Markstrom sur le premier but de Toffoli et s’est directement fait complice du deuxième.

Un pouce vers le bas à Eric Staal, qui n’impressionne franchement personne depuis son but en prolongation à son tout premier match avec le CH. C’est lent longtemps pour le valeureux vétéran, qui a été victime de sa part de revirements. Pour Dominique Ducharme, il sera bientôt difficile de justifier le temps de jeu qu’on continue de lui confier en avantage numérique. Staal a passé 1:46 sur le jeu de puissance vendredi.

ContentId(3.1387137):Canadiens : Tyler Toffoli atteint la vingtaine! (LNH)
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ContentId(3.1387139):LNH : Malchance pour Chiarot, Lindholm en profite (hockey)
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ContentId(3.1387141):Canadiens : Toffoli profite de l'effort d'Armia (LNH)
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« Parfait, non, mais un peu mieux »