EDMONTON – À chaque année, les médias accrédités à la couverture du Mondial junior ont leur mot à dire dans la sélection des membres de l’équipe étoile du tournoi. Voici notre bulletin de vote pour cette version estivale de l’édition 2022.

MASON McTAVISH (A), CANADA

« Je n'ai aucune idée comment j'ai fait! J'ai été chanceux! »

En début de tournoi, l’enthousiasme et les attentes générées par le jeune prodige Connor Bedard ont presque fait oublier la présence de deux joueurs avec l’expérience de la Ligue nationale dans les rangs canadiens. McTavish n’est pas le plus bavard, mais la qualité de son jeu a vite fait de ramener son nom dans la conversation. La perle des Ducks d’Anaheim a frappé un grand coup avec une performance de quatre buts et six points à son deuxième match. Sa constance lui a ensuite permis de garder à distance toute menace potentielle à son titre de champion marqueur. McTavish a récolté au moins un point dans chacun des sept matchs des siens et a été élu le joueur par excellence du tournoi.

JOAKIM KEMELL (A), FINLANDE

Si Aaty Räty a été le moteur de l’attaque finlandaise pendant la première portion du tournoi, Kemell s’est progressivement imposé comme le meilleur attaquant de son équipe. Sa vitesse en transition, sa créativité en zone offensive et son lancer foudroyant en ont fait un joueur à surveiller à chacune de ses présences. Il peut être hasardeux de baser des conclusions du genre sur une performance au Mondial junior, mais on se permet d’avancer que les Predators de Nashville pourraient avoir réaliser un vol en le repêchant au 17e rang le mois dernier. Réjouissez-vous : Kemell est admissible à jouer dans les deux prochaines éditions du tournoi.

JAN MYSAK (A), TCHÉQUIE

Des joueurs bien plus talentueux que Mysak auraient eu leur place sur cette liste. Kent Johnson et Logan Stankoven, après un départ plutôt moyen, ont solidement moussé leur candidature dans la ronde des médailles. Thomas Bordeleau occupait aussi une place importante dans notre réflexion avant que les États-Unis ne subissent l’élimination en quart de finale. Mais aucun joueur n’a transporté son équipe sur ses épaules comme l’a fait le capitaine tchèque dans les deux dernières semaines. Mysak a marqué des buts importants, a fait tous les sacrifices défensifs attendus d’un bon leader et a inspiré ses jeunes coéquipiers à un moment où ils semblaient avoir atteint le fond. Difficile d’imaginer une meilleure sortie vers les rangs professionnels pour l’espoir du Canadien.

OLEN ZELLWEGER (D), CANADA

Quatre défenseurs ont été choisis dans le top-10 du repêchage 2021 de la LNH. Zellweger, qui a dû patienter au 34e choix avant d’entendre son nom, se joindrait peut-être au groupe si l’exercice était à refaire. En l’absence d’Owen Power et Kaiden Guhle, le représentant des Silvertips d’Everett a brillamment occupé le rôle de quart-arrière d’Équipe Canada. Il a été sur la glace pour seulement deux des 14 buts accordés par les médaillés d’or et est devenu le sixième défenseur de l’histoire d’ÉCJ à atteindre le plateau des dix points. Il a terminé la compétition avec un différentiel de +14.

EMIL ANDRAE (D), SUÈDE

On attendait Simon Edvinsson comme général de la brigade suédoise. Le choix de première ronde des Red Wings de Detroit a eu des ennuis de santé durant le tournoi et c’est finalement le capitaine Andrae, un vétéran de 20 ans qui est dans la banque d’espoirs des Flyers de Philadelphie, qui a été le leader des médaillés de bronze à la ligne bleue. En terminant le tournoi avec quatre buts et quatre passes décisives en sept matchs, Andrae en a fait assez offensivement pour compenser ses bourdes occasionnelles – qu’on imputera à une tendance à essayer d’en faire un peu trop – en défensive. Il repart à la maison avec un beau +6 à sa fiche.

BRUNO BRUVERIS (G), LETTONIE

Le Suédois Jesper Wallstedt nous a fait reconsidérer notre position avec ses solides prestations dans le carré d’as, mais Bruveris reste notre choix. Le Letton ne connaîtra pas la moitié de la carrière de Wallstedt ou du Canadien Dylan Garand. En fait, il y a de bonnes chances que vous ne revoyiez plus jamais ce nom après avoir terminé cette lecture, mais il a tout de même mis sa signature sur la plus belle histoire de ce Mondial junior. Dans les quatre matchs qu’il a débutés, son équipe a accordé en moyenne 17 tirs cadrés de plus qu’elle en a généré. Il a réussi 39 arrêts, dont huit en prolongation, dans une défaite en fusillade contre la Slovaquie. Il en a ensuite réalisé 33 dans une victoire historique contre la Tchéquie. Il a joué un match de moins que Wallstedt, mais a reçu plus de lancers. Quatre des douze buts qu’il a accordés l’ont été en désavantage numérique.