C’était journée de congé au Mondial de hockey junior et dans l’entourage d’Équipe Canada, l’un des sujets les plus discutés a été la décision de l’entraîneur-chef Dave Cameron de couper son banc en réduisant le temps de glace de deux grosses armes offensives de son club, lundi, contre la Finlande.

Deux des trois attaquants du premier trio d’ÉCJ ont reçu un message assez clair de leur instructeur, alors que Connor Bedard et Brennan Othmann ont tous les deux joué moins de quatre minutes lors des deux dernières périodes de la rencontre.

« Je fais jouer les joueurs qui offrent le meilleur rendement, a souligné Cameron. Ils n’ont pas été mauvais, mais certains autres joueurs ont élevé leur jeu d’un cran. Ils doivent mieux jouer sur 200 pieds. (...) Ils ont été bons jusqu’ici depuis le début du tournoi et je m’attends à les voir rebondir dès notre prochain match. »

Le capitaine de l’équipe Mason McTavish, lui, voit en Bedard un jeune joueur ayant les capacités mentales pour mettre derrière lui ce petit moment de déception.

« Il est si jeune, mais déjà il pense comme un joueur des rangs professionnels. Ce genre de chose ne l’atteindra pas. Je n’ai pas trouvé qu’il avait joué un mauvais match, outre peut-être la bataille pour certaines rondelles dans la zone défensive. Mais il n’a que 17 ans et il a énormément de temps devant lui pour rectifier ça. Je suis certain qu’il le fera. »

Même si l’équipe ne s’est pas entraînée mardi, McTavish a mentionné qu’il s’attendait à ce que Bedard soit son partenaire de trio mercredi, face à la Suisse.

Ça fait partie de l'apprentissage

L’entraîneur-adjoint Louis Robitaille a quant à lui indiqué que le jeune prodige avait pris conscience des carences défensives dont il s’est fait coupable face aux Finlandais.

« Il faut continuer à grandir. C’est comme au baseball, tu ne peux pas juste frapper des home runs ou te faire retirer sur des prises, a imagé Robitaille. C’est de jouer de la bonne façon. Connor est un joueur extrêmement intelligent et il a réalisé en regardant certaines séquences que si on joue pour l’or et que le score est 1-1, il faut être meilleur que ça. »

« C'est de l'apprentissage, et on se sert de ce genre de match comme baromètre pour montrer à nos joueurs ce qu’il faudra faire dans la ronde des médailles. »

Cameron passe un message à ses vedettes dans la victoire

Robitaille a aussi sagement rappelé que le numéro 16 du Canada vient tout juste de célébrer son 17e anniversaire. Il est donc tout à fait normal qu'il n'ait pas encore assimilé toutes les nuances de la couverture défensive.

« Il ne faut pas perdre de vue que c’est un tournoi de joueurs de 18 et 19 ans, qui jouent des rôles clés au sein de leur équipe respective. Et lui n’a que 17 ans. Mais au-delà de ça, je ne m’attends à rien d’autre qu'une belle réaction de sa part dans notre prochain match. »