COLLABORATION SPÉCIALE

Que l’on soit en accord ou non sur le choix du candidat au poste de directeur général du Canadien de Montréal, il faut reconnaître que le processus, effectué par un « comité hockey » formé à l’interne, a été fait avec rigueur et patience! On a procédé à une importante cueillette d’informations et on s’est assuré de scruter à la loupe chaque détail.

Après tout, on cherchait un (e) candidat(e) qui viendrait redonner du lustre et une certaine notoriété à une franchise qui en a grandement besoin. Le CH veut retrouver sa crédibilité, son identité, et une culture renouvelée au sein de la Ligue nationale de hockey.

 

Les entrevues (virtuelles ou en personne) se sont enchainées pendant quelques semaines et plusieurs candidats intéressants ont eu l’occasion de se faire valoir. Or, au final, c’est Kent Hugues qui a été désigné comme l’homme de confiance et c’est lui qui aura le mandat de relever les défis des plus intéressants et stimulants qui se présenteront devant lui dans les prochaines années.

 

Kent Hughes

 

Depuis la nomination de Hughes, silence radio sur la place publique de la part de certains candidats qui se sont rendus dans le dernier droit de la procédure de sélection, notamment Daniel Brière et Mathieu Darche. D’autres personnalités connues ont pris la parole pour encenser les deux candidats et souligner qu’il ne s’agissait que d’une question de temps pour les deux et que leur tour viendrait bientôt.

 

Cette recherche du candidat idéal est très complexe, on peut bien l’imaginer. Or, selon moi, il n’y a aucun doute que dans le questionnaire d’entrevue, il y a plusieurs certitudes. Par exemple :

 

  • Faites-nous un résumé de vos expériences professionnelles qui sont en lien avec le poste de directeur général du Canadien et du marché qu’il représente.
  • Décrivez-nous brièvement votre compréhension du poste et expliquez-nous vos habilités et vos compétences qui vous permettraient de bien faire dans ce poste.
  • En fonction de vos connaissances et compétences, quels seront les principaux défis à relever au cours du mandat à court, moyen et long terme ?
  • Dans la cadre de l’exécution du mandat, quels seraient votre plan stratégique et votre démarche pour accomplir adéquatement le mandat demandé ?
  • Quel type de gestion (leadership) préconisez-vous ?
  • Quelles sont les valeurs organisationnelles qui vous apparaissent les plus importantes dans la gestion d’une équipe professionnelle de hockey et de son environnement ?
  • Quels sont vos moyens pour stimuler l’engagement de tout un chacun dans la relance du club?

 

Voilà quelques exemples de questions légitimes de ce processus d’embauche, là où l’art de se libérer du regard des autres (collègues, partisans, médias) aura exigé justesse et fermeté sur les mesures à prendre pour embaucher le meilleur candidat disponible aux yeux des décideurs.

 

Un échange de bons principes et de « donnant donnant » qui aura servi autant le CH que les différents candidats dans cette expérience fort enrichissante autant sur le plan personnel que professionnel. Le processus d’embauche du CH piquera fort possiblement la curiosité de certaines autres formations de la ligue à la recherche d’un nouveau directeur général.

 

Sénateurs d’Ottawa : Enfin un retour à domicile !

 

Après avoir disputé neuf de leurs dix derniers matchs sur la route, les Sénateurs d’Ottawa effectueront finalement un retour à domicile mardi soir en recevant la visite des Sabres de Buffalo. En raison du calendrier remodelé, la formation ottavienne aura l’occasion de disputer 13 de ses 16 prochaines parties à domicile, dans un mois de février extrêmement chargé. Oui, le cadre sera très restrictif au niveau de la limite permise de partisans à l’intérieur du Centre Canadian Tire, mais ça fera le plus grand bien à la troupe de D.J. Smith.

 

Les dernières semaines auront représenté un sérieux test d’adversité pour les Sénateurs qui auront tout de même réussi à retrouver un certain niveau de respectabilité sur les patinoires adverses durant cette séquence interminable. Par ailleurs, les Sens ont complété cette éreintante séquence de belle façon, avec une victoire de 2-1 dimanche soir contre les Blue Jackets de Columbus.

 

Au cours des derniers matchs, les Sénateurs ont démontré un meilleur engagement dans le collectif et un meilleur respect des consignes, surtout dans l’art de gérer le match sur les patinoires adverses. Il y a aussi eu un souci du détail beaucoup plus présent à plusieurs niveaux dans le jeu d’ensemble.

 

En évitant de surjouer, les Sénateurs se sont davantage concentrés sur les petites choses qui font la différence dans la quête de victoires loin de notre domicile, là où la formation ottavienne a connu passablement de difficultés à se forger une identité lors des dernières saisons. S’ils veulent redevenir une formation compétitive et respectée à travers la ligue, les Sénateurs ont grandement intérêt à améliorer leurs performances sur la route.

 

Erik Branstrom : Une question de confiance mutuelle !

 

Au cours des dernières semaines, j’ai l’impression que la « lumière semble de plus en plus se pointer au bout du tunnel » pour le jeune défenseur à caractère offensif Erik Brannstrom qui, sans forcer inutilement son talent, a été en mesure de gagner de plus en plus la confiance de son entraineur par du temps de jeu (qualité-minute) non négligeable dans des moments critiques. Sans dénaturer le profil de joueur qu’il représente, il a tout de même démontré une plus grande maturité dans la gestion de la rondelle et du match.

 

Le jeune défenseur de 22 ans se doit de jouer à l’intérieur de ses dominantes et non le contraire. Il possède toutes les habiletés nécessaires pour cette nouvelle Ligue nationale, tant par l’art du jeu de transition et de son rôle de 4e attaquant en support à l’attaque que par son tir du poignet des plus intéressants. Il est capable de générer de l’offensive sans problème et surtout il est en mesure de refiler la rondelle plus rapidement aux jeunes joyaux en attaque comme les Norris, Batherson, Stutzle et Formenton, entre autres.Erik Brannstrom

 

La reconstruction du champ-arrière par voie de transactions et choix de repêchages qui demande d’ailleurs une grande patience, semble vouloir rapporter des dividendes dans un avenir rapproché avec la présence éventuelle des Brannstrom, Bernard-Docker, Sanderson et Thomson. En plus, avec Thomas Chabot qui servira sans aucun doute de chef de file à cette nouvelle génération de défenseurs, disons que les Sénateurs sont bien outillés à la ligne bleue.

 

Maintenant, il faudra que le personnel en place accepte que le hockey plus offensif est à l’honneur et que les victoires de 1-0 et de 2-1 se font de plus en plus rares. Le temps de possession de la rondelle demeure la plus grande clé de la réussite, et avec les noms mentionnés ci-haut, Ottawa est en bonne posture!