Selon Martin St-Louis, le vent vient peut-être de tourner à la faveur du Lightning de Tampa Bay qui a arraché une victoire sur la patinoire des Capitals de Washington lors du troisième match de cette finale de l'Est.

Après avoir laissé filer deux parties devant ses partisans, le Lightning est de retour au plus fort de la série qui se poursuivra jeudi dans la capitaine américaine.  Martin St-Louis a confié à Hockey 360 que les joueurs sont parfois plus tendus de commencer une série à la maison.  

En 2003, Tampa Bay s'est retrouvé dans une situation identique contre ces mêmes Capitals qui avaient gagné les deux premiers matchs de la série sur la route avant d'enchainer avec quatre victoires en ligne. « On s'est calmé un peu sur la route. On avait joué du bon hockey. »

L'ancien capitaine n'a pas oublié l'état d'esprit dans lequel lui et ses coéquipiers s'étaient retrouvés à l'époque.  « Quand tu es sur la route et que tu as perdu les deux premiers matchs, il faut surtout éviter de penser que tu dois en gagner quatre. En séries, le momentum change souvent de côté et il faut essayer de le reprendre. En enlevant le troisième match, Tampa a gagné une grosse partie et le momentum a changé de côté. La pression est maintenant sur Washington. »

Le Lightning s'était retrouvé face à face avec les Devils du New Jersey par la suite et les Floridiens avaient rendu les armes en cinq parties. Malgré cette élimination, St-Louis est convaincu que ces deux séries, mais particulièrement cette remontée contre Washington, avaient fait grandir les siens et ont eu une influence majeure sur la conquête de la coupe contre Calgary l'année suivante. « Ç’a été une bonne expérience qui a aidé en 2004 quand nous avons gagné la coupe. D'être revenu de l'arrière dans la série contre Washington et d'avoir joué contre les éventuels gagnants de la coupe nous avait donnés une bonne dose de maturité. »

Steven Stamkos, auteur de six buts et 15 points en 13 parties jusqu'ici, a rejoint St-Louis dans le livre des records du Ligtning en marquant un dixième but en avantage numérique en séries. Impressionné par son champ de vision, St-Louis reconnait en son ancien coéquipier des traits de caractère de Brett Hull, qui terrorisait les gardiens avec son tir puissant qu'il pouvait dégainer de partout et qui a trouvé le fond du filet 741 fois.

Si les observateurs reconnaissent les talents de marqueur de Stamkos, St-Louis rappelle que le 91 est devenu un excellent passeur. « Il a développé l'art de passer la rondelle au cours des trois dernières années et c'est Nikita Kucherov, qui est meilleur marqueur que moi, qui en profite. »

Difficile de ne pas faire de parallèle entre St-Louis et Jonathan Marchessault. Les deux joueurs de petite taille ont été ignorés au repêchage avant de faire leur niche dans le circuit Bettman.  Celui qui a marqué 391 buts en 1 134 parties sous les couleurs des Flames, du Lightning et des Rangers, estime que le joueur des Golden Knights de Vegas a travaillé fort pour obtenir ses succès et que tout le mérite lui revient.

«Un peu comme moi, il a progressé. Ses succès ne sont pas arrivés du jour au lendemain. Gerard Gallant a cru en lui, mais maintenant, ce n'est pas juste l'entraîneur qui croit en lui, c'est tous ceux qui le regardent jouer. Une fois que le joueur a gagné la confiance des gens, il peut atteindre un nouveau niveau de hockey. Tu vois que c'est un gars de caractère. Il n'a pas le plus gros gabarit, mais il est intelligent. »

Tampa Bay est de retour dans la série