BOSTON - Patrice Bergeron a confirmé qu’il jouait en dépit d’une blessure à l’aine qui le minait depuis le début de la grande finale.

 

Mais cette blessure qui hantait le grand leader des Bruins et tous les bobos, petits et gros, avec lesquels ses coéquipiers composaient eux aussi étaient loin d’atténuer la déception provoquée par cette deuxième défaite en finale de la coupe Stanley en six ans.

 

Blues 4 - Bruins 1

« On travaille tellement fort pour se rendre jusqu’ici que c’est amèrement décevant de ne pas être en mesure de se rendre jusqu’au bout. On a vécu une pareille déception en 2013. Ce qui est pire encore cette année est qu’on peut se demander si on aura encore la chance de revivre ça avec le groupe aussi uni que nous formons. Je suis vraiment fier de tout le monde. On a tout donné. Vraiment. On a démontré du caractère tout au long de la saison. On est revenu de l’arrière en première et deuxième rondes contre Toronto et Columbus. On l’a fait encore en finale en poussant la série à la limite. On forme une équipe spéciale. Mais quand tu n’obtiens pas les résultats espérés, c’est difficile de répondre aux questions. Et peu importe ce que tu dis, peu importe les analyses, ça ne change rien au résultat. Tu as perdu », a indiqué le Québécois.

 

Comme plusieurs de ses coéquipiers, Patrice Bergeron a eu une occasion de lancer les Bruins en avant en première période. Mais il n’y est pas parvenu.

 

« Il faut donner le crédit à leur gardien et à l’ensemble de l’équipe. Ils ont joué du gros hockey et ils ont trouvé les moyens de profiter de leurs occasions. Ce que nous n’avons pas réussi à faire de notre côté. On a très bien entrepris le match, mais quand tu ne marques pas et que l’autre équipe y arrive même si elle a obtenu moins de chance que toi, le momemtum change et c’est pas mal ce qui est arrivé ce soir. »

 

Un cauchemar pour Rask

 

Victime de deux buts sur les quatre tirs des Blues en première période et de quatre sur les 20 tirs qu’il a affrontés, Tuukka Rask convenait après le match avoir vécu un cauchemar lors de la rencontre.

 

« Je n’ai pas fait d’arrêt en première période. J’aurais vraiment voulu stopper au moins un de ces deux buts, mais je n’y suis pas arrivé. On a frappé à la porte souvent et nous n’avons pas marqué et ils se sont retrouvés en avant 2-0 parce que je n’ai pas effectué d’arrêt. On aurait dit que leur stratégie était de tirer le moins souvent au but et de plutôt tirer les rondelles dans les coins de patinoire pour nous pousser ensuite à l’erreur avec du bon échec avant et de tenter de profiter de nos erreurs. C’est exactement ce qui est arrivé. »

 

Rask n’a pas accordé de mauvais but sur les quatre filets des Blues. Mais à titre de candidat numéro un des Bruins pour obtenir le trophée Conn-Smythe, le gardien finlandais n’a pas été à la hauteur de ses performances mutipliées au fil des séries.

 

« On gagne et perd en équipe. La défaite de ce soir est dure à accepter pour nous tous. Il n’y a rien qu’on puisse dire pour atténuer la déception. Seul le temps nous aidera un peu. Perdre en grande finale fait mal parce qu’on était si près du but. Mais perdre fait toujours mal et c’est déplaisant. Peu importe que ce soit en première ronde ou dans un septième match de la finale de la coupe Stanley », a expliqué Rask après la défaite.

 

Un revers qui attisera certainement encore les critiques à son endroit alors que ses détracteurs souligneront sa fiche de 3-3 lors de matchs sept en séries, avec une moyenne de plus de trois buts accordés par rencontre et une efficacité d’à peine 86 %.

 

Marchand touché droit au coeur

 

Brad Marchand n’est pas passé par quatre chemins. Il a candidement reconnu que la défaite de mercredi soir était la plus difficile à encaisser depuis le début de sa carrière.

 

« Et de très loin », a ajouté l’attaquant des Bruins qui n’a pas été en mesure de faire la différence.

 

« C’est un septième match de la grande finale. Tu ne peux pas être plus près que ça de la coupe Stanley. Ils viennent de tuer mon rêve de retoucher à ce trophée. Je n’ai pas encore accepté le fait d’avoir perdu en 2013. Je ne sais pas si j’arriverai à accepter un jour la défaite de ce soir, car elle fait plus mal encore que celle de 2013. En fait, je ne crois pas que tu puisses oublier des défaites du genre tant elles sont dévastatrices. »

 

Capitaine des Bruins, Zdeno Chara qui a joué les trois derniers matchs de la finale en dépit une fracture de la mâchoire refusait de baisser la tête.

 

« Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli. Nous avons obtenu de très bonnes chances en première période et durant le match. On s’est buté à un gardien qui a fait la différence ce soir. Il est normal d’être déçu. Et je ne crois pas qu’on puisse trouver des points positifs à tirer de ce match en raison de cette si grosse déception. Du moins pas ce soir. Mais je demeure très fier de notre équipe. Parfois, on grandit dans ce genre d’épreuve et de déception et c’est ce que je souhaite qui nous arrivera. Car je considère que cette équipe a les éléments pour revenir en grande finale et cette fois la remporter », a conclu le capitaine des Bruins.