Des fouilles archéologiques révèlent la présence d’Amérindiens, il y a 500 millions d’années. «««««Il y a 3,000 ans, ils s’y adonnaient à la chasse à l’ours, d‘où son nom de « Notiskuan », qui devenait Anticosti au cours des ans. Jacques Cartier, n’y était pas le premier à s’y rendre, il la nomma tout de même l’île Assomption en 1534. En 1680, un fief de seigneurie en était accordé , pour reconnaître ses voyages et découvertes. De 1763 à 1874 l’île était inerte, sauf pour la construction de trois phares. De façon trompeuse, on invita les gens à s’y rendre habiter, cette organisation était dissoute en 1889.

L’AGE D’OR

En 1885, pour la somme de $125,000 le chocolatier français Henri Menier, en faisait l’acquisition. Les développements se succédèrent dont l’agriculture, la coupe de bois, la pêche et autres activités

Malheureusement, Henri Menier décédait en 1913, son épouse s’en désistait pour la céder à son beau-frère Gaston, qui la vendit $6,500,000. Les exploitations forestières se succédèrent au maximum, ce qui créait des emplois aux insulaires.

VENTE LUCRATIVE

Payée $125,000 par Menier, achetée pour $6,500,000 par la Wyagamack, elle était vendue pour la somme phénoménale de $23,780,000.

Malheureusement, le gouvernement de l’époque commençait à taillader des territoires aux profits d’influents politiciens et de leurs amis. Ce fut ainsi que des permis de pourvoiries de chasse et pêche furent accordés. Fort heureusement en 1984 la Société des Établissements de Plein Air du Québec, protégeait et administrait la majorité u territoire devenu Réserve d’Anticosti.

GIBIERS INTRODUITS PAR MENIER

1895, 20 orignaux – 1896, 2 bisons – 1896–97, 220 cerfs de Virginie –

1899, des centaines de grenouilles – 1900, castors – 1902–03, 600 lièvres – 1908, 11 wapitis – 1812, visons et pékans – 1920, caribous – 1930, 11 rats musqués – 1967–68, faisans à collier – 1985–86, Tétras de savanes.

Certaines de ces espèces sont disparues dont : bisons, wapitis, visons, pékans, caribous et faisans à collier. D’autre part, d’autres espèces y ont proliféré, dont le cerf de Virginie avec quelque 200,000 têtes.

ANTICOSTI…UN PARADIS

Ce territoire de la SEPAQ est la perle du Québec. Les adeptes du plein air et de la nature sauvage y sont comblés. Toutefois, la venue de l’industrie pétrolifère inquiète les Québécois, et ils ont raison de se faire du souci.

Qu’adviendra-t-il d’une faune si bien protégée ?

Quels en seront les effets sur l’industrie touristique ?

De quelle façon pourront s’en tirer les insulaires ?

Qu’adviendra-t-il d’un environnement tellement fragile ?

A ces quelques questions et il y en a beaucoup d’autres, personne ne peut apporter des réponses vraiment encourageantes.

Je m’inquiète d’Anticosti…et vous ?

Serait-ce notre coin de paradis perdu ?