BRUXELLES - Plusieurs nations membres de l'Union européenne (UE) ont clairement manifesté leur peu d'intérêt face à l'initiative des États-Unis d'organiser un boycottage diplomatique des Jeux olympiques d'hiver de Pékin en raison des inquiétudes suscitées par la situation des droits de l'homme en Chine.

Les ministres des affaires étrangères de l'UE cherchaient à établir un front uni sur la manière de gérer ce dossier, après que la France eut émis l'opinion que l'absence de leaders et de dignitaires à l'ouverture des Jeux n'aurait que très peu d'impact réel.

Alexander Schallenberg, ministre autrichien des Affaires étrangères, a notamment mentionné qu'il ne lui paraissait pas utile de politiser des événements sportifs comme les Jeux olympiques d'hiver.

La Chine a qualifié de « farce » la décision du Canada et du Royaume-Uni de joindre le boycottage diplomatique de Washington et a émis des doutes quant aux chances que de nombreux pays à l'échelle mondiale emboitent le pas.

Des groupes de défense des droits ont appelé à un boycott total des Jeux d'hiver de Pékin, citant les violations des droits de l'homme commises par la Chine à l'encontre de sa minorité ouïghoure dans la région du Xinjiang, au nord-ouest du pays, que certains ont qualifiées de génocide.

Ils soulignent également la suppression par Pékin des manifestations démocratiques à Hong Kong et la répression généralisée de la dissidence dans le territoire semi-autonome.