En se hissant sur la seconde marche du podium de l'excellence aux Jeux de Barcelone en 1992, c'était la première fois en 88 ans qu'un athlète québécois en athlétisme signait l'exploit de remporter une médaille olympique.

Pour le marcheur Guillaume Leblanc, le moment ne pouvait être mieux choisi pour tirer sa révérence en pleine gloire à une discipline qu'il avait chéri pendant deux décennies et qui fut ponctuée de moult honneurs.

« C'était ma plus étincelante performance au 20 kilomètres marche, dit-il. Précédemment, à Los Angeles et Séoul, je m'étais honorablement classé 4e et 10e. »

Pendant 10 ans, Guillaume Leblanc a fait partie de l'élite mondiale, figurant au palmarès des 10 meilleurs de sa discipline et multipliant les médailles aux Jeux universitaires mondiaux, à ceux du Commonwealth, aux Pan Américains et lors des Jeux de la Francophonie à Casablanca où, fièrement, il fut invité à porter
le drapeau du Canada avant de terminer au pignon du classement... De plus, il a revendiqué un record mondial sur 30 kilomètres marche en 2 heures, 4 minutes et 56 secondes.

Sixième d'une famille de sept enfants, Guillaume Leblanc est né à Sept-Îles en 1962 et a un frère jumeau, Gilbert.

Deux villes où il a vécu l'ont honoré en donnant son nom à la piste d'athlétisme de Sept-Îles et au complexe sportif de Rimouski.

« J'ai découvert les plaisirs de la marche olympique à 10 ans, deux de mes frères ayant pratiqué cette discipline aux Jeux du Québec. De 1973 à 1979, j'ai participé à huit finales provinciales de ces Jeux - été comme hiver - récoltant six médailles d'or et une de bronze. En 1983, j'ai eu le privilège de porter la
flamme des Jeux du Québec à Sept-Îles. J'en ai conservé un impérissable souvenir, sachant ce que ces Jeux représentent pour moi et ce qu'ils m'ont apporté. »

Guillaume voue beaucoup d'admiration à sa famille qui l'a toujours appuyé, et il est reconnaissant envers Pierre L'Écuyer, son entraîneur, organisateur d'évènement en athlétisme et partenaire d'entraînement en ski de fond.

« J'ai aussi une bonne pensé pour Marcel Jobin et François Lapointe qui m'ont incité à investir de 14 à 16 heures à l'entraînement chaque semaine afin que j'atteigne les plus hauts sommets.

« L'honneur qui m'échoit aujourd'hui, c'est à la fois gros et très flatteur. Ça ravive en moi la flamme de merveilleux souvenirs et me donne l'occasion de dire encore une fois merci à ceux et celles qui ont vibré en même temps que moi au fil de mes efforts, entre autres, les bénévoles Nicolas Marone et Michel Parent, les gens du Centre Immaculée Conception, de la Cavale de Rimouski et du Club d'athlétisme de Sept-Îles. Je dédie particulièrement l'honneur d'être intronisé au Panthéon des sports du Québec à mon père Arthur qui a toujours été mon fan nº 1 tout au long de ma carrière. »

Aujourd'hui âgé de 44 ans, ingénieur et professionnel en technologie de l'information, Guillaume Leblanc est marié à Manon Boudreau et ils sont les heureux parents de trois enfants, Anne-Marie, Florence et Hugo.