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Kent Hughes voit toujours un verre à moitié plein

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MANALAPAN, Floride - Kent Hughes participait à la soirée hommage à Mike Murphy orchestrée par la LNH pendant que le Canadien se faisait poivrer par l'Avalanche du Colorado, lundi soir, au Centre Bell.

Quand il a sorti son cellulaire pour prendre des nouvelles de son club, il a vite réalisé que les choses allaient mal. Vraiment mal!

« J'ai juste eu le temps de voir que c'était 4-0 pour le Colorado et que nous avions quelque chose comme six tirs au but », que le directeur général du Canadien a raconté à sa sortie de la grande salle de réunion qu'il partageait avec ses collègues depuis plusieurs heures.

Il a alors glissé son cellulaire dans sa poche, a repris ses activités avant d'apprendre, plus tard en soirée, que son équipe s'était finalement inclinée 8-4.

Découragé le directeur général du Canadien alors que son équipe vient de perdre sept matchs de suite (0-5-0-2) et qu'un autre défi imposant se dresse devant elle à Pittsburgh où le Canadien croise mardi les Penguins dans le cadre d'une séquence de deux matchs en deux soirs?

« Je suis le genre de gars qui aime mieux voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide », a lancé Kent Hughes.

« Et je vois toujours la bonne moitié », que le directeur général du Canadien s'est empressé d'ajouter.

« On savait que la saison serait difficile. Mais on ne s'attendait pas à avoir autant de blessés et que la moitié du club serait composée de joueurs de Laval. Hier soir (lundi) c'est la première fois que l'équipe n'était pas dans le match depuis le début de notre série de défaites. Malgré tout, les gars n'ont pas lâché. Je suis fier de l'équipe », que Kent Hughes a plaidé.

Le directeur général rejoindra son équipe à Fort Lauderdale mercredi. Et peu importe le résultat du match face aux Penguins, peu importe les résultats des 14 parties à disputer avant la fin de la saison, Kent Hughes continuera à voir le verre à moitié plein.

« On m'a demandé avant notre premier match l'automne dernier de déterminer ce qui me permettrait de dire qu'on a connu du succès cette saison. Ma réponse avait été l'amélioration de l'ensemble de l'organisation et à ce titre, je considère que notre saison est un succès », que Kent Hughes a lancé.

« Tout le monde a avancé cette année. Nos jeunes se sont améliorés. Martin (St-Louis) et tous nos entraîneurs se sont améliorés eux aussi. Même nos vétérans ont amélioré leur façon de jouer. Collectivement, on s'est amélioré », a poursuivi Kent Hughes.

L'intelligence de St-Louis

Kent Hughes savait qu'il faisait un bon coup lorsqu'il a décidé d'offrir son équipe à Martin St-Louis. Mais la progression de son coach semble dépasser ses attentes.

« Je connais Martin depuis très longtemps. On s'est parlé beaucoup lors des quatre ou cinq dernières années et nos épouses pourraient vous confirmer qu'on parlait tout le temps de hockey. J'étais confiant, mais je suis le genre de gars qui aime poser des questions et quand j'ai demandé à Vincent (Lecavalier) ce qu'il pensait de cette embauche, il n'a pas hésité une seconde :

« Vincent m'avait indiqué que comme DG je voulais toujours me tourner vers des joueurs qui offraient le meilleur potentiel. Il m'a dit que Martin avait été un grand joueur à ses côtés et qu'il considérait qu'il avait tout autant de potentiel pour connaître autant de succès comme entraîneur », que Hughes a raconté mardi.

De toutes les qualités de Martin St-Louis, c'est son intelligence émotive qui plaît le plus à son nouveau patron.

« Martin et ses adjoints sont bien organisés. Ils sont techniquement très bons. Mais ce que j'aime c'est qu'il gère très bien les joueurs et pas seulement l'équipe. Pour réussir à ce niveau, c'est nécessaire d'avoir une intelligence émotive et Martin en démontre beaucoup dans sa manière de composer avec les joueurs et avec notre situation. »

Bientôt du renfort à Laval

Les blessures en série ayant forcé Kent Hughes à rappeler plusieurs joueurs du club-école de Laval, le directeur général et les membres de son état-major ont déjà amorcé les réflexions en vue de la prochaine saison.

Est-ce que l'éclosion de Rafaël Harvey-Pinard, les performances et le leadership affiché par Alex Belzile pourraient obliger la direction à leur faire une place l'an prochain?

Ou en faire une à Jesse Ylonen?

« On a encore bien du temps devant nous », a répliqué Kent Hughes, qui est plus pressé d'offrir du renfort à son club-école à Laval.

« On aimerait bien envoyer Rafaël (Harvey-Pinard) et Jesse (Ylonen) pour aider le Rocket à se tailler une place en séries, mais on doit les garder avec nous en ce moment en raison des blessures. »

Le renfort que Hughes veut offrir au Rocket viendra peut-être des plus jeunes espoirs de l'organisation s'ils parviennent à s'imposer une fois à Laval.

« Dès que nos gars qui sont dans les rangs juniors auront terminé leur saison, nous les enverrons à Laval. On espère pouvoir donner de l'expérience aux Joshua Roy, Owen Beck, Logan Mailloux pour ne nommer qu'eux », a indiqué le directeur général du Canadien qui entend aussi mettre sous contrat Sean Farrell dès que possible.

Comme il l'a fait l'an dernier avec Jordan Harris, le Canadien devrait accepter de « brûler » une année du contrat d'entrée de l'Américain âgé de 21 ans, mais c'est un prix que l'état-major du Tricolore semble prêt à payer pour compter rapidement sur Farrell.

Réclamé en quatrième ronde – 124e sélection -- du repêchage de 2020, l'ailier gauche revendique 20 buts et 51 points en 31 matchs disputés avec l'université Harvard cette saison.

Malgré ses statistiques époustouflantes – 12 buts, 44 points en 34 matchs – le jeune défenseur de 19 ans – choix de 2e ronde, 62e sélection en 2022 – Lane Hutson devra patienter une autre année avant de recevoir une offre de contrat du Tricolore.