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Les Canes ont-ils exorcisé leurs démons?

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Les manchettes des experts

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Un léger manque d'exécution a fait la différence selon St-Louis

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« J'ai pas détesté notre match mais notre exécution doit être meilleure »

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« Ils ont fait du bon travail pour nous couper les angles de tir »

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Plusieurs joueurs des Hurricanes avaient envie de se racheter après la déconfiture du premier match aux mains des Canadiens.

Selon les dires de son entraîneur Rod Brind’Amour, Jaccob Slavin avait connu sa pire prestation en carrière en affichant un différentiel de -4 jeudi. Effectivement méconnaissable il y a deux jours, Slavin s’est présenté dans le vestiaire avec un grand soulagement après la victoire de 3-2 des siens en prolongation samedi.

« La victoire est la cerise sur le gâteau. Personnellement, j’ai beaucoup d’attentes envers moi-même. Que ce soit un bon ou un mauvais match, je donne tout ce que j’ai. Je devais jouer avec confiance et prendre le match comme il vient », a indiqué le défenseur, qui a fini à +3 ce soir.

Les Canes ont finalement réussi à rafler une première victoire à la maison en finale de l’Est en 20 ans, soit depuis leur conquête de la Coupe Stanley en 2005-2006. Avant ce soir, leur dossier global en troisième ronde était de 1-17. Les partisans étaient impatients de savourer le moment, mais surtout d’exorciser certains démons.

« Ils sont toujours supers pour nous. C’est l’aréna la plus bruyante dans la LNH. C’était important pour nous de leur offrir ça étant donné tout le support qu’ils nous donnent », a affirmé Eric Robinson, auteur du premier but de la rencontre.

Après deux balayages, plusieurs se demandaient comment les joueurs de la Caroline allaient réagir à ce revers brutal. Ils avaient fait face à peu d’adversité depuis le début des séries face aux Sénateurs et aux Flyers.

« On ne voulait pas se retrouver à 0-2. C’est une énorme victoire pour nous, on était conscients de l’enjeu », a réagi Mark Jankowski.

« On croit en notre équipe. Quand on respecte notre plan de match, on peut battre n’importe qui. On a fait face à de l’adversité lors du premier match, on était très loin de nos standards de jeu, mais malgré ce but tardif (de Josh Anderson avec 7:09 à faire au temps règlementaire), on s’est retroussé les manches et aussi en prolongation. Ça démontre qu’on notre dévouement. »

Bien qu’il ne fût pas la cause principale de la défaite dans le premier duel, Frederik Andersen n’avait pas réussi à voler un ou deux buts pour donner une chance à ses coéquipiers de rester dans le coup. Ce soir, il a été peu occupé, mais il a géré la pression lorsque Anderson a marqué son deuxième but de la rencontre pour égaler 2-2 en fin de rencontre.

« Chaque fois que vous accordez un but, il faut tourner la page et continuer de se battre. On ne peut pas ravoir ce but, il faut juste s’assurer de faire le prochain arrêt. Il y a tellement de choses hors de notre contrôle, on peut simplement se concentrer là-dessus », de dire le portier.

« On jouait assez bien et on voulait continuer comme ça en prolongation. »

D’ailleurs, il était important pour les Canes de ne pas se laisser emporter par la frustration de se retrouver à la case départ après ce but égalisateur alors qu’ils dominaient pourtant l’affrontement. Ils pouvaient se rabattre sur une statistique intéressante : ils ont remporté leurs cinq derniers matchs éliminatoires qui se sont rendus en prolongation. En voilà maintenant six.

« On jouait très bien, vraiment mieux que le premier match. On a eu de grosses chances de marquer. Leurs buts étaient un peu de notre faute, mais ils ne se sont pas rendus jusqu’ici pour rien. Ils ont d’excellents joueurs et ils profitent des chances qu’ils ont, peu importe la façon. Il fallait juste continuer dans la même lignée, on savait qu’on jouait bien et la rondelle allait suivre. Je suis fier de notre groupe », de dire le héros du jour, Nikolaj Ehlers, qui a complété son doublé avec le but gagnant en surtemps.

L’un des éléments qui a fait la fierté du groupe est d’avoir justement réussi à neutraliser le premier trio du Tricolore, contrairement au dernier match où Nick Suzuki, Juraj Slafkovky et Cole Caufield avaient combiné huit points.

« C’est comme ça que ça devrait se passer chaque match, souhaite Slavin. C’est un excellent trio, ils ont beaucoup de talent et il faut les respecter. Mais notre plan était de limiter leur temps de réaction et leur espace pour manœuvrer, et nous avons fait de l’excellent travail à ce niveau. On doit continuer comme ça, avec un effort des cinq joueurs en même temps. »

« C’est comme si nous étions en prolongation dans les 10 dernières minutes de la troisième période. L’atmosphère est géniale, c’est le fun, la foule est impliquée. Chaque jeu compte, il suffisait de respecter le plan de match. »