MONTRÉAL – Si la prestation défensive contre les Devils du New Jersey ressemblait parfois à un film d’horreur, le Canadien s’est repris contre les Flyers de Philadelphie, mais c’est Claude Julien qui a le mieux résumé la sortie de sa troupe.

« Même si notre performance était nettement meilleure, on pouvait quand même voir un petit manque de confiance. Offensivement, on a travaillé fort, mais on ne sentait pas une grande confiance en tant qu’équipe comme on a pu le voir auparavant », a visé Julien en nous volant les mots de notre clavier.

« Un pas en avant »

Comme le disait Nick Cousins au terme du match, c’est vrai que le Canadien ne traverse pas une période très chanceuse, mais le jeu de ses coéquipiers n’était pas assez convaincant pour mériter une victoire sans équivoque.

« Les coups de chance (break), tu les fais toi-même. C’est normal de se sentir comme ça quand les choses ne vont pas bien. Si on continue à travailler comme on l’a fait, les données vont changer », a réagi Julien face à ce constat de Cousins.

Pour l’emporter, il aurait aussi fallu que le Tricolore soit en mesure de percer la muraille de Brian Elliott d’une autre manière que via un cadeau de sa part en première période.

« Je déteste se servir de cette excuse et je ne veux pas le faire. Mais Elliott a vraiment bien joué et particulièrement durant ce jeu de puissance (en deuxième période). Si on avait pu compter avant de retraiter au  vestiaire, on aurait eu les devants pour la troisième période », a mentionné Cousins en faisant référence aux deux vols commis contre Jordan Weal.

Son vis-à-vis, Keith Kinkaid, n’a pas été mauvais, mais sa performance ne forcera pas la main des dirigeants du Canadien de se fier sur lui bien plus souvent pour accorder du répit à Price. L’Américain de 30 ans s’en voulait particulièrement pour le but décisif.

« Les gars ont mieux joué, mais je dois effectuer cet arrêt en prolongation. J’ai un peu triché parce que je croyais qu’il allait viser dans le haut du filet. On a imposé beaucoup de pression sur Elliott, mais il a réussi de gros arrêts », a décrit Kinkaid.

Ce qu’ils ont dit :

« (Joel) Armia était très, très bon et (Artturi) Lehkonen aussi. (Jesperi) Kotkaniemi, on commence à le voir débloquer après sa blessure », a jugé Julien qui a réuni les trois Finlandais pour quelques présences. 

« Je vais être franc, j’étais tellement préoccupé avec les confrontations des trios que je ne l’ai pas surveillé de si près. De ce que j’ai vu rapidement, il s’est bien débrouillé, ce n’était pas facile après autant de temps sans avoir joué dans la LNH et contre une équipe comme les Flyers en plus », a répondu Julien à propos du défenseur Gustav Olofsson. 

« C’était bien d’obtenir le rappel et de pouvoir jouer aussitôt. Je me sentais un peu rouillé, la vitesse est évidemment plus élevée ici et chaque erreur peut être coûteuse. C’est un pas dans la bonne direction puisque ça faisait longtemps. Je suis content d’avoir ce match derrière la cravate et je vais essayer de progresser pour la suite », a confié Olofsson sur ce premier dans la LNH depuis mars 2018.

« J’ai manqué le camp d’entraînement en plus. Mais ça demeure du hockey et il faut se fier à nos intuitions et nos atouts. Heureusement, on joue un style très similaire à Laval », a ajouté Olofsson à propos du fait qu’il a été lancé dans la mêlée sans pouvoir s’entraîner quelques fois avec le Canadien.

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