Mon confrère Julien Cabana, du Journal de Québec, faisait état récemment de la destruction d’une frayère d’ombles de fontaines ou truites mouchetées. Depuis 2012, 11 propriétaires riverains du lac Chatignies dans la zec Nordique du secteur des Escoumins constataient que le ministère du Développement durable et de l’Environnement des Réserves et des Parcs possédait un service d’informations des plus négligeables.

Je fus responsable en compagnie de biologistes des plus compétents, de modifications de cours d’eau, sur certains territoires privés des comtés de Labelle et Papineau. Ces changements avec vérifications préalables, se faisaient avec des gants blancs et des attentions des plus particulières étaient apportées à ces interventions, plus particulièrement celles utilisées comme frayères par l’omble de fontaine. Nous nous faisions un devoir de renseigner tous les riverains et utilisateurs de ces cours d’eau, ils étaient avisés préalablement de ces interventions dans l’environnement.

À la zec Nordique, un barrage entravant le cours préalable de l’eau fut érigé et le niveau préalable du cours d’eau fut ainsi baissé de deux à trois pieds. Ce qui est déploré, c’est que personne n’en entendait parler, de la part du ministère responsable!

LES INFORMATIONS APRÈS LES DOMMAGES

La moindre modification d’une frayère affecte la reproduction de l’omble de fontaine, ce qui vient entraver les droits des pêcheurs payeurs de permis de pêche.

Selon un des propriétaires riverains du lac Chatignies depuis plus de vingt ans, monsieur Daniels Paquet :

« Le niveau du lac a maintenant tellement baissé, que certaines frayères sont maintenant détruites. Il était possible de circuler en chaloupe dans plusieurs parties du lac, c’est maintenant impossible parce qu’il n’y a plus d’eau. »

FAITES CE QUE JE DIS… NON CE QUE JE FAIS!

Eux font des barrages sans mot dire :

« Pourtant ce même ministère est très sévère lorsqu’il est question de travaux, qui pourraient endommager ou détruire l’habitat de la truite mouchetée. Actuellement, les autorités émettent un avis pour rappeler aux gens qu’avant de faire des travaux touchant un cours d’eau, ils doivent obtenir les permis requis. S’ils ne le font pas, ils encourent des amendes, en plus du coût des travaux de restauration.

S’ils ne le font pas, ils doivent s’attendre à des amendes salées. Les agents de protection de la faune, voient à l’application de la loi.