TOKYO, Japon - Milan et Stockholm ont présenté mercredi au Comité international olympique (CIO) réuni à Tokyo leurs dossiers de candidature pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2026 : populaire côté italien, raisonnable côté suédois.

« Je suis fier de dire que les citoyens ont répondu avec un enthousiasme remarquable à l'idée et au défi de devenir une ville hôte » des JO, a affirmé le responsable italien Giuseppe Sala aux délégués des 206 comités olympiques nationaux.

Après le retrait de Calgary en raison d'un « non » appuyé de la population lors d'un referendum le 13 novembre sur l'opportunité d'une candidature de la ville canadienne, M. Sala a insisté sur l'adhésion des Milanais au projet Milan-Cortina d'Ampezzo qu'il défend.

Il a ainsi affirmé aux délégués que, selon un sondage récent à l'initiative du CIO, 83% des habitants de la région étaient favorables à l'accueil des JO-2026.

Il a en outre souligné que le dossier italien associait le décor des Alpes – « les plus belles montagnes du monde » – et la ville de Milan, « symbole du style et de l'élégance ».

De son côté, le responsable du dossier de candidature de Stockholm Richard Brisius a insisté sur les qualités d'une capitale « qui offre tout ce que vous voulez », soulignant le côté raisonnable financièrement de la candidature suédoise.

« Notre plan répond à la nouvelle réalité du CIO qui veut que nous utilisions ce dont nous disposons là où nous en disposons, pour ne construire qu'aussi peu que possible », a vanté M. Brisius, sans oublier le soutien populaire.

« Vous avez une ville et un pays entier à qui vous pouvez faire confiance pour organiser ce dont le mouvement olympique a besoin actuellement », a-t-il affirmé.

La course à l'organisation des JO-2026 a mis en avant un désir de réduction des dépenses liées à l'événement et plusieurs villes ont abandonné leur projet de candidature.

Outre Calgary, Sion (Suisse) et Graz (Autriche) ont ainsi évoqué un manque de soutien politique ou populaire. Sapporo (Japon) a décidé de se reconcentrer sur les JO de 2030. Si bien que le CIO n'a plus le choix qu'entre deux candidatures pour 2026, ce qui embarrasse le président du CIO Thomas Bach.

« Nous n'avons pas de plan B. Il n'y a pas de plan B », a-t-il déclaré à l'agence japonaise Kyodo avant la réunion de Tokyo.

La ville hôte des JO d'hiver 2026 doit être annoncée en juin à Lausanne (Suisse).